
C h a p . V IL D e s B a t a r d e a u x d e M a ç o n n e r i e . 4 0 1
tervalle aux endroits les plus convenables pour obliger l’eau de
circuler par cafcade d’un front à l ’autre , fie ne mettre à fec que
celui que l’on veut, au cas que l’on n’ait pu lui ménager un écoulement
particulier fans le fecours de fes collateraux. C ’eft dans
l ’heureux choix de la pofition des batardeaux de cette efpece ,
félon la pente du terrein, qu’un Ingénieur peut manifefter plus
que dans toute autre occalion fa capacité 8c l’étendue de fes vues,
pour procurer à la défenfe de la place toutes les reflources que
l ’on peut tirer des eaux ; mais comme ce n’efl: point ici l’endroit
de traiter une matière auffi importante, je remets d’en parler plus
a fond dans le fécond volume, pour ne confidérer préfentement
que le# batardeaux en eux-mêmes.
J 64. La première, deuxieme 8c cinquième figures de la planche
L V II comprennent l ’élévation, le profil 8c le plan d’un batardeau
dont on n’a rapporté qu’une partie de la longueur, fuffifante
pour juger du relie, principalement de l’éclufe que l’on y voit.
•On fuppofe que les extrémités de ce batardeau font liées avec
le revetement du corps de la place fie celui de la contrefcarpe,
Se que l’eau ne peutpalîèr d’un côtéàl’autre qu’en levant la vanne
de réclufe, dont le plan elt divifé en deux parties pour exprimer
en mêmetems le maflîf de fa fondation Se l’établillèment de fon
radier ; qui fe réduit ici à un rang de traverfines pour recevoir le
plancher, parce que l ’on fuppofe qu’il n’a pas befoin d’une plus
grande façon.
Pour établir folidement un batardeau, il faut 1 °. avoir égard
fu r toutes chofes à la qualité du terrein fur lequel on veut l’affeoir,
afin de le préferver de tout accident, i ° . Garantir fi bien fa fondation
du puiffant effet des eaux de la retenue, qu’elles ne parviennent
jamais à fe frayer un paflage par defious. 30. Régler
leur épaiffèur de maniéré que fans y employer une trop grande
quantité de matériaux, on puiflè être affiné qu’ils réfifteront
inébranlablement à la pouffee des plus hautes eaux. De ces trois
maximes les deux premières font de pure pratique, fie ne peuvent
être bien remplies que par les fages précautions de celui qui fera
le projet 8c le devis du batardeau. A l’égard de latroifieme,
comme elle fe réduit à eftimer la force de la puiflance qui agira
contre ce batardeau, afin de lui oppofer une réfiftance allez
grande pour ne point appréhender qu’elle fléchilïê jamais fous
l ’effort qu’elle aura à foutenir ; cette maxime ne peut-être bien
remplie que par une combinaifon de vues de théorie 8c de pratique
, comme nous le ferons fentir plus haut. Cependant ce
Pan. IL Tome /. f e e
Maxime fur
la confir action
des batardeaux
de mar,
çonnerie.
P l a n c .
LVII.
Fig. 1 , X
8c 5.