
Bétail fu r et
qui appartient
aux repos &
fupports fe r-
vant de palier
aux roulettes
qui fou tiennent
les venteaux
, lorf-
qu3ils ont
beaucoup de
largeur*
PL.XVII.
178 ARCHITECTURE HYDRAULIQUE) L evée I ,.
la vanne ou la herfe, quand on les manoeuvre. Ces montans fonr
liés avèc le feuil par tenons 5c mortoifes R , comme- il eft aifé dé:
fe l’imaginer, c’eft pourquoi je ne m’y arrête point ; j’ajouteraü
feulement que l'on attache le long de ce feuil, une lambourde-
placée de façon qu'elle férve d’appui, à la vanne contre la poufleé--
de l’eau f 184)».
295. Quand leséclufes Ont beaucoup de largeur Scqu’ellcs-paf—
fent 25 pieds-, les portes en deviennent fi pelantes, que, quelque-
précaution que l’on prenne pour en aflèmbler folidement la charpente,
elles jouent, fe déboîtent’, ôc perdent beaucoup d’eau..
Pour prévenir cet inconvénient, on foulage les crapaudines dus
poids des portes, en attachant à chaque venteau une roulette,,
5C quelquefois deux, quand ils font d’une largeur extraordinaire,,
comme d e '25 pieds, tels-qu’étoient ceux du grand paflàge de-
l’éclufê de Mardic'k..
Comme ces roulettes auroient bientôt endommagé lè plancher
du radier, fi elles agifloient immédiatement deffus, on
prend la précaution de leur faire d e s repos db fonte, qui font des;
plaques en portion de cercle que l’on attache avec desvis-à tête
perdue, fur dés pièces de bois en portion circulaire, compofées;
de plufieurs/u/zr« que l’bn nomme fu p p o r t s , dont la courbure,,
qui eft la même que celle des plaques, doit avoir pour rayon les;
deux tiers dé la largeur dés venteaux. Tels font les fupports-L M
(PI. X V I I ) répondans aux heurtoirs IK d’une des plate-formes;
de la fondation du radier de l’éclufe qui étoit autrefois à l’entrée.-
du baffin de Dunkerqüe..
Gés fupports doivent avoir STfur 18 pouces d’ëquarriffage, leur
bafe taillée de façon à pouvoir s’encaftrer dè 3 poucés avec les;
traverfinés qui les portent ; de forte que la furface des mêmes;
pièces éxeede celle des travèrfines de y pouces-, pour répondre à-,
l ’épaiffeur du fécond plancher à celle de fon redoublement,,
que l’on emboîte avec les mêmes fupports, en y faifant de chaque
côté les feuillures nëceffaires-pbur y clouer les-bordàges qui',
viennent y aboutir. "Que fi on leur donne 3 pouces dé largeur ai
-chacune-, ellés anticiperont enfémblé de 1-2 fur la largeur, ’airifii
il en reftëra 6 dans le inilieu pour affèoir la plaque dé repos. Om
a foin defàire'lés fupports aflez longs pour qu’une de leurs extrémités
puiftè être liée, à queue-d’hironde -avec les heurtoirs-, 8c:
que l’autre foit enclavée de 15 ou 1 6 pouces dans le. maffif dés.
bajOy'efs, afin :de rendre ceS pi'ecës inébranlables,
Je crois en avoir allez-dit pour fournir aux'gens du métier;de-
C hap.V I I I . D e ta construction des R a d ie r s . 179,
«quoi fe tirer d’affaire dans l’occafion. Ce feroit entreprendre un
traité de la charpente que d’entrer dans un plus grand détail, 8c
d’expliquer la façon des tenons 8c mortoifes, la maniéré de faire
les embrevemens pour la liaifon des pièces, & autres pratiques
qui n’échapperont'point aux bons ouvriers. Il me fuffit d’avoir
affujetti la charpente des radiers à des réglés générales, ce qui
-n’avoit point encore été pratiqué ^cependant rien n’étoit fi nécef-
fa ire, pour ne point flotter fans ceffe dans l’incertitude, que de
favoir les dimenfions qu’il convient de leur donner, félon les cas,
2 ç>6. Le fécond plancher fe fait de bois de chêne de 3 pouces Detail fu r
d ’épaiffeur, de même que le premier, fur lequel ayant paffé lé- w ctmftmBiM
.gerement dans l’article 244, il eft bon de remarquer que ce que &
je vais dire leur convient également. flancher des
Les planches qu’on emploiera doivent avoir au moins 20 pieds ‘ cluf ‘ s-
de longueur, être bien ferrées les unes près des autres, 8c attachées
chacune à l’endroit des traverfines, avec 2 clous ébarbés,
de 7 à 8 pouces de longueur, 8c de 6 lignes de face, entortillés
-dans le milieu d’un peu d’étoupe, pour ne laiffèr aucun paffage
à l’eau ; les trous feront percés avec une tariere de cinq lignes de
diamètre feulement, afin de les enfoncer à force.
Les mêmes planches s’arrêtent enpore fur chaque traverfine
avec deux chevilles de bois de chêne ou de frêne, de 1 2 pouces
de longueur fur 1 y lignes de face ; on les fait quarrées plutôt
qu’oftogones, comme on le pratiquoit autrefois, parce que le
quarré donne lieu à des arrêtes qui fe font plus aifément ouverture
dans le bois, où elles font contraintes de fe reflèrrer extrêmement
, les trous ne devant avoir que 13 lignes de diamètre,
8c être percés de biais.
On évuide un peu le milieu des chevilles pour les envelopper
d’étoupes* alors elles tiennent beaucoup mieux que fi elles
étoient uniformes fur toute leur longueur. Après les avoir enfoncées,
on fend en croix la tête de chacune, pour y faire entrer
de l’étoupe que l’on braye enfuite.
On peut encore, pour retenir plus fortement les chevilles ,
les fendre légèrement au bout d’en bas, pour y introduire la
naiffance d’un petit coin r lequel ayant atteint le fond, fait enfler
la cheville à mefure qu’on l’enfonce ; mais il faut pour cela
qu’elle foit un peu plus mince en bas qu’en haut.
Après avoir calfaté, brayé 8c goudronné le premier 8c le fécond
plancher, on étend fur ce dernier un lit de trois lignes
d ’épaiffeur de la plus fine mouffe de marais, fur lequel on pofe
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