
pente employées
au radier
de cette
éclufe.
P l a n c h .
X X X I I .
Précaution
p r ifi pour'
_aJ}oir d’une
maniéré- bien
étanche le
feuil des
bufcs.
322 A r c h it e c t u r e H y d r a u l iq u e , L i v r e F ,
aux extrémités du radier, 1 2. fur u pouces d’équarriflàge. Aux
deux maîtreflès pièces fous les bufcs de la grande voie, 27 pieds
de longueur fur 1 6 à 22 pouces de groflèur. Aux deux autres fous
le bufc du petit pafFage Si fous le feuil de la porte tournante, 24
pieds de longueur, fur 16 à 2 1 pouces de groflèur.
Le feuil fervant auffi de palier pour loger les crapaudi'nes' des.
portes de flot du grand paflage fut fait de 27 pieds de longueur,,
fur 2 3 à 27 pouces d’équarriflàge ; le poinçon du bufc de 1 o pieds
de longueur fur 23 à 23 pouces de groflèur, de même que les
heurtoirs. À l’égard du bufc des portes d’Ebes, on le fit un peu
plusfoible, parce qu’il devoit avoir moins d’effort a foutenir.
Toutes ces pièces affemblées avec' des chevilles de fer de 2 2 pou--
ces de longueur fur 1 5 lignes de diametre.-
Le feuil du bufc du petit paffage fut employé de 22 pieds' de
longueur fur 21 à 2 3 pouces d’équarriflage, le poinçon de 6
pieds de longueur fur 1 6 à 23 pouces, de même que les heurtoirs,
aftèmblés avec des chevilles pareilles aux précédentes.-
Quant au feuil de la porte tournante, on lui donna 24 pieds de
longueur fur 23 à 25 pouces d’équarriflàge; pour l’aflurer contre
la charge que devoit foutenir cette porte, on le fortifia par deux
arc-boutans oppofés L , chacun de 9 pieds de longueur fur 1 S à
18 pouces de groflèur, emmortoifés enfemble, au furplus en-
caftrés Si chevillés avec les traverfines de deflous, Si l’on attacha
à ces arc-boutans, les bornes M de la même porte pour l’entretenir
dans le fil de l’eau, quand elle feroit ouverte.
450. Avant que d’àflèoir à demeure lesfeuils fur les maîtreflès
pièces, les faces oppofées furent proprement travaillées pour
qu’elles fe joigniffent bien , Si l'on pratiqua dans le milieu de
leur longueur une rénure de deux pouces de largeur fur autant de
profondeurqui avoir par conféquent un peu moins de deux fur
4 pouces d’équarriflage ; 5i afin de rendre cette jonétion encore
plus étanche, l’on fit chauffer les faces jointives pour les goudronner,
en appliquant tout de fuite fur celle d’en bas une couche
de bourre d’environ deux lignes d epaifleur.
Les bufcs des venteaux , le feuil & les heurtoirs de la porte
tournante, ayant été placés & arrêtés avecdes chevilles'de fer
proportionnées à la groflèur des bois, & tout le maflîf de la fondation
arrafé au-niveau dtvradier, l’on re&ifia de nouveau le tracé
de la pile Si des bajoyers, pour figurer exactement la forme des
chardonnets, l’enfoncement des enclaves, les feuillures de la
porte tournante., en un mot tout ce qui devoit affujettir la. pre-
C hap I -De t a il de l’anc. Ecluse de G r a v e l in e s . 3 2- 3
miere aflife du parement, qui fut pofée en retraite de fix.pouces, F l a n c
fur un cours de madriers de 18 de largeur fur 4 d epaiffeur, &. X X X I I .
non pas 16 fur 9, comme il eft dit mal a propos, art. 3 34- Copnruaim
45 1. La pierre de taille fut tirée de la carrière de Landretun , « g g
& des meilleurs bancs de la côte d’Ambleteufe, pofee par a lites & * u pUe
réglées bien de niveau, n’ayant pas moins de 9 pouces de hau-
leur, fur 18 à 10 pouces de lit, les plus hautes fervant de bafe it
aux fuivantes. Les boutifTes de 30 à 3 6 poucesde queue, n ayant / «/«ƒ«.
jamais dans leur intervalle que deux panriereffes au plus de fuite;
les unes & les autres placées g petit joint, le parement repare au
cifeau. Ces pierres furent cramponnées aux angles 8c aux autres
endroits qui dévoient le. plus fatiguer ; par exemple aux feuillures
K de la porte tournante§ oh il ne fut employé que;les plus dures
Si les plus grandes que l’on pût trouver, afin d avoir egard a l e-
chancrure qu’on devoit y tailler. L’on n’apporta pas moins d attention
à former l’enclave N O du vakt de cette porte, fur-tout
pour le choix Si la pofition de la boutiffe en faillie O dans laquelle
devoit être logée la erapaudine du pivot du meme valet.
Amefure que le parement s’élevoit, le derrière en etoit garni
de brique choifie, pofée en mortier de ciment fur l’epaifleur de 2 a
3 pieds ; le refte continué en.bain de mortier, compofe de moitié
de chaux vive de B o u lo g n e , fur une éga le quantité de fa b le , le
tout battu Si broyé avec foin. Les briques étoient trempees dans
l’eau à mefure qu’on les employoit ; c’eft a quoi veilloit fans celle
un Ingénieur chargé de la maçonnerie , qui avoir grand loin lut
toutes chofcs de faire pofer dans leur vraie direction les tirans
des colliers avec leurs clefs, les meches èc autres grottes pièces
de ferrure, qui furent enclavées dans le corps des bajoyers Si de
la pile, dont le parement de l’avant Si arriere-bec a ete travaille
avec un foin extraordinaire ; ce qui étoit bien marque quand j ai
examiné cette éclufe en 1730 ; dans une des tournées que je fis
exprès fur toute la côte de Flandres, pour m’inftruire de ce quej’avois
deflèin d’enfeigner aux autres, '
Les bajoyers & la pile ayant été élevés à 4 pieds au-deffus des
plus hautes marées de vives eaux, non-feulement pour les empêcher
d’être fubmergés, mais auffi pour.donner plus de charge
aux tirans des colliers ; leur fommetfut terminé par une tablette
de pierres plates, tirées en partie de la démolition de la vieille
éclufe, donc les meilleurs matériaux ont fervi pour conftruirc
celle-ci ; le refte de l’épaiffeur fut couvert d’un lit de briques po-
féesde champ ôc debout, avec mortier de ciment; ceqm a été