
1 4 1 A r c h it e c t u r e H y d r a u l iq u e , L i v r e I ,
P lanch. les ancresE. Ces blocs, qui avoient 18 pouces de côté, 8c leur
X X V I I I , face fupérieure, bien arrafée de niveau, fervoient à foutenir la
Fig.éScS. boëte N T V Q , compofée de 4 pièces marquées S au plan 8c au
profil, liées enlemble par tenons 8c mortoifes avec des boulons,,
de maniéré à pouvoir être défunis quand on le voudrait, 8c fortifiés
d’ailleurs aux endroits de leur jonébion N , T , V , Q , par
des ferrures poftiches.
Dans l’épaifllur de 1 6 pouces qu’avoit la boîte X Y , étoit ménagée
autour de la lunette une coulifle circulaire qui embrafloit
l ’écrou C de la v is , afin,qu’il reposâc fur ie palierR, de 10 pouces
de largeur fur 8 d’épaifleur, le refte emboîté, comme le profil
le montre ; obfervant que chaque piece de la boîte étoit tra-
verfée par un boulon D lié avec la fourchette I , moyennant deux
clavettes, pour la folidité de la machine, qui étoit couverte d’un-
chapiteau F fait en coupole, avec de la tôle ou des ais. On distingue
aifément que c’étoit en faifant tourner l’écrou C , à l’aide
des leviers A , B , que l’on manoeuvrait la vanne repréfentée en
face 8t de profil par la Figure 5 , fur une échelle plus petite que
ne l’eft la fixieme figure, qu'il falloit rendre plus fenfible.
Maniéréd’cf- 3 80. Voulant favoir préfentement quelle devoit être à peu
tuner la. puif- pr<_-s la puiifance appliquée aux leviers A , B , nous les fuppo-
qué‘ '« ’Lite ferons chacun de 8 pieds de longueur, partant du centre de la
machine pour vis , dont le cylindre , ayant dix pouces de diamètre, pouvoir
^vatuie r faire que les pas en eu fient deux.
Selon la propriété de cette machine, le poids eft à la puiffànco
réciproquement comme le chemin qu’elle fait à chaque révolution,
eft à celui du poids dans le même tems. Or eftimant la
circonférence du diamètre A B , de 44 pieds ou 518 pouces , 8C
le pas de la vis de deux , ce rapport fera comme 5 ; 8 eft’ à 1 , ou
comme 164 eft à 1 ; ce qui montre que la puiflance eft la 164e
partie du poids, ou d’environ 75 livres, qu’on peut évaluera
100 livres, à caufe du frottement de la machine. Ayant vu dans
la première partie de cet ouvrage, article 12.0 , que la force d’un
homme qui pouffe ou qui tire, étoit eftimée moyennement d’environ
25 livres, il fuit qu’il en falloit quatre pour élever la vanne,,
quand elle étoit chargée de 18 pieds d’eau, ce qui fe trouve con-
D'.fc iptum forme à ce que j’ai obfervé plusieurs fois à cette éclufe avant fa
des venteaux j , i* • 1 1 L
Jîmplesqaifer- démolition.
voi nt au 3 8 1 . Cette digrefllon ne déplaira peut être pas à ceux qui tirent
AyWt inftrucHon de tout ; c’eft pourquoi j’ai faifi l’occafion de marier
Mardick~ la première partie de cet ouvrage avec la fécondé, afin de fortir
C h a p . X I II . D es p o r t e s d e s É c l u s e s . 143
un moment de la féchereflc des fujets qui compofent ce chapitre,
que je continue en expliquant la Planche X X IX , qui
comprend quelques-unes des portes du grand paffage de l’éclufe
de Mardick.
Le premier venteau appartenoit à une des portes d’eau douce,
dont nous n’avons reprétenté que la carcafle, afin d’en mieux
diftinguer la charpente exprimée du côté répondant au bor-
dage ; c’eft pourquoi l’on y apperçoit les feuillures K où il doit
aboutir. Il avoir de hauteur 20 pieds 6 pouces depuis le deffus' de
la première entretoife jufqu’au deflous de la fixieme, 8C 27 pieds
3 pouces de largeur, y compris les deux poteaux. Les bordages
n’étoient pas tout d’une piece du bas en haut, 8c fe trouvoient
interrompus par l’entretoife A D , dont ils affleuraient la furface,
comme on le diftingue fenfiblement au fécond venteau qui appartenoit
aux portes de flo t, de deux pieds plus élevées que les
précédentes, ayant 7 entretoifes au lieu de 6 , pour que la haute
mer ne les furmontât point. Le deflous de la derniere entretoife
Æ , étoit élevé de 6 pouces au-deflus du radier, 8c en avoit
9 de bombage , comme fon plan le montre. Les poteaux tourillons
8c bufqués B , C , étoient chacun de 18 à 20 pouces de
grofleur. L’entretoife fupérieure AB avoit 24 fur 20 pouces, pour
mieux foutenir les coups de lame de la haute mer, 8c fervir de
pont à l’éclufier ; c’eft pourquoi elles n’étoient ceintrées qu’en dehors,
afin de lui ménager plus d’efpace. Les cinq autres avoient
18 à 2 1 pouces, avec double tenon à leurs extrémités , chacun
de 9 pouces de longueur 8c de 3 d’épaiflèur, embraflant la languette
qui féparoit les deux mortoifes adjacentes, comme on le
voit repréfenté dans l’élévation de la face d’un des poteaux, où
ils étoient tenus par 3 goujons.
Les bracons D 8c les fuivans avoient 11 à 14 pouces de grofleur,
aflemblés avec un double renfort d’un côté Sc un embrèvement
de l’autre, comme on le diftingue au plan de la cinquième entretoife
; leurs tenons étoient de 6 pouces de longueur 8c de 2
d’épaiffeur, chevillés avec deux goujons.
Des trois files de montans E , celle du milieu, qui regnoit depuis
l’entretoife fupérieure jufqu’à celle d’en bas , parce qu’elle
répondoit à la roulette d’appui d., avoit 1 2 à 14 pouces de grof-
feur, 8c les deux autres 1 1 à 12 feulement ; elles étoient éloignées
de trois pieds de la précédente, qui étoit la largeur des deux guichets
L , pratiqués au-deflus de la pénultième entretoife , pour
les raifons rapportées dans l’article 376.
H h i j