
Tour bien entretenir
en -
fernble toute la
charpente des
venteaux, il
fau t lier la
derniere entre-
toije d'en bas
au poteau
tourillon par
des écharpes
de fer.
Maniéré d'exécuter
la proportion
précédente.
P l a n c .
X X IX .
1 5 2 A r c h it e c t u r e H y d r a u l iq u e , L iv r e I ,
Je crois qu il n’eft pas befoin de dire que la furface du talon
doit être en portion de cercle pour l’ajufter à la forme du coh-
lier, dont l’intérieur ne s’applique jamais immédiatement fur le
bois du collet que forme en cet endroic le poteau tourillon,
parce que le frottement l’auroit bientôt ufé ; c’elt pourquoi l’on
incrufte dans ce collet, des lames d’acier nommées alLumtlles ,
pofées à la ronde tant plein que vuide fur la partie où doit fe'
faire le frottement.
395. Avant que de finir ce qui appartient aux pièces de ferrures
qui peuvent contribuer à la folidité des portes des éclufes, il. importe
fort de fe rappeller que j’ai d it, article 3 7 1 , qu’il feroifc à
fouhaiter que les poteaux tourillons fuflent feuls chargés du-
poids de leurs venteaux, & qu’il falloit faire enforte de l’y ramener
autant qu’il étoit poflible ; de maniéré que le poids de
tout ce qui porte à faux ne puiflè jamais caufer le moindre dérangement
dans-l’affemblage de la charpente, fans compter fur
T’appui des roulettes. Après avoir bien penfé aux moyens d’y parvenir,
je n’en ai point crouvé qui m’ayent paru plus convenables
que de lier enfemble l’entretoife d’en bas avec le poteau tourillon
, par des doubles écharpes de fer ; puifque fi l’on parvient su
rendre cette entretoife inébranlable, on fera alluré que la charpente
fe maintiendra toujours dans le même état où elle étoit
immédiatement après l’avoir affemblée. Voici donc comme il
me femble qu’il- faudroit s’y prendre.
39^- Je voudrois, vers les deux tiers de la largeur des venteaux,,
en partant du poteau tourillon , embraffer Pentretoife d’en bas
par un é trie r de fer ou de fonte, de 7 ou 8 pouces de largeur,
marque u , (planche X X IX ) encaftré dans le bois pour qu’il en
affleure la furface ; que cet étrier eût deux o re ille s percées immédiatement
au-deffus de l’entretoife ; embraflèr de même le fom-
met du poteau tourillon d'un autre étrier y,,à peu près pareil au-,
precedent, ne différant que par fa pofition ; joindre les oreilles1
de ces-étriers avec des écharpes de fer s t , appliquées des deux
côtés du venteau; les enfiler par de'forts boulons, non-feulement
avec les étriers, mais encore à f’èndroit x de chaque entretoife,
qui auront alors autant de nouveaux points- d’appui que de boulons,
comme le defïèin le montre par des lignes ponéhæcs. Bien
entendu que ces écharpesne doivent être pofées qu’a prèsque les
bordages font finis & que les-venteaux ont reçu route la façon
qui leur convient ; que fi je les ai appliquées ici fur une fimple.
carcaffe, £ a été afin de les,rendre plus fenfibles..
C h a p . X I II . D es p o r t e s p o u r l e s É c l u s e s . 2 3 3
Je crois que l’on conviendra qu’en donnant à ces nouvelles P lawC.
ferrures une force fuffifante , elles contribueront plus que toutes X X IX ,
les autres à la folidité des venteaux ; pour cela il fuffira de faire
les écharpes avec du fer d’un échantillon pareil à celui qu’on
emploiera aux autres ferrures plates, convenables à la largeur
de l’éclufe dont il fera queftion.
J ’ajouterai que pour fortifier la partie fupérieure du poteau
tourillon, contre l’effort qu’elle éprouvera de la part de la charge
que les écharpes auront à foutenir, il conviendroit de prolonger
le talon de l'équerre n o p , jufqu’au fommet, de maniéré que la
frette m le couvrît, & donner alors 1 pouces d’épaiflèur à ce
talon au lieu de 1 8- lignes ; mais ce qui vaut encore mieux, c’effc
de foutenir chaque venteau avec deux colliers au lieu d’un , ce
que l’on pourra faire en plaçant le fécond à l’endroit Y , au-
dellous de l’entretoife fupérieure, fupprimant la contrefiche D.
C ’eft ainfî que l ’on en a ufé à la grande éclufe du Havre de
Grâce, afin d’avoir égard à leur grande-portée.
397' Pour ne rien omettre de ce qui appartient aux portes des Enuihlrathn
grandes éclufes-, il me refte à parler de leurs agrès,.qui fe ré- ie ‘ Pcti“ s . ,
duifent : r°. Aux frettes m dont on garnit les extrémités des po- pr1“ “
ïeaux tourillons St bufqués, auxquelles on peut employer du trent dans les
fer de même échantillon que celui des ferrures plattes. agrès des vmo
a ' 1 1 7 1 1 r r 1 teaux d une
I . A un anneau a branche i , attache au lommet du poteau grands idujf.-
bufqué de chaque venteau , fervant, à l’aide des cables- St ca-
beftans, a ouvrir les portes-.
30. A un double crochet G attachéfur Pentretoife fupérieure,
dont l’un fert pour tenir par le haut le venteau affujetli dans
fon enclave , 8c Fautre à faciliter fa fermeture.
4". A un autre crochet g , attaché au poteau bufqué, aU-deffus
de Pentretoife du milieu , dans lequel on pafle une chaîne de
fer pour fervir encore à maintenir le venteau' dans fon enclave.-
II y avoit de plus aux portes du grand paliage de l ’éclufe de
Mardick , deux anneaux h attachésvers le bas du même poteau',
pour y paffer un cordage, afin de-pouvoir ferrer, en cas de befoin,,
les deux venteaux l’un contre l’autre, ou ne les laiffer ouverts-
qu’à la diftanec qu’on jugeroit à propos.Enfin on avoit auffi attaché
fur Pentretoife fupérieure une piece H nommée ca pfmouton,-,
comme on en voit dans les vaiffeaux, deftinée à lier' un hauban
ou gros cordage, afin de foutenir les venteaux, quand' ils fe' . , ..
tiennent lermés, contre les houles de la haute mer. deTrouUueT
3 , 9 Nous- avonsdit (295) qu’on foulageoit avec des roulettes fu vmt àƒ»-