
3)8 A r c h i t e c t u r e H y d r a u l i q u e , L i v r e I I ,
P l . X L . Pour foulager les portes du poids immenfe d’eau quelles
avoient à foutenir dans certains tems, 5i pour garantir le pays
des irruptions de la mer, lorfqu’aux équinoxes elle s’élève à une
hauteur extraordinaire, on les a doublées du côté du rivage SC
du côté du canal. Quand les premières O PQ , V X Y , étoient
Fermées dans la haute mer, Fa pouflTee Fepartageoit entre elles, en
la FaiFant monter à une certaine hauteur dans la chambre QPO
V X Y , comme je l’ai expliqué aux articles 138 êc 1 3 9 ; à quoi
contribuoient aufli les eaux douces, en s’appuyant contre le revers
des portes OPQ. Ainfi l’on étoit maître de ne laiFIer entrer les
marées dans le canal qu’à la hauteur qu’on le jugeoit convenable
au jeu des portes tournantes IK N , dont il en paraît ici une IK
Fermée, S i l’autre LM ouverte ; obFervant que ces dernieres pou-
voient aufli être Foulagées de leur charge, en tenant Fermées les
autres R ST , quand la mer Fe retiroit, après avoir laide dans la
chambre N K IR ST l’eau à une hauteur proportionnée à celle de
la retenue, pour en partager le poids. D ’ailleurs ayant doubles
.paires de portes de flot St d’ebes, on étoit afliiré que fi l’une verrait
à manquer par quelque accident, l’auere pouvoir y Fuppléer.
Que fi le travail étoit confidérable, on avoit la refl'ource des
batardeaux , qu’on pouvoir Faire à l’aide des coulifles pratiquées
dans les bajoyers S i la pile. Sur quoi l’on remarquera que pour
fortifier ces batardeaux, on avoit attaché fur les dernieres traverfines
des Femelles Z , où étoient pratiquées des mortoifes
prêtes à recevoir les areboutans des montans appliqués contre
les poutrelles. Au refte, ayant fufBfamment détaillé dans les articles
38 1 & 474 les venteaux de cette éclufe , aufli-bien que les
portes tournantes S i leur manoeuvre pour approfondir le chénal j
je ne m’y arrête point. Je dirai Feulement que l’on trouvera encore
ces mêmes portes placées dans leurs enclaves fur la Planche
X L IV , qui comprend l’élévation de la pile apperçUe le long
du petit paflàge, avec le profil du radier, dont le progrès de fon
exécution efl: divifé en fix maniérés différentes de travail fuc-
ceflif, repréfentées Fur les Planches X L I S i X L II.
Maniéré dont 499. L ’éclufe ayant été tracée, on commença par enfoncer
Mê diftrïbuês des pdots de 9 a 10 pieds de longueur, lur i o a 10 pouces de groL-
foieslafonda- feur, qu’on avoit tirés de la démolition des jettées de Dunker-
^îciafe C“ U fluc- Rs furent placés par rangées, bien alignés fur toute la largeur
de la fondation, terminée à la queue des contreforts, Fans
P l . X L I. av0;r égard aux vuides que laiffoient leurs intervalles , comme
on le voit marqué dans le premier travail. Ces rangées étoient
C h a t III. D e s c r i p t i o n d u c a n a l d e M a r d i c k . 359
éloignées de 3 pieds l’une de l’autre, mefurées de milieu en ml-
lieu Les centres de ces pilots étoient pofes a 6 pieds de diftance,
fous le radier des pacages, & à 3 pieds feulement fous le maffif
des bajoyers, de leur contrefort S i de la pile, fans parler des autres
qui foutenoient les ventricres des huit files de palplanches
pofées aux endroits ordinaires, de maniéré qu’il y eut 4 toiles-
entre la première S i la fécondé file, 7 toifes Epied entre la fécondé
S i la troifieme, 3 toifes 1 pieds entre la troifieme S i la quatrième
file, 17 toifes l pieds entre la quatrième £c la cinquième .3 toiles-
a pieds entre la cinquième & la fixieme, 7 » ‘/ » i pied entre la
fixieme S i la feptieme, enfin 4 toifes entre la feptieme St la huitième
file. Toutes ces diftances mefurées de milieu en milieu der
l’épaiffeur des palplanches. Ainfi la longueur de 1 eclufe | ell:
trouvée de 46 toifes 1 pieds, non compris les deux ventricres-
extérieures, fur 18 toifes 4 pieds de largeur, fans égard aux em-
branchemens de 4 toifes de faillie au-delà des contreforts
s00 Après avoir garni de maçonnerie 1 intervalle des pilots,
chaque rangée précédente fut coëffée d’un cours de traverfines
marqué par le fécond travail ; enfuite on a pofé la féconde grille
compofée de longrines, S i le premier plancher du radier fous les
paffages feulement , comme le marque le toifieme travail, o u
l ’on voit aufli les maîtreffes pièces deftinees à foutenir les leuils.
Les vuides formes par les- compartimens ayant été remplis de
maçonnerie, on a pofé une troifieme grille faite de traverfines,
exprimée dans le quatrième travail. A l’égard du cinquième, il
montre le fécond plancher attaché fur la grille précédente, avec
l ’affemblage des bufes S i le relief de l’eftrade. Quant au fixieme
travail , il fe réduit à faire voir le recouvrement du plancher
précédent, par conféquent le radier de 1 eclufe, ainfi que la
première aflîfe des bajoyers S i de la pile ; mais pour mieux juger
du tout, il faut confidérer les profils rapportés fur la quarante-
quatrieme Planche, relatifs à la quinzième, que nous avons expliqué
dans l’article 154 . jj .,
soi.Tand is qu’on étoit occupé à fonder l’ecluie, on travail-
loït aufli à établir les faux radiers de la maniéré que nous l’avons
expliqué article 318 , relatif à la PL X L I I I , comprenant celui
qui regardoit la mer ; c’èft pourquoi il convient de relire cet article,
en obfervant que A marque par intervalle le fond du ter-
rein , B les lits de gl-aife appliqués deffus, C ceux de fafemage ,
n Uc mf mt! lirs contenus par des tunes , E Les pierres dont les
P l . X L I .
Suite dupr«~-
grès de la fondation
juf-
qu au recouvrement
du
radier.
P l .XLIL.
P i . a n c .
X L IV -
Defcriptiorr
du fau x radier
& des ailes de'
la même éclufe-
P l a n c h .
X L I I I .