
, 33° A r c h i t e c t u r e H y d r a u l iq u e , L i v r e I I ,
la porte tournante , dont il n’a pas encore été fait mention;
c’eft pourquoi je les rapporte ici, dans l’ordre où il convient
qu’elles foient pour le toifé; ainfil’on peut regarder cet article,
comme une fuite du 43 I e. M i '
Pour affembler les principales pièces de cette porte, il a ete
employé u goujons, de iz pouces de longueur, pefant enfem-
ble 50 livres.
18 Chevilles ébarbées, dont 9 à tête ronde, 6t 9 a tete refoulée,
pefant enfemble 95 livres.
1 2 Chevilles d’un pouce de diamètre à tête ronde, pour la
jonction des moifes; favoir 8 de 18 pouces de long , 6c les 4
autres de 11 pouces, pefant enfemble 81 livres.
6 Chevilles de zz pouces de long, pour lier les rengraiflès
appliquées fur les entretoifes, pefant enfemble avec leurs viroles
8c clavettes 48 livres.
12 Allumelles pour garantir le collet ou pivot fuperieur,
pefant enfemble z 5 ljvres.
8 Etriers pour fortifier l’affemblage des poteaux battant, avec
les moifes Sc entretdifes , pelant enfemble 354 livres.
8 Pïate-bandes pour fortifier les rengraiflès des moifes Sc entretoifes,
chacune de 30 pouces de longueur, pefant enfemble
13 7 livres^
Quatre frettes placées aux extrémités des poteaux battans,
Sc deux anneaux a branche attachés fur la tête des mêmes, pour
faciliter l’ouverture Sc la fermeture de la porte,, pefant enlenv-
ble 1 Z4 livres.
Trois étriers, z pivots Sc z frettes, pour la clef de la porte-
tournante , pefant enfemble avec les chevilles, clous Sc le collier
, z zo livres.
La crapaudine, le pivot Sc le cercle de fonte, dans lequel
joue le bouton ou collet de la porte, pefant enfemble 410 liv.
Onpmt dis 460. Comme la largeur de cette porte tournante tient un mi-
dimenfions lieu entre la plus grande, que je crois pouvoir borner à 1 4 pieds,
m È& Ê B È B t Sc la plus petite que je réduis à 8 , le détail que je viens de donnai
pourront ner de fa charpente Sc de fes ferrures, pourra fervir à déterminer
convenir pour force des plcces de pareille efpece, en les augmentant ou les
des portes . X . . r 3 ? . m
tournantes diminuant lelon la largeur des memes portes ; a quoi peut aulli
plus ou moins beaucoup aider ce que j’ai enfeigné dans les articles 3 7 5 , 390 Sc
^eeüede^dra- 4 ° 7 , e lîfuivant ce qu’on y trouve preferit pour les venteaux,
yelincs, obfervant feulement de’ doubler la voie où la porte tournante
doit être appliquée. C ’eft-à-dire que s’il s’agiiïoit par exemple
C h a e I D e t a i l d e l ’a n c . Ec lu s e c e G r a v e l in e s . 331
dune voie de 1 z piedsI il faut adapter à cette porte des ferrures
niâtes pivots Sc crapaudines, appartenant aux venteaux d une
é c l * d e z4 pieds de largeur ; Sc en ufer à peu près de meme
pour la charpente, en obfervant les modifications auxquelles ils
convient d’avoir égard ; ainfijafin d’éviter 1 ennui B M des
détails trop répétés, je vais paflèr a des recherches de théorie
fur les portes tournantes, qui pourront amufer Sc inftruire ceux
qui feront en état de les entendre. A 1 egard des autres qui ne
Savent point du tout d’algèbre, ce fera moins ma faute que la
leur, s’ils n’ont point le même avantage; ce que j ai a dire ne
pouvant guere s’expliquer que par fon fecours. Cependant comme
il eft jufte de leur donner quelque fatisfadion, je ferai en-
forte qu’ils puiflènt aulli y trouver leur compte. *81
S E C T I O N I I I .
Comprenant des recherches f u r la p e rfe c tio n des p o r te s tournantes.
a.6 i . \ rOulant eftimer exactement l’a&ion de l’eau contre les V parties inégales de la porte, eu égard a l’arbre tournant
A B f quand les ventails font tous les deux bailles, il n en
faut pas juger par le rapport de leurs largeurs Y X 8c Y Z , mais
bien par. celui des quarrés des mêmes largeurs ; je veux due, que
fi la première étoit de 9 pieds, Sc la fécondé de 8 , es e ets e
la pouffée de l’eau ne font pas comme 9 eft a 8 ; mais comme
81 eft à 6 4 ; parce qu’il faut y comprendre non-feu ement les
quantités d’eau qui caufent la pouffée, mais encore les bras de
levier qui leur répondent. Je m’explique.
P l a n c h .
X X X I I I ,
Fig. 8.
L ’a&ion de
Veau contre
les deux côtés
inégaux d’une
porte tournante
Nous avons démontré, article 41 3 de la première partie , que
le centre de'force ou d’impreffion de l’eau contre une lurf-ace
verticale Sc redangulaire, étoit aux deux tiers de fa hauteur pi île
au-deffbus de fon niveau dans une verticale qui partagerait ega
lement la largeur de la furface. Suppofant donc que le niveau de
l’eau que foutient la porte foit à la hauteur q M quel horifontale
X Z foie éloignée de la précédente des deux tiers de fa hauteur
au-deffus du radier u t , Sc que le pivot reponde a l axe de 1 arbre
tournant; le point Q, milieu de X Y ,fe r a le centre d .mprelfion
de la pouffée de l’eau qui agit fur le grand cote ; 8c le point U,
milieu de Y Z , le centre d’impreffion de celle qui agit furie petit.
Or comme cette action fe fait de partêc d’autrerelativement
3 n e jl
pas dans la
raifon des largeurs
des me ^
mes côtés,
mois bien comme
leurs quartés.