
Maniéré d3'éf-
timerle nombre
& le poids
des chevilles
fervant à attacher
les fe rrures
précédentes.
1 5 0 A r c h it e c t u r e H y d r a u l iq u e , L iv r e 1 ,^
d e re qu e s ’ils o n t à fo u t e n ir 1 6 à 1 7 p ie d s d e h au teu r d ’e a u , l ’o n
n e p o u r ra fe d ifp e n fe r d ’em p lo y e r q u a t r e é t r ie r s p o u r lie r le po te
a u to u r illo n a u x e n t r e to ife s ; d e u x d e c e s é t r ie r s à la p r em iè r e ,
à c a u fe de s r a ifo n s qu e n o u s en a v o n s d o n n é e s , un pou r c e lle
d u m ilie u , & le q u a t r ièm e p o u r Ce lle d ’ en b a s . O r c om m e leurs
b r a n c h e s d o iv e n t a v o i r d e lo n g u e u r , y c om p r is la p a r tie de re t
o u r , le tie r s d e la la r g e u r de s v e n t e a u x , c ’e f t - à -d i r é 6 pied s ,
c h a q u e é t r ie r fe r a d e 1 2 , p a r c o n fe q u e n t le s q u a t re e n fem b le en
contiendront 48. - , . ,
A l’égard du poteau bufqué, comme il faudra employer jur.
chaque côté d’un venteau, deux potences aux entretoifes den
haut & du milieu, qui en font quatre pour les deux faces , chacune
de 6 pieds de tige fur 3 pieds de croifée, ces potences feront
enfemble 36 pieds.
Enfin comme il faut fur chaque face de 1 entretoife d en bas,
une équerre de 6 pieds de branche fur 1 & demi de retour, l'es,
deux enfemble feront 1 5 pieds, qui étant ajoutes a ceux provenant
des étriers & des potences, la totalité donnera 99 pieds
qui eft la longueur enfemble de toutes les ferrures précédentes..
Sur quoi il eft bon d’obfervet que, chacune des pièces devant
être un peu plus large à l’endroit où elles font percées pour recevoir
les chevilles, que "dans le refte de leur étendue , afin de-
fuppléer au foible que les trous font naître; je fuppofe que chacun
occafionne en cet endroit l’augmentation de la valeur d un-
pouce courant, de l’échantillon qu’on met en oeuvre, il faut,
donc, pour ne rien négliger, ajouter au calcul précédent autant,
de pouces que toute la ferrure enfemble aura de trous, dont on;
îugera par le nombre de chevilles qu’il convient d employer
pour attacher ces pièces, puifque le double du meme nom re.
fera celui des trous. ’ . ,, ,
393. Voulant attacher ces ferrures folidement, il lemblequ om
ne peut guère pofer les chevilles à plus de 15 pouces de diftance.
les unes des autres ; à ce compte il en faudroit au moins quatre
pour chaque étrier, huit pour une potence, & fix a equerre
d’en bas ; ce qui revient à 38 chevillés, par c o n fe q u e n t a 7 6
trous, qui doivent, félon ce qui vient d etre dit, pcca îonner
autant de pouces de ferrure d’augmentation , ou 6 pie s 4 pou
ces, .lefquels étant ajoutés à- 99 , font 105 pieds 4 pouces cou
rans , qu’il faut multiplier par 8 livres- & un 6 , pe anteur c
l’échantillon dont on fuppofe faire ufagcici ; cela onne a peu.
près 8 5 9 liv. j , pour les ferrures plattesd’un des venteaux d une.
éclufe de 32 pieds.de.largeur«.
C h a p . X I I I . D e s p o r t e s p o u r l e s É c l u s e s . 2 5 1
Les chevilles à tête, fervant à attacher les étriers & les potences,
ont un pouce de diamètre fur une longueur proportionnée
à la grofieur des bois. Pour juger de leur poids, il fuffit de
lavoir que quandelles ont lé à ! 7 pouces de lopgueur comme
celles qu’il faudroit aux venteaux d’une eclufe de 3 j Pleds depal-
fave, elles pefent environ 6 livres avec leurs rondelles & clavette?;
& comme l’épaiffeur des bois qu’elles traverferont dans cet
exemple eft de 13 pouces, on jugera a peu près de la pefanteur
des autres plus longues ou plus courtes, en connoiffant 1 epaii-
feur de la charpente où elles doivent être employées ,8c en Enfant
une réglé de proportion. S’il s agifloit d une eclufe de 44
pieds de pafTage, dont le chaffis des venteaux doit etre de 18
pouces d’épaiffeur, par conféquent les chevilles d environ 20
pouces - en dira, fi 17 pouces donnent 6 livres pour la pefanteur
d’une cheville, combien en donneront 20; on trouvera-que leur
poids fera de 7 livres & environ deux onces, avec leurs rondelles
Sc clavettes. On obfervera , pour la folidite de 1 ouvrage, que
les chevilles dont il s’agit ici fc placent de maniéré que leur tete
foit tantôt du côté des bordages du venteau, Se tantôt lui le
revers, afin qu’il fe rencontre alternativement la tete de 1 un SC
l’oeillet de l’autre. , c ■
Moyennant les réglés précédentes, on aura une grande iac -
lité à juger de la force Sc du poids des ferrures, pour des eclufes
de toutes largeurs, qui fe trouveront par ce moyen aflujemes a
de juftes proportions; au lieu que jufquici elles ont ete reglees
au hafard, ainfi que la grofTeur des pièces de charpente, d ou
l’on peut juger de l’embarras de ceux qui avoient a fane tra-
H i Nous avons dit qu’afin de lier plus folidement l’entre-
toife fupérieure avec le poteau tourillon, aux venteaux quiƒ voient
une grande portée, on employoit une équerre encaftree dans ces
deux pièces : j’ajouterai ici que fa grande branche, qui elteelle
qui s'applique fur l’entretoife, doit avoir pour longueur le tiers
de la largeur des venteaux; que la petite nommee talon , doit
être d’environ un pied , ou de la hauteur du collier ; enfin que la
laraeur de cette équerre doit fe faire de 4 pouces, 8c 1 epaiffcur
dumlon de -18 lignes , réduites à 13 à l’extremite de j j g M
branche , afin que l’angle fe trouve renforce, parce que c elt la
partie qui fouffrira le plus. Alors une p a reille equerre pefera environ
340 livres, comme celles qui ont ete employées au grand
pafTage de l’éclufe de Mardick.
EJlimatlon du
poids de l ’équerre
fervant •
■ à lier Ventretoife
fupérieure
avec le poteau
tourillon.