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fery it .'déffliteiipflàeèt';., i l hllk 2c rievinf par
deux xau trj6is,£oisj3 & nous rapporta toujours’
la memo réJ)onfe. |e: leur fis donc demander1
c eq u ’i Lie u r fa l 1 o i 1ySt $ ils h ed e m and é ren tp a s
moin S£d’ uniSequin d’or p o ur n o us deux ye et te
piece Tant environ fept franc s & demi . J e
refufay de leur donner cette fournie •, & là-
defibs f un d en te ’eux fut aflez- hardi pour
s’approcher de moy 3 8c me faire-figue de- la
main y:> que fi je. ne voulois pas paye r ,, il fe
payeroit bien lui-même, en m’ôtant mon j uft-
.aur.eorpsj.rî€e.et.e: bru t^lité mlié&h attifai la? b ile i
J ’ouvris mon fiiii-tQûtirfous iequeLjavqisihefi7
armes cache e s ,p r e n a n t en méme-tem>s mon
couteau , dont la lame éto it bien longue de
deux fo is !a largeur de la main, j# lui dis qu’il
falloir donc qu’il m’otât auparavant mon cou-
te au St mes piftolets que jè lui mon tro isy 8sr
que nous v e rrion s:! qui demeureroit leijsuifeî
au-corps. La lueur de mon.coûte au lui caufa
une te lle furprife qu’il recula quelques pas en*.
arriere.y& pas un d’eux n’eut envie depuis cela
de s’approcher de moy, finon qu’alFezlon g-j
rems après, ils en vinrent civilement à un ae->
co rd , qui alla a un écupoürnous deux : mais'
parce que jem-aypis que de l ’o ry je me fis rendre
le relie: avant que de leur donner mon Se.-f
quin. Les Eafi'kgers mous regardoient. avec?
étonnement y & faifoient bien voir à leur m ine
m fi E G Y PT E > S Y:R:I E f jtfjj,
Jne qu’ils eftimoient la réfolution que j ’avois
fait paroître. Après tout je ne laillay pas dé
m’aperçevoir dans la fuite que j ’avois encore
trop donné de plus de .la. moitié’; car quand
ils allèrent à là tonde s pour fe faire payer le
!palFag;ë ,-|e vis que chaque perfonne ne don-
Upit environ que. dix folsv.Je ne manquay pas*
de m ’en plaindre:, mais on me dit pour toute
réponfe que les Francs étoient des* gens riches
, St qu’ainfi il failoit qu’ils payafl'ent plus
que les autres •» mais avec tQute.çette prétendue
richeffe , fi j ’avois bien fçû auparavant
ce q n il leur feiloit.yik^îfe^otejifebiéîi contentez
a moinsy St fi j ’avois voulu nv enplain?-
dre aurjQady, lorfqiire.nous fûmesjdébarquez y %
facrifier à ce petit reflentiment dixou douze
francs,.comme me le confeillôit un Matelot
Grec de ma cohnoiflfance, nos? Arabes n’en
aurdient pas été quittes qu’en reçevant un bon
nombre de coups dé bâtôn fous la piante des
pieds. Mais comme l ’accord s’étoit fait avec
c iv ilité , je crus qu’il v a l dit mieux oublier
cètte petiteiâvanfez Au re lie Ü paroilfoit af-
fez à Pair de ces Arabes, à leur regard, St à»
la maniéré do n t ilscc toient vê tus., que c ’ étoit!
de grands voleurs Sc de francs fripons.
Tom. /. C c c c C ha