
C h a p . V I I . D e l a f o n d a t io n d e s É c lu s e s . U 3
S E C T I O N I I I .
O ù l ’o n d é c r it les èclufes de moyen ne g r a n d e u r , p o u r d ir ig e r le s
e a u x à l ’a v a n ta g e d ’un p o r t de mer.
2 (3 3. T ’Eclufe de Bergues n’étoit point la feule qui agiiïoit pour Vifiriptum
J _t nettoyer le port de Dunkerque: il y en avoit encore une 1 /< i n æ 1 r • 1 • La Mocre, qui autre au débouché du canal de la Moere (03), mais plus petite èto'u ancien--
n’ayant que 14 pieds de largeur, qui remplillôit la même fin fé- nem‘ nc à
parement ou de concert. Cette éclufe, qui n’étoit point à l’ufage
de la navigation, avoit une paire de portes bufquées du côté de du canal de et
la mer pour l’empêcher de faire irruption dans le pays, dont les nam'
eaux, qui étqient celles du canal même, étoient foutenues par P l . X IX .
une vanne. Un de les bajoyers étant tombé en ruine en 1708, pj~ z
comme nous l’avons dit ci-devant ( 143 ) ; voulant la rétablir °
on fit différens projets, un entre autres qu’on voit rapporté fur
la planche X IX , qui pourra fervir à montrer l’unique moyen
qu on avoit autrefois de diriger les eaux pour approfondir les
ports de mer, avant l’ufage des portes tournantes, beaucoup
plus commodes. Le plan de cette éclufe eft fi fimple qu’il ne faut
qu un coup d’oeil pour en juger, étant repréfenté à vue d’oifeau.
On apperçoit en même tems la furface du radier, celle du fom-
met des bajoyers avec le pont dormant K , qui facilite le paf-
fage d’un coté à l’autre ; le bufe G , avec une porte fermée 1 , 8c
l ’autre ouverte H ; la pofition de la vanne L , celle des chevalets
M , qui portoient le treuil auquel cette vanne étoit fufpendue ;
qui font autant de parties que les profils rendent aulîi fenfibles
qu’on le peut defirer..
Dans le premier profil ( figure 1 ) , qui repréfente l’élévation jq_ r
d’un bajoyer, on voit un de ces chevalets M ; une roue à h i r i f - °
f o n accompagnée de la vanne L Sc des cables qui la foutiennent;
une des portes I fuppofée ouverte ; le quai G H revêtu de charpente
, qui forme une des ailes de l’éclufe à la fortie des eaux,
pour en diriger le cours fur le faux radier de fafeinage, fervant
à conferver Te bord du véritable ; d’autre part la fondation faite
avec des grillages pofés fur pilotis, le tout garni de maçonnerie
comme on a fait à Téclufe de Bergues. C ’eft de quoi l’on jugera
encore mieux ci-après.
Le fécond profil C D ( figure 5 ) repréfente les portes quand Fig. 5.
Pan. I J . Tome I . V