
v O.Y AGE- A U L e VA-ITT' J
jfte j qui avoit autrefois quatre portes ou ens
tré e s , n e n a plus que deux., les- deux, autres^
ayant été murées,- >. - ' t ' v
Pour y e n t r e r ,o n d e fo e a d feize- d egrëz^
au bas defquels il y avoit une Fontaine, aveu
trois robinets dont on v o it encore quelques*
reftes. Il y a dans l’Egîife quatre colomnex
de Porphyre,- tacheté de blanc ôt de rouget
On croit qu’elles ont etc du Temple, de Dian
e , parce qu’on trouve encore beaucoup de
femblables pierres parmi fes anciennes ruines.
Je tro u v a y , apres les avoir mefurées.*
que la grofleur de ces colomnes étoit de. douze
pieds Ôt demi de circonférence ôt leur
hauteur de trente-fix > elles étoient chacune
d’une feule g ie c e , Elles fervent à-foutenir là
vo û te , Il y a aufli deux autres petites colonx-
fi.es dé pierre de Samos, qui é to it autrefois
une pierre fort eftimée-
Autour de L’Egli-fe r-égnoit par-dehors une
galerie dont la largeur étoit. partagée^ pafi
quatre colomnès, ôt la longueur-par fix: Elle-
étoit embellie au milieu dmne Fontaine oCr<
to g o n e , dont chaque pan avoit par - dehors
dix pieds de long ôt un pied d’épaiflenr- Get-^
te Eglife eft couverte de plomb , Ôt a deux-
dômes :.mais comme elle fert aujourd’huy de
Mofquée aux Tu rcs , elle eft embellie a leux
maniéré , ayant un M in aret, qui eft une Tour
haute:
il
fc N, E G Y P T E ; S Y & I E 7 jg f à *f%
ÏTaute ôt menue en façon d’A ig u ille fur une
des murailles.. Cet édifice eft tout de marbre,
tant par-dehors que par-dedans; jtM l’on en
yerroit de bien plus beaux reftes^. fi Sultan Soliman
n’en avoit pas tiré ôt fait porter à Cnn-
ftantinople tout ce qu’il çtut.qui'|1ouyQ.if *fér**
Vir à embellir la Mofquée qu’il y aifait bâtir."
P res du lieu que Je viens de décrire j fur le
haut -d’une Montagne., ieft lefChâ-te.an où on
vo it encore une porte;très-aneiiennevfiirla-
quelle il y a un très-beau morceau de fcul-
pture ou b as; r e lie f y que p 1 u fi e u r s ç r oy e n t ré-
prefenter Phiftoire de cet ,111 uftré Romain
Marcus Curtius^ D ’autres prétendent fi c ar il-
eft- permis de con-j e(fturer fur des mon u me n t s
qui font id em y détruits jj )• que cette hiftoire
^eprefen te la ruine de JT r o yie j§ ôt q u’ o n y y o it
Heèlor qu A ch ille traîne- avec fon Chariot,
autour des murailles de la V ille , L’in c e r ti-
tude de çes conjectures vient de ce qu’on n ’o -
fe que très-rarement approcher de-çes lieux
Jour les vifiter avec.toute l ’exa&itude- qu’il
faudroit. Je m’étbis déj a mis en devoir de le
qeflïner, mais- faifant reflexion qu’un de ceux
qui m'accompagnaient avoir déchiré un feuill
e de l ’Al-cor an qui étoit dans: cette Mofquée,:
Ôt que d un autre coté je ni’.arrêtois à deflinef
quelque chofe qui étoit à une Forterefle * ce:'
que les. Turcs ne: veulent abfolument point
fçuffrif,
Château,
Ha