
i c i A r c h i t e c t u r e H y d r a u l iq u e , L i v r e ï , '.
P ï-A N . n om b r e d ’au tre s ; o n s’en e f t ten u a u x feu le s p o r te s d ’ h eb e s , d an s;
XXVI . lefquelles on a pratiqué des guichets de 4 pieds de large fur 7
de haut, fermés chacun par une vanne qui fe leve avec des cordes,,
*■ ' I " à l’aide de plufieurs poulies 6c d’un cabeftan, comme on le voit
repréfenté à un des ventaux du profil C D , dont il eftaifé d’imaginer
la manoeuvre, qui me paroît fort incommode 8c d’un petit
effet pour le nétoyement du chenal, à caufe du peu d!eau que;
ces guichets peuvent fournir; au lieu que lî l’on avoir fait une
porte tournante dans chaque venteau ,, l’aétion de l’eau retenue*
dans l’arriere-port auroit été beaucoup plus confidérable,comme
on en jugera quand nous expliquerons plus particulièrement que*
nous ne l’avons fait ( 173 y la mécanique de ces fortesde portes..
Les défauts que nous venons de remarquer fe trouvent à peu
près à l’éclufè du baflin du Havre de Grâce, qui n’a aufli que;
des portes d’hebes., avec de pareils guichets. Lafeule différence
eft que la charpente n’en eft pas aufli bien entendue qu’à celle
de Cherbourg ; les files-de bracons ne répondant point au po^
teau tourillon,,comme il faut que cela foit pour la folidité des7
ventaux, ce que nous expliquerons dans le chapitre X III. J ’ajouterai
cependant, pour la juftification de celui qui a fait conf-
truire anciennement l’éclufe du Havre, qu’il a eu foin de ména*-
ger dans les bajoyers tout ce qu'il falloit pour placer des portes7
de flot quand on le jugeroit néceffaire,les charnières des colliers
avec leurs tirans étant tout prêts à les recevoir. Sage précaution
qu’on n’a point eue à Cherbourg, quoique l’éclufe foit;
bien plus expofée, par la direétion du chenal, aux houles de*
la mer que ne l’eflr celle du Havre. Qu’on ne s’étonne donc point:
fi je recommande avec tant d’inftance de ne jamais entamer les
ouvrages de cette efpece fans avoir bien examiné auparavant:
toutes les propriétés qui doivent leur convenir,, afin d’y avoir.'
égard- *
C h a p . X . D e l a c o n s t r u c t io n d e s f a u x R a d i e r s . 1 0 3
C H A P I T R E X.
D e la conftrucüon des fa u x Radiers.
3 12 . Uand une éclufe eft deftinée au nétoyement d’un port f £ f £ f f x
ou à creufer un chenal, on fait couler 1 eau de la re- radiers aux j
tenue avec tant d’impétuofité qu’elle auroit bientôt forme de
profondes fouilles en fortant de l’eclufe, qui ne manqueroit pas le courant de
d’en recevoir de grands dommages, fi pour la garantir l’on ne l ’eau rien dé-
conftruifoit au-deffus &c au-deflous un tiflu de fafeinage tuné Sc “
chargé de pierres pour foutenir le choc de 1 eau. Comme ce
travail fe fait fur la prolongation des avant £c arriere-radiers ,
on le nomme f a u x radier, dont on s’eft fi bien trouve quon ne
manque point d’en faire à toutes leséclufes, quelle quen foit
la deftination ; on obferve feulement de rendre ce travail plus
ou moins compofé , félon la néceflité de prévenir le defordre
que la violence du courant pourroit caufer, comme on en jugera
par les exemples dont j’autoriferai les pratiques que je vais en-
feigner..
313. A mefure que l’on avance la fondation d’une éclufe, on
travaille aux faux radiers de fafeinage , fur une largeur eçale dcs
à l’évafement des allés, 8c fur une longueur proportionnée à la d ien foh p ro -
hauteur de la retenue de, l’eau , puifque de-là dépend la violence
de fon cours. Pour établir une réglé qui réponde'à l’effet dont la retenue que
jon veut fe garantir, i l f a u t fa ire la longueur des f a u x radiers quin- f ™ , £ uchuu
tluj>le de la hauteur de lagfeûte ; ainfi fuppofant que la vîteffe de c
l ’eau doive être caufée par une chute de 18 pieds, on donnera
-j 5 toifes à la longueur des faux radiers ; ainfi des autres.
314. On creufera le fond du terrein fur cette étendue aufli bas
qu’oa le jugera convenable ; 8v afin de bien encaifïér les faux radiers doi-
radiers, on les terminera par une file de palplanches entrete- vent fe termin
o n s avec une double ventriere dont les extrémités doivent etre
enclavées de quelques pieds dans le maflif des quais de maçon- planches ,
Inerie ou de charpenre qui formeront les ailes de l’écufe. Comme
il convient que les faux radiers forent en glacis , pour faciliter forepofecs re-
la fuite de l’eau, il faut que la face fupérieure de ces ventrieres *
foit .plus baffe que la naiffance de l’ouvrage, d’un 48 e de la Ion- c
gucur de fa bafe, &. même plus fi cela fe peut, félon l’article 2.4Ï.