
les portes doivent foutenir.. pagô
Examen de P u f âge quon peut fa ir e (Tune éclufe à deux paffages, pour fa c i-
liter la navigation d’un canal ou d'une riviere 3 écouler les eaux du pays &
approfondir un chénal, y ^
C H A P I T R E V.
Comprenant des recherches fur la perfection des éclufes.
SECTION PREMIERE.
De la réfiftance des bajoyers contre là pouflee de l’eau qu’ils ont à foutenir.
£ 'Action de l'eau contre les bajoyers d'une éclufe 3 digues & batardeaux 3
dépend uniquement de la longueur de la furface & de ‘ la hauteur de l'eau
qui la pouffe 3 & nom pas de la largeur de la bafe qui la foutient. Page 7 6
Maniéré de confidérer la poujfée de l'eau contre les bajoyers d'une éclufe,
pour y proportionner leur réfifiance. 77
Analogie formée pa r la poujfée de l'eau & la réffiance des bajoyers3 relativement
à la hauteur & à l'épaijfeur du mur fervant de bras de levier à ces deux
pnijfances. 78
Pour comparer une puiffance provenant de l'action de l'eau avec une autre
provenant de la maçonnerie, i l fa u t les réduire 3 afin de les rendre de même
genre. Ibid.
Pour faciliter le calcul de l'épaijfeur des bajoyers 3 l'on peut fuppofer que
leur hauteur efi la même que celle de l'eau. 79
Méthode générale & commode de calculer l'épaijfeur des bajoyers dans l'état
cC équilibre 3 pour ceux qui ne favent pas l 'Algèbre. 80
Autre maniéré de calculer l'épaijfeur des bajoyers3 en fuppofant leur réfiftance
d'une moitié en fu s de l'état d'équilibre 3 à II aide d'une formule générale. Ibid.
Les réfîfiances des bajoyers 3 à hauteur égale d'eau 3 font dans la raifon
des quarrés de leur épaiffeur. 8 1
Les épaijfeurs des bajoyers 3 pour les éclufes de différente profondeur3 doivent
être dans la raifon des plus grandes hauteurs de l'eau que les bajoyers
auront à foutenir. Ibid.
Maniéré générale & commode de trouver l'épaijfeur des bajoyers de toutes
les éclufes3 dès que l'on fe ra prévenu de celle qui a réujji dans un cas particulier.
Ibid.
Quand on f a i t l'épaijfeur des bajoyers égale à ta profondeur des plus grandes
eaux 3 leur réfifiance f e trouve alors quintuple de la poujfée qu'ils ont à fo u tenir.
8i
Avantage des contreforts pour la fo lidité & la confervation des éclufes.Ibid.
SECTION
m
SECTION IL
De la poulfée de l’eau contre les portes bufquées des Eclufes. .
JkAfA niere d'exprimer la poujfée de l'eau fu r les portes bufquées d'une JL r JL éclufe. Page 8 5
La charge que foutiennent les poteaux tourillons de la part du poids de
l eau 3 efi la même que s’ ils fervoient de coulijje à une feule vanne qui tien-
droit lieu de deux venteaux. . , 84
L'action de l ’eau qui ferre les deux venteaux l'un contre l'autre 3 peut toujours
être exprimée par la fa illie du bùfc. Ibid.
L'angle formé par les heurtoirs du bufe 3 vaut mieux droit qu'obtus. Ibid-,
Conféquence de ne point fa ire l'angle du bujc trop obtus. 8 5
Plus l ’angle du bufe e(l obtus3 & plus les crapaudines & les colliers tendront
.a s'écarter du centre de l?éclufe, ; Ibid.
Analogie d'un coin appliqué à Vaction de l'eau fu r les portes d'une éclufe. 8<»
L a poujjée de l'eau, qui f e f a i t fu r les portes d'une éclufe dans un fen s pa-
lallèle aux bajoyers3 quelque fa illie que l ’on donne au bufe 3 efi toujours cotif-
tamment égale à celle qui J e feroit fu r une feule vanne. 8 7
Application d'un autre principe de mécanique 3 pour prouver encore ce qui
précédé. Ibid.
Raifonnement pour fa ire fentir l'inconvénient des venteaux bufqués qui ne
f e joignent qui imparfaitement. 88
L'angle obtus le plus parfait que doivent former les heurtoirs 3 doit être de. 1.3 5 degrés 3 ou valoir les trois quarts de la fomme de deux droits. Ibid.
Mariiere de former une équation pour trouver la fa illie du bufe répondant à
F angle le plus parfait. 89
Dans le cas de l 'angle le plus parfait 3 f a fa illie f e trouve égale à la cin-,
quieme partie de la largeur de l 'éclufe. Ibid.
Maniéré de connottre la poujfée effective de l'eau que foutiennent les venteaux
d'une éclufe dans les différens fens oà cette poujfée agit. 90
Remarque fu r la nécejjîcé d'établir folidement le bufe d’une éclufe. 91
SECTION III.
Examen de la réfiftance des bois qui entrent dans la compofition des vannes
ou portes bufquées, droites ou courbes.
T f N quel fen s i l faut confidérer la réfifiance du bois3 eu égard aux bras de
S j jfvier des puijfançes agjffantes & réfifiqntes. 91
Le bras de levier moyen des fibres qui réfifient à être rompues 3 efi égal aux
.deux tiers de l'épaijfeur de la piece 3 en commençant du point d'appui. 9 3
Maniéré de comparer la réfifiance de deux pièces de même longueur &
LL. Partie., Tome /» b