
le pyraminal, et se mêle avec lui pour s’insérer
à la convexité externe de la fausse narine, enfin
le releveur de la lèvre supérieure peut être aussi
considéré comme un muscle des naseaux sur
lesquels il agit puissamment. C’est un muscle
long , qui vient de l’os lachrymal , produit un
tendon fort , qui s’unit à son correspondant sur le
bout des os propres du nez , et forme avec lui
une aponévrose qui s’insère à la lèvre supé^-
rieure.
Les muscles du nez des run^ians sont beaucoup
moins compliqués. Leurs cartilages ne consistent
qu’en un dédoublement du septum , qui se continue
dans l’aile externe du nez par une production
pointue et arquée. Les naseaux sont moins écartés
et regardent plus en avant que dans le cheval.
Il y a deux muscles de chaque côté , qui viennent
de la partie inférieure de l’os maxillaire au dessus
des molaires antérieures. Le supérieur se divise
en deux tendons, dont l ’un va au bord supérieur
et l’autre à l’angle postérieur de la narine ; l ’inférieur
, en trois autres portions qui vont toutes à
son bord inférieur r il y a aussi un abaisseur ;
il est placé en avant.
Nous^lerminerons cette description des cartilages
du nez et de leurs muscles, dans les mammifères,
par celle de la trompe de l ’éléphant.
Nous allons d’abord donner un extrait de la
description qu’en ont faite les académiciens de
Paris.
A r t . VII. Cartilages du nez.
Cette trompe est un cône très-alongé, plus large
à sa racine ,, et dont l’intérieur est creusé en un
double tuyau revêtu d’une membrane forte, tendineuse,
et percée de beaucoup de petits trous
qui sont les orifices d’autant de cryptes muqueuses,
et qui laissent couler une liqueur abondante. Ces
tuyaux remontent jusqu’aux narines osseuses; mais
un peu avant d’y arriver, ils, se recourbent deux
fois, et leur communication avec elles est fermée
par une valvule cartilagineuse et élastique, que
l ’animal peut ouvrir à volonté, et qui retombe
par son propre ressort quand les muscles cessent
d’agir.
Tout l ’intervalle entre les tuyaux membraneux
qui suivent l’axe de la trompe et la peau qui l’en-
Veloppe extérieurement, est rempli par une couche
charnue fort épaisse, et composée de deux sortes
de fibres : les unes vont de la membrane des
tuyaux à une membrane tendineuse, située immédiatement
sous la peau e x térieu rede manière
que dans une coupe longitudinale de la trompe
elles sont transverses ; et que , dans une coupe
transversale, elles représentent les rajrons d’un,
cercle. Leur effet est de rapprocher la peau extérieure
de la membrane des tuyaux; et, en comprimant
leur intervalle , de forcer la trompe à
s’alonger sans rétrécir les tuyaux ^ comme l’auroiènt
fait des fibres annulaires : ce qui est fort remarquable.
Les autres fibres de la trompe sont longitudinales;
elles forment une multitude de faisceaux