
A r c h it e c t u r e H y d r a u l iq u e , L i v r e II,
Pt. LV. à former le tambour. En voici les dimenfions de même que cel*
les de leurs chevalets, telles qu’elles ont été déterminées par M ,
Clément, lorfqu’en 1 699 il fit rétablir cette éclufe.
On a donné aux feuils C , 13 fur 1 j pouces d’équarriflage ; aux
poteaux D , 1 j fur 1 6 ; à la grande entretoife A , 8c à fes effelier»
B , 1 z fur 1 z ; aux liens E , 1 1 fur 13 ; au fommier H, rz fur 14 ;
au treuil G , 16 pouces de diamètre; aux grands bras L de 1*
roue, 6 fur 8 ; aux gouflèts M , 5 fur 7 ; 8c aux rayons N , j fur
6 , de même qu’aux jantes O , formant un tambour de 4 pieds de
largeur, fait de planches d’un pouce d’épaiflèur le long defqucT
les on attache intérieurement des barres de bois R pour appuyer
les pieds de ceux qui font tourner cette roue. Quant à la vanne r
( planche L IV ,.fig. 4 ) nous avons déjà dit que fa largeur étoit de.
15 pieds fur autant de hauteur, 8c qu’elle avoit 7 pouces d’épaif-
feur ; d’où l’on peut tirer des termes connus pour trouver l’épaif'
feur de telles vannes qu’on voudra, dès qu’on en connoîtra la
largeur 8c la hauteur, fuivant ce qui eft preferit dans les articles
j 8 i 8c i 8z.
On peut fe difpenfcr de charger les grandes vannes d’autant
de ferrure qu’on en a employé à celle-ci ; il fuffit de les réduire
aux feules bandes marquées dans la figure 6 de la planche X IX ;
leur ufage n’étant que pour lier enfemble les planches, 8c non
'pas pour fortifier le bras de levier de la pouflee de l’eau, qui ne
peut s’en reflèntir puifqu’il eft dans une fituation horifontale.
te iras de J J 6- F cs hommes qui marchent dans une roue à tympan chan-
levier par le- géant de place à chaque inftant, mais fans s’éloigner de plus d’un
Te?hommes P*ed d» même point fixe ; il faut pour eftimer le bras de levier par
qui font dans lequel ils agiflènt, eonfidérer que la pofition moyenne qui leur
Tm "7n Ji les conv'cnc Ie mieux pour fe foutenir, eft à peu près à l’endroit V ,
Tntffcp tlemes milieu du quart de circonférence S X , terminé par le rayon ho-
du rayon de rifontal G S , 8c le vertical G X ; par conféquent fi du point V ,
la mime roue. ]>on abaifle fur ces rayons les perpendiculaires égales V T , V Y ,
chacune exprimera le bras de levier de la puiflance, Pour le con-
noître, confiderez que le triangle V T G étant reéfcangle 8c ifofi
celle, il y aura à peu près même raifon de l’hypotenufe G V , au
côté G Y , ou G T , que de 7 à 5 ; d’où il fuit que ce levier n’eft
que les cinq feptiemes du rayon de la roue, lequel étant ici de
ElUmation de 1 4 pieds, G T en vaudra i o.
m fhirm f- ? §§!* Ayant, dit que le rayon du treuil étoit de 8 pouces, la
cliente, eu puiflance fera donc au poids comme i eft à i j . Mais on fait
is a rd à l’a- d’ailleurs que par rapport à ce treuil, la réfiftancc qu’oppofe la
C h a p . VI. D e s É c lu s e s f e r m é e s p a r d e s V a n n e s . 3 9 7
Vanne à être levée fe réduit au quart, par l’avantage que l’on tire
des poulies mouflées ; ainfi la puiflance eft à la réfiftancc totale
comme 1 eftàéo. Suppofant donc deux hommes dans chaqué
roue, péfant enfemble 6 0 0 livres, ils pourront élever un poids
d’environ 36000 liv. Un grand avantage de ces fortes de roues',
eft de pouvoir augmenter la puiflance autant que la néceffite
l’exige ; puifque deux manoeuvres agiflant de front, on en peut
encore mettre un ou deux autres derrière.
5 38. Lorfqu’il fut queftion, en 1708, de rétablir l’éclufe de la
Moere, M. de Moyenneville, alors Dire&eur dés fortifications
de Dunkerque , penfa qu’il étoit aflèz inutile d’employer une
Vanne auffi élevée que l’étoit l’ancienne, vu la difficulté qu’on
trouvoit à la manoeuvrer. D’ailleurs comme elle ne devoir fervir
qu’à curer le Port, puifque les portes de flot dont elles dévoient
être précédées foutiendroient les hautes eaux, on pouvoit la borner
au niveâu des moyennes, c’eft-à-direà 11 pieds, comme le
montrent les figures 1 8c 6 de laplanehe XIX, parce que le canal
fourniroit encore aflèz d’eau pour remplir la deftination de
vantage que
Von tire des
poulie mou*,
fiées»
cette vanne ; c’eft pourquoi elle paroîtici furmontée de 4 pieds
par le niveau des hautes marées : ce qui eft un parti fort fage
dont il CdnVenoit de faire mention.
Pour fournir encore un autre moyen d’élever les vannes, on
trouvera fur la planche LVI les développemens de la machine
éxécutée en dernier lieu à Cherbourg, lervant à faciliter le jeu
des petites éclufes de chafîè qui font aux deux côtés de la grande,
dont nous avons fait mention aux articles 5 z j , 530, que je vais
expliquer plus particulièrement.
j 59. Chaque aqueduc, de 9 pieds de largeur,eft fermé pardes
Vannes Q R ayant pour poteaux à couliffès les pièces AB, CD,
pour feuil DD, 8c pour chapeau IK. De ces trois poteaux, les
extrêmes CD font en partie enclavés dans la maçonnerie, 8c celui
du milieu AB eft fortifié des deux côtés par les areboutans
GH , pofés fur la femele E F ; ces areboutans font revêtus de
planches pour qu’ils offrent moins de réfiftance au courant de
l ’eau.
Au fommet de chacune de ces vannes eft attaché un gros
billot de bois NO, fervant d’écrou à une vis YX qui repofe à
demeure fur le fommier LM, tandis que la têtè eft foutenuepar
le chapeau 1K, dans lequel eft encaftré le collier de fon tourib
Ion P. Cette vis fert d’arbre à un rouet S dont la lanterne T à
pour eflieu celui d’une roue ÀcympanV,laquelle venant à tourner
Observation '
fu r la hauteur
qu'il convient
de donner aux;
•vannes des
éclufes de
chajfe peur
en diminuer la
pefanteur.
Pl, X IX .
Pl. LV L
Defcriptiorl
des petites
éclufes de
chajfe exécu+
tées à Chtf$
bourg»