
Détails relatifs
au poinçon.
du bufc.
P l . X I V ,
Fig- 4-
P l a n c h .
X X I i l .
Obfervation
fu r la queue
du poinçon &
l ’ajfemblage
du bufc.
P i . X I V ,
Fig- î.--
\-j 6 A rchitecture H yd raul iq u e , L iv r e I , ’
lure c , où fe termine le redoublement l du radier, cloué de ce
côté là fur la face o de la lambourde Q , afin de couvrir la jonction
de cette pieçe avec le palier. S'il fe rencontre du vuide
entre le bufc Sf le premier plancher, on le remplit, auffi exactement
qu’il eft ppfiible, avec des bois appropriés à leurs em-
placemens.
292. Comme le poinçon eft une piece efîentielle, il convient
de le bien faire connoître, c’eft pourquoi je l’ai rapporté en grand
par la figure 4 de la planche X IV ; obfervant que ce poinçon
appartient au bufc développé fur la planche X V . On l’a exprimé
en face, de même que, fa queue h l i u , qui eft une continuation
de la même piece fervant à fortifier le bufc contre la pouflee de
l ’eau que doivent foutepir les portes ; parce que la bafe k i eft
encaftrée avec le fécond rang de traverlines par des entailles
réciproques, attachées enfemble avec des chevilles de fer. Ainfi
l ’épaiffèur e/tdu poinçon fe réglé de maniéré à fournir le relief ch
des heurtoirs au deflùs du radier, &c il a allez de force à la
queue pour être encaftré avec les traverfines, de maniéré que la
bafe k i vienne affleurer les longrines ; alors fon épaiflèur e k fe
trouvera égale au relief / h exprimé dans le grand profil de la
planche X X I I I , que l’on aura toujours en fouftrayanc de l’épaif-
feur g y du feuil, la moitié de la différence h i de l’épaiflèur du
plancher à celle des longrines L , qui étant encore fuppofées
de 1 2 pouces, la différence fera 9, dont la moitié eft quatre Sç
demi pour h i , qu’il faut fouftraire de 3 1 , valeur de g y ; il refte
27 pouces 8c demi pour l’épaiflèur Lfi du poinçon.
293. A l’égard de la longueur de fa queue, il faut la régler de
façon qu’elle puiflè s’encaftrer avec trois traverfines , 6C y ménager
deux feuillures m l autour, ( planche X IV , figure 5. ) pour
recevoir le fécond plancher 8e fon recouvrement.
Cette cinquième figure exprime le profil du poinçon à fon
extrémité e k , où l’on voit les doubles tenons n fervant à lier
cette piece avec le feuil ; pn y remarquera auffi les feuillures im
répondant auxbordages des cellules que comprend ce bufc , Sç
les mortoifes g ( figure 4. ) pratiquées vers le faill-ant c h du poirn
çon , pour loger les tenons des heurtoirs.
Voulant dire auffi un mot des liens , quand la grandeur du
bufc exige qu’on y en mette , il eft tout fimple de proportionner
leur groffèur à celle des autres pièces, faifant enlorte que le
plancher puiflè être appliqué ffeflùs, pour que le reçoüvrement
affleure le tout,
J ’ajouterai
C hap.VUI. D e la construction des R ad iers . 17 7
J ’ajouterai que , pour former le bufc, il faut com mencer par
tllïèmbler fiir l'atelier les heurtoirs avec le poinçon, afin de juger
de la fituation des entailles, pour que les encaftremens fe faflent
avec précifion ; enfuite ajufter le feuil avec ces pièces Se les liens,
s’il y en a : ce qui demande beaucoup d’attention, pour que le
feuil n’en foit pas moins uni avec la maîtreflè traverfine qui le
porte, en fuivant ce que nous avons preferit à ce fujet.
294. Pour parler auffi delà charpente qui a rapport au feuil Infiruaion
d’une vanne ou d’une herfe fervant de porte d’eau, confidérez
le premier profil de la Planche X X I I , qui montre qu’étant pré- ccFqu^Jpvar-
venus de la groffèur qu’on donnera aux traverfines, félon la lar- t,cny n‘ au.
geur ded’éclufe, il faut y ajouter l’épaiflèur du premier plancher W K
G , pour avoir celle de la maîtreflè traverfine B , foutenue par une d’une herft.
rangée de pilots tels que A. Ainfi, fimpofant les traverfines com- P l a n c h .
munes de 1 1 fur 8 pouces d’équarriflage, la maîcreflè B fera de X X II.-
14 fur 10, Se fervira de ventriere à la file de palplanches é , qu’il Premier
faut néceflairement enfoncer en cet endroit ; obfervant de les profil
attacher à la face répondant à la retenue des eaux, ou oppofée à r
celle de leur fuite, à quoi il faut bien prendre garde.
Après avoir élevé la maçonnerie depuis le fond T V jufqu’à
l ’alignement O P de la bafe de la maîtreflè piece B , il faut l’enclaver,
ainfi que les palplanches, entre 2 traverfines D , fervant
a recevoir les abouts des longrines Q & le premief plancher G.
Cela fait , on établira le feuil RH , dont la largeur de la bafe doit
etre égale à celle de la maîtreflè traverfine B , plus l’épaiflèur des
palplanches C , par conféquent de 14 pouces, fomme de 10 St
de 4. Comme il faut auffi enclaver ce feuil entre deux traverlines
E , l’on voit que fon épaiflèuq/ c fe trouvera déterminée par
l ’équarriflàge des mêmes traverfines, en y joignant l’épaiflèur du
fécond plancher K , Si celle de fon recouvrement I , faifant enfemble
5 pouces, qui étant ajoutés avec a 1, montrent que f c doit
etre de 1 6 pouces ; d’où il réfulte que dans cet exemple l’équar-
riffage du feuil doit être de 14 fur 1 6 pouces.
Je dirai encore que pour rendre plus étanche l’union du feuil
avec la maîtreflè traverfine, il faut, comme on;l’a vu précé,-
demment (269 ), les lier par une tringîe H ; 8c qu’il convient,
pour la bonne façon de l’ouvrage, de faire une feuillure fur le
,bord de la furface du feuil, où aille aboutir le recouvrement 1 du
fécond plancher K.
Nous avons repréfenté ici une partie L M d’un des montans
dans lefquels font pratiquées les couliflès N , fervant à gouverner
P a n . I I . Tome I . Z