
ï * 4 . A r c h it e c t u r e H y d r a u l iq u e , L i v r e I ,
ces quais fe revêtent de maçonnerie ou de charpente, nous
commencerons par traiter ceux de la première efpece , comme
une flûte naturelle de ce que nous venons d’cnfcigncr fur les
bajoyers.
35 lm Avant que-d entamer la conftruètion des quais, il con-
fu r \ ’épai(feur v*ent déterminer 1 épaifTeur de leur revêtement. Ileftvrai que
qu'il convient uous avons calcule des tables'pour ceux des terrafïès en général,
de donner au qu’on trouve dans le troifîeme livre de la S c ien c e des In g é n ieu r s ,
Quays de » °u la refiftance a ete faite d un fixieme au-deflus de la
maçonnerie. pouffèe des terres, ce qui fuffit dans les cas ordinaires, hlais
comme cet avantage ne m’a point paru affez grand pour des
quais, auxquels l’on a coutume d’attacher des arganaux afin d’y
amarrer les vaifleaux, dont les fecoufles caufées par l’agitation
de la mer tendent à attirer les revêtemens à eux, j’ai'cru que
pour plus de fureté, il falloit augmenter d’un quart la bafe des
memes revetemens,& dreffer en conféquence une table, qui
eft celle que je rapporte ici.
T A B L E p o u r r e g le r L’ép a iffeu r d e s revêtemens d e maçonn erie
des q u a is f é lo n le u r hauteur.
H au teu r
d e s r e v ê tem
e n s .
EpaifTeur
fu r la b afe
p e u r un 8e.
d e ta lu d .
E p a iffeu r
au fom m e t
p ou r un 8e.
d e ta lu d.
H a u te u r
de s r e v ê tem
en s .
E p a ifïèu r
, fîïr - la b afe
- p o u r un 8fc.
d e ta lu d .
EpaifTeur
au fom m e t
p o u r un 8e.
v d e ta lu d.
pieds.. pieds. pouces. pied.. >ouces. pieds. pieds, pouces. pieds, pouces.
IO 3 . . . I I 2 . . . , 8 6 0 20 . . . . 2 w m
!5 5 - . . I O 4 - . . . O 65 1 1 . . . . 7
i
2 0 7 - . . 8 5 - .. . Z 7 0 1 Z . . . . 9
i ■
O |
2 5 9 - • • •5 6 . • • • 4 75 2 3 . . . . I O 1 4 _____6
3 ° 1 1 . . . . 3 7 - . . .6 80 25 . . . . 0 1 5 . . . . 0
35 1 1 . . IO 8 . . . 6 85 2 5 . . . 1 1 r 5 — 4
4 0 >4 - . . . 5
•j j _5 90 2 7 . . . . 2 1 5 . . . 1 0
45 1 5 . . . I I I O . . . . 4 95 2 7 . . . IO 1 6 . . . . 0
5° p i • •5 1 1 . . . 2 IOO 2 8 . . . 10 1 6 . . . . 4
55 1 8 . . 1 0 I I . . . . 9 1 0 5 29. . . . 8 1 6 _____7
353
C h a p . X I I . D e s a i l e s d e s É c lu s e s . n j
353. Je fuppofc qu’on donnera toujours pour talud aux pare- ufagc d'une
mens la huitième partie de leur hauteur, c’eft-à-dire qu’un revê- tM ‘ P°urdé.
tentent de 40 pieds, par exemple, en aura 5 de talud. Cela pofé, p ji j j îZ d i t
l ’on trouve dans les tables qu’un revêtement de 40 pieds de hau- revirement
teur, doit avoir d’épaiflèur fur fa bafe 1 jpieds 6 pouces 7 lignes ; dcs V>MS‘
ainfi ayant égard à l’augmentation qu’il me parole convenable
défaire, il faut prendre le quart de cette épaiffeur, qui eft 2 pieds
10 pouces environ B lignes, l’ajouter à cette épaiffeur même, il
vient 1 4 pieds 5 pouces; nombre qui répondàlahauteur4odans
la table ci-deffus, ainfi des autres.
En fuivant les épaiflèurs qu’on y trouve marquées, la refiftance
de chaque revêtement fera à peu près double de ce qu’il faudroit :
qu’elle fût pour être en équilibre avec la pouflee des terres qu’ils
auront à foutenir ; ce qui eft plus que fuffifant, eu égard aux
accidens qu’on a lieu de craindre.
A l’égard des contre-forts, je voudrois, pour en proportionner
la réfiftance à la pouflee des terres, donner à leur intervalle, de
milieu en milieu , le double de l’epaiffèur de la bafe du revêtement;
faire leur longueur égale à cette même épaiffeur, enfuite
en donner les trois quarts à la racine, &C la moitié à la queue.
Ayant, par exemple, un revêtement de 15 pieds de hauteur,,
on trouvera dans la table qu’il doit avoir fur fa bafe 9 pieds 5
pouces d’épaifltur ; ainfi, félon la réglé précédente, très bonne
a fuivre dans la pratique, l’intervalle des contre-forts du centre
de l’un à celui de l’autre voifin, fera de 18 pieds 1 o pouces. Chacun
aura 9 pieds 5 poucis de longueur, 7 pieds à la racine, & 4
pieds 8 pouces à la queue. .
Comme les hauteurs des revêtemens de cette table vont en
augmentant de j pieds, s’il arrivoit qu’on en eût une qui ne s’y
rencontrât pas, il faudroit prendre lesdimenfions qui répondent
à la hauteur qui approchera le plus de celle dont il s’agira, ob-
fervant qu’elle foit plutôt au deffus qu’au deflbus ; je veux dire,
par exemple, qués’il s’agiffoit d’un quai de a3 pieds de hauteur,
j’agiroiS comme s’il devoir en avoir 3 5 : ainfi, en fuivanr la table,
je donnerois à l’épaiflèur de fa bafe 1 gpieds 10 pouces, Sc S pieds
6 pouces au fommet.
354. Je paffè fous filence tout ce qui regarde le déblai des
terres, l’établiffèment des batardeaux, & celui des machines def-
tinées à l’épuifement des eaux, puilque les ailes dont il s’agit
devant s’étendre auffi loin que les faux radiers, au deffus & au-
deflous de l’éclufe, ce qui facilitera fon établiffement aura
I I . P a r t ie . Tome I . F £
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