
Martien de
garantir le
noyau & la
chape du meme
cabeftan t
du dommage
que pourrait
leur caufer le
frottement.
P tA N C .
X X I X ,
Fig. i , i
& 3'
l 7 o A rchitecture H ydraulique, L iv r e I ,
4 15 . Comme le jeu de la chape auroit bientôt ufé le noyau,
fi le frottement fe faifoit fur toute fa furface, on a trouvé fort
heureufement le moyen d’empêcher qu’ils ne fe couchent ; pour
cet effet le noyau enfile deux cercles de fer Y arrondis extérieurement
Remarque fu r
ce qui peut
perfectionner
le cabejlan
précédent.
P lanch.
X X X .
Fig. U .
en maniéré à ’a flr c ig a le , dont la faillie joue fans contrainte
dans une g o rg e de même forme, ménagée autour d’un
anneau de fonte partagé en deux parties égales encaftrées dans
l’intérieur de chaque moitié de la chape, comme on le voit exprimé
par le plus grand de ces deux anneaux.
Quant aux dimenfions de la chape, elle fera d une force iut-
fifante en la réduifant à 6 pouces d’épaiffeur autour du noyau,
formant par le bas une plate-bande K N , Sc ayant extérieurement
14 pouces de diamètre fur 6 de hauteur, taillée de façon à
former quatre redents S T , marqués dans la première figure,
dont l’objet eft de fixer le cabeftan dans la pofition où l’on veut
ou’il refte, malgré l’effort que la puiflànce oppofëe feroit pour
dérouler le cable qu’il a filé. Pour cet effet, on attache fur l’une
des deux pièces E F , que nous avons dit contenir plus folidemqnt
la racine du noyau, un appui V , d’environ 6 pouces d’équarrif-
fao-e, dont le milieu d’une des faces eft évuidé en portion de
« r c î e , pour contenir une des extrémités a , d’un morceau de
bois X , que je nommerai ta q u e t, tandis que l’autre logée dans
tin des redents S T , fert à appuyer le cabeftan. J ’ajouterai que
ce taquet eft arrêté à l’endroit a par une cheville autour de
laquelle il peut jouer librement.
Pour mouvoir ce cabeftan, on voit que fa tête eft percée aux
endroits Q 8C R , afin de pouvoir être enfiléepar deux barres qui
fg croifent, ayant 6 pouces d’équarriffagefur 18 pieds de long,
allant en diminuant de groffeur vers les extrémités où font appliqués
les-hommes qui font virer le cabeftan, donc le bras de
levier fe trouve par conféquent de 9 pieds de longueur, qui fe
réduit environ à 8, eu égard à la pofition de la puiffance.
a z6. La onzième figure de la planche X X X repréfente un
autre profil du même cabeftan, tel qu’il a été exécuté à l’eclufe
de Cherbourg. On voit que le noyau eft percé pour recevoir une
mèche de fer, ayant au plus fort 4 pouces en quatre, enclavee
de 5 pieds dans les bajoyers, où elle eft contenue par des croix
ou clefs, dont les extrémités fe terminent en forme de I , pour
les mieux arrêter, comme nous l’avons dit dans 1 article 346.
Moyennant cette mèche, dont la folidité eft a 1 épreuve des
injures de l ’air, on peut aubefoinrenouveller les cabeftans quand
C hat. XIIT. D es portes pour les E cluses. *7*
' ils font devenus hors de. fervice, fans caufer aucune dégradation
aux bajovers, puifqu elle dent lieu de la racine de bois qui 1er-
voit à fixer celui de Mardick ; à cela près ce cabeftan ne comprend
rien dont nous n’ayons fait mention précédemment.
Les deux anneaux de tonte employés à diriger la chape , pe-
fentcnfemble 15 livres; 8c la crapaudine qui eft dans-le fond, 14
à 1 s-.. A l'égard des mèches 6e clefs de fer, on jugera de leur
poids relativement à ce qui eft enfeigné dans 1 article 419.
Il paroît qu’en fuivant l’efprit de ce dernier cabeftan, on pour-
roit le rendre encore plus fimple 6c plus fohde ; car des que on
emploiera une mèche de fer pour fon point d appui, pourquoi
ne la pas faire fervir elle même de noyau, en lui donnant 6 pouces
de diamètre fur fa bafe réduite a 3 au fommet, afin de
liai conferver la figure conique ? Alors étant tout de fer, il luftua
d’en arrondir le bout qui doit former le pivot de lacrapaudine p LANCHv
Z. D’autre part G l’on encaftre à l’entrée de 1 intérieur de la x x x >
chape, une boîte de fonte accompagnée de deux oreilles* comme
au moveu des roues de voiture, l’intérieur fera garant: de
la deftiuftion caufée par le frottement, qui n aura lieu du ter
contre la fonte qu’aux extrémités du noyau; par la on {opprimera
la calotte, les cercles 8c les* anneaux.-
J ’ai vu aux Sas d’Oftende 6c de Boufmgue, un moyen bien
commode de manoeuvrer les portes de leurs éelufes , que j ai*
appliqué à une barrière propre à faire gonfler leseaux d une pente
riviere ; on le trouvera expliqué dans le fécond volume. On pen-
fcra peut être qu’il aurait mieux valu que le deffein de la cra-
maillere dont il y eft queftion eût été compris fur une des planches
relatives à ce chapitre, que de l’aller chercher fi loin; mais
comme cette barrière eût été déplacée ic i, j’ai mieux aime y
renvoyer que de répéter les mêmes chofes.- li £
Voulant donner une idée de la maniéré d’ouvrir 6c de ü j g g g *
fermer les portes d’une grande éclufe, à l’aide des cabeftans ,. des cabtj ,ani,
nous aurons recours à Ü planche X X V I , quoiqu’e le naît que
des portes d’hebes ;.mais ce que nous dirons de celles-u pouira t ;j. d,ujie
- s’appliquer également à celles de flot. Nous fuppolerons donc ¥ a,dc klufr-
quatre cabeftans placés aux endroits marqués a , b , . c , d ; deux j J jaN)J
poulies de retour attachées à des arganeaux pôles en g 6C en / , x x y j
6c qu’au fommec du poteau bufqué du venteau 1 K , j on a amarre ^ ^
une corde i a , répondant au cabeftan a ; que de meme on a atta- o
ché au fommet du poteau bufqué du venteau n i , une autre
corde n e , répondant au cabeftan c;,laquelle ,ainfi que la grecs