
C h a f . V. Sur l a P erfection d e s É c l u s e s . ioy
directions perpendiculaires à d o pour les plier davantage, ôc rap- rifiju, ;
procher, s’il etoit poffible , leurs extrémités E & F du milieu o ; tion de l ’eau-
ce qui ne mérite pas d’entrer en ligne de compte, à caufe de la P l . V I I ,
grande difFérence qui eft entre les lignes d o ôc o F, qui expriment Fig. 8.
l ’une ôc l ’autre pouffëe.
194. Si l'on applique aux deux venteaux courbes ôc droits Vaciwni,
F c G ô c F G , le même raifonnement que l’on vient de faire v ‘ “ <‘ Æ ag it
pour les précédens, & que l ’on prolonge les côtés k f , h a juf- Paral‘ !lJ " “ 'lc
qu’à la ligne H G , pour avoir n m égale à la perpendiculaire f a “ t S / î i
du triangle reétangle/l/c, on verra encore que h f x n m = k f x f c , Us
ce qui prouve que la p o u ffé e de L'eau contre le ven teau courbe F c G , ‘droit? te pur
e f t la même q u e lle f e r o i t contre une v a n n e K G , qui auroit pour unèfèdlevan-
appui les points H Se G. A in fi, quelque fenfible que puifle être V î “' ‘, rT r~
la courbure E d F c G , la charge des points d’appui E , G fera gourde A C
toujours exprimée par celle que foutiendroit une feule vanne E G , cluF -
tandis que les forces oppofées de part ôc d’autre du point F , le
feront par lafaillie F H du bufe, comme nous lavons démontré
dans l’article 155. Les chofes vraies ont cela de propre, que,
de quelque fens qu’on lesenvifage, elles parodient toujours pour
ce qu’elles font.
19 y. QueLeft donc l’avantage qu’on a prétendu tirer des portes
courbes, en les préférant aux droites, malgré la difficultéde les
bien exécuter, 6c la grande dépenfe quelles occafionnent? Dira-
t-on que les entretoifes ont plus de force étant courbes qu’étant
droites? Mais nous avons vu le contraire dans l’article 17 6 ,
puifque cette courbure ne peut avoir lieu qu’aux dépens de la ré-
lïftance du bois. Pour en juger il fuffît de rapporter ce qui a été
execute a 1 eclufe de Mardick à cette occalion.
196. Chaque venteau des portes courbes avoir fix entretoifes, Preuve de ce
dont la première, qui fervoit de pont à l’éclufiér, avoit 20 fur
24 pouces d’équarrillage , 6c les cinq autres 18 à 21 mifes
çeuvre, 6c toutes ces entretoifes 9 pouces de bombage: ainfi il de Mardick.
falloir que la première eût été tirée d’une pièce de 20 lur 3 3 pouces
de groüeur ; 6c les fuivantes, de pièces qui dévoient avoir au
moins 18 fur 3o*pouces< D ’où il rélulte que la rélîftance de ces
cinq pièces dans leur état naturel, étoit à leur rélîftance, après
avoir été affoiblies, comme le quarté de 30 eft à celui de 2 1 ,
ou comme 900 eft à 441 ; ce qui montre que les mêmes pièces
ont été afFoiblies de moitié. Or je demande fi cette perte a été
réparée par les forces qui les pouffoient dans un fens parallèle à
la corde de l’arc qu’elles formoient ?
/ƒ, P a r t i e . Tom e I . O