
P lanc.
XXIV,
Kg. i 8c
2.
L e s f artes
tournantes f e
garantirent
des houles de
la mer, en les
couvrant par
des portes de
jlot.
i<?4 A r c h i t ïc t ü r ë H y d r a u l iq u e , L i v r e T ,
fieurs pcrfonncs appliquées aux roues qui font mouvoir le trenif>
dont l’appareil ne peut convenir que dans l'intérieur d’une place
de guerre, 8t non pas dans les dehors, où il feroit à craindre que
l’ennemi, en cas de fiége, ne dirigeât fon canon fur les parties
de la machine qui feroient à découvert, 8e ne mît l’éclufe hors
d’état de concourir à la défenfe. Cet inconvénient n’eft point à»
craindre en fe fervant d’une porte tournante, dont l’élévation»
fe trouve inférieure à celle des bajoyers.
Quant au guichet Q , il fèrt à foulager l’a porte , ainft que-
l’autre R , en laiflant écouler les. eaux furabondantes du canal „
dans le tems que la mer eft baffe , 8c que l’on ne veut point faire-
jouer l’éclufe. Le même peut encore avoir lieu pour diminuer
la charge du côté M L , en levant ta vanne en tout ou en partie,
dans le cas où le valet fe trouveroit hors d’état de fervir, ou ff
l"on voulait s’en paffèr tout à-fait. Alors on peut placer le poteau
L dans le milieu de la porte, St rendre alternativement „
félon le befoin , un de fês côtés plus chargé que l’autre , en tenant
une vanne fermée 8t l’autre ouverte..
276. Il eft tout naturel, pour le bon ufage d’une pareille éclufe,
d’avoir des portes de flot contre les irruptions de la mer dans,
un gros tems, afin de foulager la porte tournante, ôt de ne faire
palier dans la chambre qui eft entre deux, ou dans le canal, que-
la hauteur d’eau que l’on veut y avoir, à l’aide des guichets Z
placés au-deffùs de fa pénultième entre-toife d’en -b a s ; mais;
l ’on ne voit pas également la néceffité des portes- du côté du;
pays, à moins qu’elles ne foient deftinées à foutenir les eaux di*
canal à une hauteur fuffifante pour la navigation ordinaire, ai®
cas de quelques réparations, fans être obligé de conftruire un
batardeau de ce côté-là. Quoi qu’il en foit, on remarquera que
les guichets Y de cette porte font fur l’entre toife d’èn bas, afin
que voulant donner de l’écoulement aux eaux du canal, celle du
fond, qui eft toujours la plus trouble, puifle s’échapper fans dé-
pofer de fable, au contraire des guichets Z des portes de flot..
L ’utilité de ces obfervations n’échappera point à ceux qui entreront
dans l’efprit qui me guide*
C H A P I T R E V I I I .
Comprenant les détails qui appartiennent à la conftruclion
des Radiers de charpente.
JE préfente ce chapitre comme un des plus intéreffans de cet
ouvrage : dans le déficha de le rendre plus clair, je l’ai auffi
di vifé par feétions , afin d’offrir chaque fujet fous l’afpeét qui
pouvoit lui convenir. J ’en uferai de même dans les fuivans ,
quand ils auront pour objet des développemens qui demandent
d’être circonftanciés , ne voulant rien négliger pour rendre in-
fenfible le palfage de la théorie à la pratique, à ceux qui fe feront
appliqués à bien entendre l’objet principal de tout ce qu’ils verront.
Par ce moyen ils pourront en peu de tems aller de pair
avec ceux qui fe font acquis quelque réputation , 8t fe difpenfer
d’employer une partie de leur vie à n’apprendre que des chofes
bornées, qui n’ont de prix que par l’importance de leur objet ; 8c
par une jufte économie du tems, ils pourront acquérir d’autres
connoiffances du reflort de leur profellion , s’ils ambitionnent
de la remplir avec diftinétion.
S E C T I O N P R E M I E R E .
D e la man ière de b ien em p lo ye r le s p a lplanch.e s d a n s la c o n jlru c lio n
de s éclufes.
277. T L n’eft point indifférent d’employer toutes fortes de bois
_i pour faire des palplanches : comme elles n’ont ordinairement
que 4 ou 5 pouces d’épaiffèur au plus, il faut qu’elles
puiffent réfifter au choc d’un mouton du poids- de cinq ou fix
cents livres, pour les enfoncer dans un terrein qui a un peu de
confiftance. Le meilleur bois eft l’orme ou leJa p in rou g e ; celui de
chêne eft fujet à fe fendre : le fapin blanc eft trop m ol, 8c s’écrafe
fous le coup du mouton. Il arrive la même chofe aux palplanches
provenant des jeunes arbres ; c’eft pourquoi il faut, autant que
cela fe peut, les tirer des vieux.
La longueur des palplanches fe tire de la qualité du fond ,
Quel ejf le
meilleur bois
pour les pa l-
planches. Re~-
m arque s fu r
l ’inutilité de:
les enfoncer
aujji avant
que les pilots*