
P l a n c h .
X X X I I I .
Détail fu r les
principales
pièces de charpente
de la
même porte.
P l a n c ,
X X X V I .
P l a n c .
X X X I I I .
j i g A r c h it e c t u r e H y d r a u l iq u e , L i v r e I ,
paflèr dans le pays ; au contraire quelle contribue elle-même à
la maintenir en cet état, dans le cas où les portes bufquées*qui
font en avant fe trouveroient ouvertes par accident ou pour quelque
réparation. (
La raifon qui oblige encore de faire le cote de la porte qui l e
meut en avantplus large que l'autre; c’eftafin que la mer en remontant,
trouvant plus de prife, puiffè feule la refermer, parce
qu’elle n’eft pas tout à fait dans le fil de l’eau, ainfi le valet ne devient
néceffaire qu’au moment que le niveau de la marée fe trouve
inférieur à celui de l’eau douce, dans le cas où l’on voudroit la
ménager, en ne lui laiffant point du tout d écoulement,autrement
l’on pourroit s’en palier, en laillant le guichet M ferme, ôc 1 autre
L fumfamment ouvert pour laifler un efpace qui n’étantplus pouffe
par l’eau douce, faflè que le côté qui étoit le plus chargé le devienne
moins. Alors, quand la mer fera retirée, l’on pourra bailler
le ventail L pour regagner &c même furpafler l’équilibre, afin que
la porte s’ouvre 6c aille d’elle-memefe diriger dans le fil de 1 eau.
Au refte cette porte peut auifi fe mouvoir avec des cabeftans, en
y amarrant des cables 6c des poulies de retour, comme on fait
à celles de IVluyden , ou il n y a ni valet ni ventails,
457. Le même plan comprenant les moifes d’en bas, montre
fenfiblement comme elles accolent l’arbre tournant,êtla maniéré
dont elles font liées enlemble par un nombre de boulons de fer qui
les traverfent ; de là, elles vont en diminuant d’épaifleur vers leurs
extrémi tés CD, s’affèmbler aux poteaux battans X 6c Z. On observera
auffi dans la première figure de la planche X X X V I , que l’arbre
tournant AB, a deux entailles oppoféesa c b en haut 6e en bas,
pour fervir d’appui aux moifes. A 1 egard des enti etoifes représentées
parla neuvième figure (PL X X X I I I ) , elles vont auffi en diminuant
d’épaifleur, en partant de l’arbre tournant, avec lequel
elles font liées 6c fortifiées des deux côtés de la porte , par des
doubles rengraiffès. Il eft bon d’obferver que quoique la fécondé
entretoife G parodie interrompue par le ventail L , elle n’en eft
pas moins liée avec le poteau gauche, comme l’autre H paroîc
l’être avec le droit ; il arrive feulement que l’on ménagé vers
l’extrémité de chacune, mais dans un fens oppofé, un demai-
griflèment pour le paflage des ventails. Or comme 1 endroit M
marque le revers de la fécondé, pofée de 1 autre coté de la porte,
il eft aifé de juger de la fltuation de leurs faces extérieures ; fur
quoi j’ajouterai que le bordage N , qui forme le panneau qu’on
voit au-deffùs du guichet, s’applique fur le côté oppofé, où il
C h a f . I . D e t a i l d e l ’a n c . É c lu s e d e G r a v e l in e s . 3 1 9
eft entretenu par un chaffis de fer attaché Solidement. Je dirai encore
que quoique le recouvrement de la carcafle de cette porte
paroiffè pofé fur la face qui regarde la mer, il faut s imaginer
qu’il l’eft au contraire fur celle qui regarde le pays, n en ayant
ufé de la forte que pour ne point mafquer les principales pièces.
458. Quant aux dimenfions de la charpente de cette porte , OE |p |
l’on a donné à l’arbre tournant 1 6 pieds 8 pouces de hauteur, de la même '
fur 1 5 êc 17 pouces d’équarriflage. Son bouton ou colet jouant porte & de fon
dans une feule piece R S nomme t e te9 de 24 pieds de long, fur va} 6M
z i pouces d’équarriflage, tenant lieu des moifes dont il eft p LANC
parlé dans l’article455. ^ p X X Y IT r
Les poteaux battans ont été faits de 12 pieds de hauteur, lur ^ g *
10 à 12 pouces d’équarriflàge. v ^n *
Les quatre moifes qui accolent l’arbre tournant , ont leur Ion- «■
gueur proportionnée à la largeur de la porte , qui a ete faite de
17 pieds pour une voie de 16 , les poteaux battans ne couviant
leur feuillure que de 6 pouces. Ces moifes ont chacune au milieu
9 fur 10 pouces d’équarriflage, réduites a leurs extrémités a
l ’épaifteur des poteaux battans.
Les quatre entretoifes ont 10 fur 12 pouces d equarrinage , ôc
font liées avec l’arbre tournant, par des rengraifles de 7 pieds
de longueur, fur 5 à 9 pouces d’équarriftage; fortifiées de plates-
bande de fer, comme on le voit marque dans la fécondé figure
de la planche 2 4 , les ayant fupprimées ici pour ne point couvrir
l’aftemblage des mêmes entretoifes.
Pour les bracons, on les a fait de 10 fur 1 1 pouces , 8c les
potelets ou petits poteaux montans pour les couliffes des ventails,
de 8 fur 10 ; le tout recouvert d’un bordage de deux pouces ÔC
demi d’épaifleur, pofé du même fens que les bracons.
A l’égard du valet fervant de clef a cette porte , la figure 5 *§• J*
montre qu’il efteompofé d’un poteau tourillon A B , de 10 pieds
de long, fur 6 à 10 pouces d’équarriflage, ôc de la branche CDE
d’une leule piece , de 14 pieds de longueur, auffi de 6 fin 10
pouces d’équarriflage, de même que les deux liens F , G , ioliT
dement entretenus par des étriers- Les doubles equerres de^rer
11’ont point eu lieu, non plus que la plate-bande qu on voit del-
fus le poteau pour le fortifier. r , , Dimenfuns & 45 9 Je n’ai point parlé des ferrures des portes büiquees de poids des pria-
cette éclufe, parce quelles font aifées à eftimer félon la largeur i f -
des venteaux, en fuivant les réglés generales^que j ai onnees pi0y^es^ cet_
dans l’art. 390 ; mais je n’en uferai pas de même pour celles de u jo m .
P art. II.T om e I. T c