
par l’intermédiaire du premier, une lettre du Vézir-
Saheb pour le commandant de la frontière, une
escorte de deux cavaliers et un passe-port dans lequel
Yar-Méhémed-Khan s’attacha à rendre publique le
plus qu’il put la déloyauté des Serdars de Kandahar.
Voici la traduction de ce document :
« Le but de ce laisser-passer (erz-rcth) est de vous
« apprendre que le très-élevé et très-haut placé M. le
« général Ferrier, le héros (Pehlevàne), le eompa-
« gnon de la bravoure et du courage, est arrivé à
« Hérat dans l’intention de se rendre à Pechaver.
« Après avoir séjourné dans cette Ville à dèux reprises
« différentes, il prit congé de nous et se dirigea vers
« Kandahar. Nous avions fait tout notre possible pour
« que le susdit général arrivât à sa destination, quand
« après plusieurs mois d’absence il revint de Kanda-
« har dans la ville de Hérat, et se plaignit beaucoup
« des Serdars de Kandahar qui lui ont pris tous ses
« effets, tout ce qu’il possédait et l’ont empêché de con-
« tinuer son chemin ; et il disait : A présent me voilà
« arrivé à Hérat entièrement dépouillé. — Pendant
« qu’il est resté ici les lois de l’hospitalité ont été ob-
« servées à son égard. Puis après, nous ayant demandé
« l’autorisation de se retirer, il a pris la route de
« Meched pour retourner dans son pays. Comme le
« désir du susdit général était d’avoir deux conduc-
« teurs avec lui, je les lui ai accordés et j’ai recom-
« mandé à ces hommes de le conduire jusqu’au
« district de Teurbet-Cheikh-Djam, d’où ils devront
« revenir sur leurs pas. C’est pour me rappeler au
« souvenir de tous que j ’écris ces lignes ; salut. »
Chêkivan - M innisak. —- 27 novembre. — Gîte déjà
décrit où j’arrivai par Un temps affreux.
Kussan.—28 novembre.—Gîte déjà décrit. Ici Commence
la frontière du Hérat. J’allâi trouver le Serdar
Dad-Khan, commandant de la forteresse et lui remis
deux lettres de recommandation. L’une de son frère
Chiràne-Khan, l’autre du Vézir-Saheb. Voici la traduction
de cette dernière :
« QUe le très-élevé Dad-Mohammed-Khan, le com-
« pagnon dé l’honneur, soit joyeüx. — Uh de ces
«jours-ci, le trèS-élevé et très-haut placé, M. le
« général Ferrier, le héros, partira de Hérat. Dieu le
« veuille ! A son arrivée dans le district de Kotih-
« Sévièh, vous rendrez avec soin des honhèürs ati
« très-élevé susdit, èt vous observerez vis-à-vis de lui
« les lois de l’hospitalité. A son départ, vous le ferez
« accompagner de deux hommes de la garnison de
« Kouh-Sévièh qui le mèneront sain et sâuf jusqu’à
« Teurbet-Cheikh-Djam, d’où ils reviendront sur leurs
« pas. A Ces ordres ne mettez aucune espèce de né-
«gligencë, et, au sujet des droits de douane et de
« circulation, prenez vos mesures afin que personne
« ne lui fasse rièn payer et qu’il puisse tranquille-
« ment se rendre à sa destination. »
Les Turkomans battaient la route que je devais
suivre le lendemain ; depuis quelques jours ils avaient
dévalisé plusieurs caravanes, et Dad-Khan me conseilla
d’attendré jusqu’au surlendemain l’arrivée
d’une dizaine de cavaliers se rendant du Mourghâb à
Meclièd, pour marcher en leur compagnie. J’attendis
et bien m’èn prit> car Une CârâVane partie de KüsSrtn