
P l.X I I I ,
Fig. 3.
P l .X III ,
fig- 7» »
& 5.
Defcriptioti
d'une machine
pour faire
mouvoir la vis
â ’ Archunede.
t28 A rchitecture H yd rau l iq u e , L iv r e L,
Lorfque le batardeau a une grande pouflee à foutenir, 8C qu’étant
obligé de remplir l’encaiffèment de terres on ne peut lui
donner qu’une médiocre épaiffcur, (comme l’on fuppofe ici
qu’on eft obligé d’établir une fondation beaucoup àu-dellous du
lit d’une riviere ) , on fait les gradins K L , M N , O P , chacun
de trois pieds de hauteur, fur autant de largeur, afin que les
ouvriers puiflent palier l’eau de l’un à l’autre. Sur chacun de ces
gradins on établit un lit de terre glaife, &C un rebord pour faire
des .ri'crolès fervant à recevoir les eaux que fournififent les filtrations
&. les fourcés, qui fe trouvant ainfi raflèmblées, un nombre
de manoeuvres les épuifent avec des pelles creufes, depuis le
fond Q R , en les faifant palier de gradin en gradin, pour les
vuider de l’autre côté du batardeau. Comme j’ai fuffifammrnt
expliqué dans le premier volume de la première partie de cet
ouvrage, toutes les machines propres à épuifer l’eau des fondations
, j’y renvoie pour éviter les répétitions, me contentant de
décrire ici une maniéré fort fimple 8t très-commode de faire
agir la vis d’Archimede, repréfentée par les Figures 7, 8 8c 5 de
la Planche X I I I , laquelle le trouvant gravée depuis long-tems,
n’a pu être renfermée dans le chapitre des épuifemens, à caufe
des autres Figures dé la même Planche, qui étoient relatives à
cette fécondé partie.
2 24. La vis dont il s’agit ayant été pofée félon la fituation
Q B , la plus ayantageufe pour élever l’eau P Z , dégorgée dans
le canal E , l’on fuppofe que fon axe appartient aufli à une roue
inclinée R , d’environ 5 pieds de diamètre, à laquelle répond
une verge C D , de 12 pieds de longueur, dont le bout C fe
trouve percé de façon àpouvoir jouer autour d’un boulon attache
à cette roue. Quant à l’autre bout D , il eft accroché au bas d’un
ch a flîsT P , fufpendu par des tourillons à un allèmblage de
charpente L H K M , en forme de potence, à la hauteur de 14
pieds, afin de pouvoir être balancé par deux hommes qui s’appliquent
à la poignée P , de l’autre côté du chalîîs , 8c lui font
faire des vibrations d’environ 5 pieds ; alors chacune occafionne
un demi tour à la roue, en pouffant 8t tirant la verge : ainfi deux
vibrations du balancier font faire à la vis un tour entier. Il faut
prendre garde que la verge D C s’écarte de là perpendiculaire n o ,
qu’on fuppofe élevée fur le plan du chalîîs de l’efpace c o , de 7
à 8 pouces, afin qu’elle ne frotte pas contre la roue : le refte eft
jiifé à entendre,
S E C T I O N
e r les Pilo ts