
B. Fibres de l’ uvèe.
L a face postérieure de l’uvée présente des stries
serrées qui se continuent avec les procès ciliaires.
Ces stries, peu sensibles dans l’homme, le sont beaucoup
dans les grands ruminans, sur-tout dans le
boeuf, qui les a plus fortes que le cheval, quoique
son oeil soit plus petit y il les a même plus fortes
que la haleine.
Le rhinocéros les a aussi très-fortes, et elles
régnent jusque près du bord de la pupille. Dans
les autres espèces, elles laissent vers ce bord un
espace lisse. Ces stries ne se montrent pour l’ordinaire
ni dans les oiseaux, ni dans les poissons :
on en voit cependant des vestiges dans l ’oeil des
grands squales , comme le milandre, le requin, etc.
On les a long-temps regardées comme musculaires.
On croit aujourd’hui que ce sont de simples
replis de la membrane.
C. Mouvemens de l ’iris.
L ’iris est destiné à empêcher qu’il n’entre dans
l ’oeil trop de rayons venant d’un même point, et
que la lumière étant trop intense , n’affecte douloureusement
la rétine. Pour cet effet, lorsque
les objets que l’on regarde sont vivement éclairés,
l ’iris se dilate , et la pupille se rétrécit y lorsque
ces objets sont obscurs , le mouvement contraire
a lieu j le cône de rayons qui a son sommet au
point lumineux et sa base à la pupille, ayant par
ce moyen une base d’autant plus grande que les
rayons qu’il contient sont moins serrés, la quantité
absolue de rayons reste à peu près la même, à
moins que les différences dans l’intensité de la
lumière ne soient trop considérables.
Ce mouvement est ordinairement involontaire ;
il dépend uniquement des rayons qui tombent sur
la rétine : une lumière qui ne tomberoit que sur
l’iris lui-même ne lui causeroit aucun mouvement.
Cette membrane n’est point irritable ; et comme
elle n’a aucune liaison immédiate avec la rétine,
on ne peut chercher la cause de leur sympathie
que dans le cerveau. Lorsqu’un oeil seul est frappé
par la lumière ,il se contracte seul. Dans le sommeil,
la pupille est contractée et l’iris dilaté. Il y a
quelques cas où une forte attention à considérer
certains objets , ou une terreur subite, causent
des mouvemens dans l’iris sans qu’il arrive de
changement dans l ’intensité de la lumière.
Ce mouvement est même absolument volontaire
dans quelques animaux. Il y a .long-temps qu’on
le sait du perroquet. Il est nul, ou à peu près
nul dans les poissons.
Lorsque nous regardons un objet de très-près,
notre pupille se rétrécit : d’une part, parce que
la lumière qui vient d’objets rapprochés est plus
abondante ; de l ’autre, parce que cette contraction
ne laisse entrer dans l’oeil que les rayons les moins
divergens, et écarte une partie de ceux qui le