
P l a n c .
X X X I ,
Fig. I.
Dimenfions
qui conviennent
aux colliers
de fonte 3
félon la grandeur
des venteaux.
P l a n c .
X X X ,
Fig. 13.
P l a n c . xxxr,
Fig- i.
Maniéré de
calculer la pe-
fanteur des
colliers■ de
fonte, moyennant
la con-
noijfance de
leurs dimen-
fions.
1 6 4 A r c h i t e c t u r e H y d r a u l i q u e ,' L i v r e I ,
s’ajufte avec le collier par de douoles noeuds traverfés d’un
boulon d’acier.
La queue O H de cette charnière eft attachée par deux fortes
chevilles S , avec la fourchette 1 L K , que forme la première
brancheL M du tiran qui retient le collier de ce côté-là, laquelle
eft accrochée à la branche fuivante N P , de maniéré à 1 ailler un
oeillet pour y enfiler la clef R , appuyée contre de greffes pierres
Q , placées exprès dans le corps de la maçonnerie des bajoyers,
comme nous l ’avons dit dans 1 article 345 * obfervant que la
direction A P de chaque tiran fe trouve tangente au collet.
i n ' Pour proportionner la force des colliers a la gi andeur des
venteaux ou à la largeur des éclufes, je n’ai point trouvé de règle
plus convenable que de faire leur hauteur H I égale aux deux
tiers du diamètre du collet -, & de lui donner pour épaiffeur la
fixieme parcie du même diamètre. Ainfi aux venteaux dont le diamètre
du collet feroit de 1 1 pouces, le collier en aura 8 de hauteur
èc a d’épaiffeur, qui doit croître pour les oreilles au point
que les noeuds A , B aient cette meme epailïeui de métal autour
des boulons, dont le diamètre doit être la neuvième partie de
celui du collet, par conféquent de 1 6 lignes dans cet exemple.^,
Quant à la longueur G H des charnières , il faut quelle foie
triple du rayon du collet, la largeur de la queue allant en diminuant,
pour être réduite a la moitié de celle du collier, en lui
confervant la même épaiffeur; c’eft-à-dire que, dans notre exemple,
fon épaiffeur à l’extrémité H fera de 1 pôuces, 8c fa largeur
de 4 , afin de pouvoir, fans trop l’affoiblir, percer les oeillets des
chevilles qui doivent la traverser : alors le poids de chaque charnière
fera à peu près les - du celui du collier.
Pour rendre le mouvement plus doux, il convient que le pourtour
intérieur du collier ait un peu de relief en forme de bourlet,
afin que le frottement ne fe faffe que^vers le milieu de fa largeur ;
cette façon peut fe donner après la fonte, en diminuant d’un
douzième l’épaiffeur de fes bords ; c’eft à-dire qu’ayant 14 lignes
dans le milieu, celle des bords fera réduite à u . On obférvera
qu’afin de manoeuvrer le collier plus commodément, quand il
s’agit de le placer, le fondeur doit lui faire deux anfesG, fi-
tuées au fqmmet.
418. Les mefures que nous venons de déterminer pour les
colliers fe trouvant les mêmes parties aliquotés de leur diamètre,
il eft certain qu’ils formeront des folides femblables à toutes
les écluf-s, de quelque grandeur quelles foient, 8c par conféquent
qu’ils
C hap. X I II . D es p o r t e s p o u r l e s É c lu s e s .
qu’ils feront dans la raifon des cubes de leurs côtés homologues,
ou comme ceux de leurs diamètres, d’où il fuit qu’il fuffira de
connoître le poids du collier appartenant à un collet déterminé,
pour avoir celui de tel autre qu’on voudra. Or nous favons que
le diamètre de celui des venteaux du grand paffag'e de l’éclufe
de Mardickavoit 16 pouces, 8c que leurs colliers, qui étoient
à peu près dans les proportions que je viens de preferire, pefoient
510. livres.
Cela pofé, voulant connoître le poids du collier d’un diamètre
de 1 1 pouces, on dira, comme le cube de 1 6 , qui eft 4096, eft
à 5 20, pefanteur du collier donné, ainfi le cube de 1 1 , qui eft
1 7 18 , eft au poids du collier que l’on cherche, qu’on trouvera
d’environ 210 livres, dont les trois quarts , qui font 1 6 5 livres,
donneront le poids d’une de fes charnières ; ainfi des autres.
419. Pour dire auffi un mot de la force du fer qu’il faudra employer
aux tirans, elle fera très-bien réglée en donnant à la grof-
feurdes branches la fixieme partie du diamètre dujcollet, comme
à l’épaiffeur du collier. Ainfi, en fuivant toujours le même
exemple , le fer fera de 1 pouces en quarré, dont le pied courant
pefe 1 5 livres., ce qui fuffit pour connoître la pefanteur du pied
de tel échantillon qu’on voudra, puifqu’à longueur égale leurs
poids feront dans la raifon des quarrés de la largeur de leurs
faces,. ,|ÿ
J ’ajouterai que la longueur des branches ne doit point palier
cinq pieds , afin d’avoir occafion de multiplier les clefs, auxquelles
on donnera i ou 4 pieds de hauteur, les faifant d’une grof-
feur égale à celle des tirans, dont le nombre des branches , 8C
par conféquent celui des clefs, dépendra de l’épaiffeur des bajoyers.
420. Les plus belles éclufes qui fe trouvent dans les Pays-Bas
ont les colliers de leurs portes difpofés avec les charnières ôc les
tirans, comme l’exprime la figure que j’en donne, &C ils ne fervent
qu’à foutenir le poteau tourillon contre le poids du venteau,
ce qui peut détourner (on axe de la verticale, pour peu de dérangement
qu’il y furvienne. C’eft apparemment afin de prévenir
cet inconvénient, que les Ingénieurs qui ont fait conftruire la
grande éclufe de Cherbourg, ont jugé plus convenable d’embraf-
fer tout le collet par une elpece de carcan, çompofé de deux
pièces A B C , & ADC , dont la première, femblable au collier
précédent, eft liée avec la pièce ADC. Cette fécondé pièce réunit
les deux charnières A , C , pour n’en faire qu’une feule, ayant
Pan. I L Tome I , L 1
De U fjrc e
du poids des
tirans de fer
fervam a retenir
les colliers
»
Defcription
d'une autre
maniéré de colliers
employés
à la grande
éclufe de
C herbourg.
P l a n c .
X X X .
Fia. 8.
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