
Toutes les
ferrures plaises
des venteaux
d'une
éclufi f i font
d'égale force,
tu çgari k
leur largeur &
Règle générale
pour déterminer
la force
des ferrures
félon la largeur
des éclufe
s , ou la portée
de leurs
faîteaux.
14 8 A r c h it e c t u r e H y d r a u l iq u e , L i v r e I ,
lignes poncluées, parce que le talon n o de cette équerre eften-
caftré dans une entaille faite au poteau tourillon, immédiatement
fous le collier, Se la branche o p eft enclavée dans la face
fupérieure de l’entretoife, que cette équerre foutient plus folide-
ment que toutes les autres ferrures, pourvu qu’on lui donne la
force qu’exige fa deftination,
389, Pour lier la première entretoife Sc celle du milieu avec
le poteau bufqué , on fe fert encore de doubles potences de fer
e d e f 8ç d’une équerre c h i , pour l’entretoife d’en bas, encaf-
trées de toute leur épailfeur dans le bois. Bien entendu que les
mêmes ferrures font répétées fur le revers de? venteaux, Sc exactement
figurées comme elles parodient ici, afin de pouvoir être
liées par des chevilles qui leur foient communes.
Il eft a obferver que quand on a une fpis arrêté la largeur Sç
l ’épaiflèur qu’il ‘convient de donner aux ferrures précédentes,
eu égard à la portée des venteaux , ses deux dimenfions relient
confiantes pour toutes les pièces des mêmes ferrures, qui ne
diffèrent plus que par la fprme qu’il faut quelles aient félonleut
objet, \ ^
Les extrémités des deux poteaux fe frettent par des beugles de
fer 772 , comme le marquent les defleins dont nous parlons ; précaution
néceflaire afin d’empêcher que ces pièces ne fe fendent,
390, Voulant établir une réglé générale qui puifle s’appliquer
aux ferrures plates des portes de toutes grandeurs, je ne crois pas
qu’on en puiflè fuivre de plus convenable que de donner pour
longueur à chaque branche des étriers le tiers de la largeur des
venteaux, compris la partie de retour ; ainfi l’etrier entier fera
formé d’une bande de fer dont la longueur aura les deux tiers
de la largeur du venteau ; par conféquent s’il avoit quinze pieds
de portée, cette bande en auroit dix.
Pour les potences, je voudrois que la tige d e fût auffi égale au
tiers de la largeur du venteau, Sç la croix e f moitié de la même
tige ; ce qui reviendra au quart pour le retour i h des equerres
d’en bas, dont je fuppofe la branche e h égale à c d .
Aux éclufes qui auront depuis 12 jufqu’à iS pieds de largeur,
la force des ferrures dont nous parlons fera bien proportionnée
en leur donnant 3 pouces j de largeur fur 4 lignes d’épaifleur.
Pour les éclufes depuis 19 jufqu’à 14 pieds, il faudra donner
à ces ferrures 3 pouces { de largeur fur 5 d’épaiffeur.
Aux éclufes qui auront depuis 15 pieds jufqu'à 3 0 , on dom
nera
C h a p . X III. D es p o r t e s po u r l e s É c lu s e s , 14 9
liera aux ferrures 3 pouces f de largeur fur,6 lignes d’épaifleur.
Aux éclufes qui auront depuis 3 1 pieds jufqu’à 35 , on donnera
aux mêmes ferrures 4 pouces de largeur fur 7 lignes d’épaifleur.
Aux éclufes qui auront depuis 37 jufqu’à 4 1 pieds de largeur,
on donnera à ces ferrures 4 pouces j de largeur fur S lignes d’é-
pai fleur.
Enfin aux éclufes qui auront depuis 43 jufqu’à 48 pieds, on
donnera aux ferrures dont il s’agit 4 pouces - de largeur fur 9.
lignes d’épaifleur. Telles étpient celles qui ont été employées aux
venteaux de l’éclufe du baflîn de Dunkerque'8e à ceux du grand
paflàge du canal de Mardick.
391. Comme le projet d’une éclufe doit être accompagné
d’un état ellimatif bien détaillé de la dépenfe de toutes les ma- calculer U
tieres mifes en oeuvre, qui entreront dans fa compofition, voici r oids dts f i r-
une méthode déjuger à peu près du poids de toutes les ferrures 'a rp fû é eT
precedentes, des qu on fera prévenu qu’un morceau de fer battu aux venteaux,
bien corroyé, que je nommerai premier échantillon , d’un pied
de longueur fur 4 pouces de largeur & de 12 lignes d’épaiflèur, ^ û 'm w v îtu
pefe 14'livres. Cela pofé comme un fait d’expérience , on fe
rappellera un principe.de géométrie des plus Amples, qui eft que
la folidité, par conféquent le poids, de deux parallélipipèdes
homogènes qui ont des dimenfions égales, eftentr’eux dans la
raifon compofée de leurs dimenfions inégales. Ainfi ayant un
autre échantillon encore d un pied de longueur Sc de 4 pouces
de jargeur fur 7 lignes d’épaiffèur, qui eft la force du fer plat
qu il convient de donner aux ferrures des venteaux, pour les
éclufes- qui-auroient depuis 31 jufqu’à 3 6 pieds de paflàge; il
arrivera que le premier échantillon fera au fécond, comme 12
lignes eft a 7. On dira donc en failant une réglé de proportion,
fi 12 lignes d epaiflèur donnent 14 livres, poids du premier
échantillon, combien donneront 7 lignes , pour la pefanteur du
fécond ; 1 on trouvera S livres 8c un 6e de livre.
Si la largeur du fécond échantillon étoit compofée de pouces
SC de lignes , comme par exemple de 4,pouces 3 lignes, il fau-
droit alors, pour la fâcilite du calcul, réduire les pouces en
lignes, multiplier la largeur St l’épaifleur d’une part, parla largeur
Sc 1 epaiflèur de I autre, Sc fubftituer les produits à la place
des nomcb res 12 8c 7. , . r xi r • „. Application 391 - ouppoianr qu il loit quellion d’une éclule de 32 pieds, de la réglé pré*
dont la largeur des venteaux eft à peu près de 17 pieds, je confi- un
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