
Efcalier de
pierre pratiqué
’dans l ’é-
paiffeur des
embranche-
<mens ^ pour
defcendre fur
le radier. Ob-
fervation fu r
f épaiffèur des
b&joyers.
Manière de
terminer le
.couronnement
fies bajoyers.
Obfervation
fu r le remblai
des terres.
u t A r c h it e c t u r e H y d r a u l iq u e , L i t r e 1 ,
de livres bien faits, quoique d’ailleurs remplis de bonnes ebofes,
349- On pratique quelquefois des efcaliers de pierres de taille
dans [’épaiffèur des embranchemens, pour defcendre fur le radier
quand la mer eft retirée, foit à deflein d’y faire des réparations -,
ou de defcendre dans le fond d’un baflm, comme on l’a fait
pour celui de Dunkerque. La conftruétion de ces efcaliers
n ’ayant rien de particulier, je ne m’y arrêterai point, devant
en faire mention en parlant de ceux qui répondent aux quais revêtus
de maçonnerie, qui font l’objet du chapitre fuivant.
J ’ai d it, dans l’article 1 1 7 , que l’épaiffèur des bajoyers devoir
fe faire égale à la hauteur des plus fortes eaux qui dévoient paf-
fer fur le radier, quoiqu’une telle épaiffèur fût fort au-deflùs de
la réfiftance qu’il leur lalloit pour en foucenirla pouflee. On voit
préfentement la néceffité non-feulement d’avoir égard à cette
pouflee, mais encore aux fujétions occafionnées par les tirans
des colliers des portes, l’emplacement des cabeftans, celui du
pont tournant, en un mot tout ce qui exige néceflairement une
certaine épaiffèur de maflif fcrvant de folide bafe aux accefloires
de l’éclufe ; c’eft pourquoi nous avons mieux aimé rendre les
bajoyers plus forts que plus foibles. Mais comme nos réglés fur
le tracé dès éclufes ne regardent que leur capacité, prife au niveau
du radier, j'abandonne à ceux qui en feront le projet de
diminuer par retraite les épaiflèurs prefcrites, pour les réduire
au fommet des bajoyers, à celles qu’ils croiront devoir fuffire-,
fur-tout aux endroits lufceptibles d’économie, pourvu qu’elle
foit bien entendue , & jamais aux dépens de la folidité de l’ouvrage
, ni de l’aifance des manoeuvres qui pourront fe faire fur
leur plate-forme.
350. Quand on fera parvenu à la hauteur du couronnement
des bajoyers , c’eft-à-dirc à 3 pieds au-deflus du niveau des plus
hautes eaux , il faut en terminer le parement par une tablette ou
dernierë affife de pierres de taille, de huit pouces au moins de
hauteur, fur une largeur égale au tiers de l’épaiffèur commune
du fommet ; les pierres cramponnées enfcmble, comme on le
voit repréfenté fur quelques-uns de nos plans d’éclufe. Le relie
de l’épaiffèur peut fe paver en brique pofée de champ & en mortier
de ciment ;• mais à moins que la pierre de taille ne foit fort
•rare, il vaudroit beaucoup mieux la faire regner fur tout le couronnement,
fi l’on devo;t y remuer de gros fardeaux, comme
cela arrive dans les ports mer ; autrement fi cette partie n’ell
pas bien folide, elle fera tte à de fréquentes réparations.
C h a p . X I. D e l a c o n s t r u c t io n d e s B a jo y e r s . 1 2 3
Après que les bajoyers font entièrement achevés, on. leur
adoffè, comme je l’ai déjà dit, un bon conroi de terre glaife,
ou mieux encore d’argile, pour empêcher les eaux étrangères de
pénétrer dans la maçonnerie. Ce conroi fondé aufli bas qu’elle y
doit avoir environ 6 pieds d’épaiflèur, ou plus généralement le
tiers de celle des bajoyers prife fur la fondation,. afin de la proportionner
à leur hauteur, qu’on termine à un demi pied au-
deffus du niveau des vives eaux.
Ce conroi bien conditionné, l’on fait le remblai des terres le
long des côtés de l’éclufe, en les battant à la demoifelle par lit
de 8 pouces réduit autant qu’on le peut, pour les rendre moins
fufceptibles d’affaiflèment ; Si lorfqu’après quelques mois, elles
ont pris une parfaite confiftance,. on y affied un pavé de grais
fur une étendue convenable aux opérations journalières de la.
marine ou du commerce.
C H A P I T R E X I I .
D e la confiruclion des qu ais de maçonnerie & de charpente,
fe rv a n t d ’a iles a u x éclufes & de revêtem ent a u x b a jfin s. .
3 5 1/ 1 'Andis que l’on élevé les bajoyers d’une éclufe, on conf- Nicejfuè J i
truie en même tems les quais qui doivent lui fervir d’ai-Ad?^“ '****’
les', fur une prolongation égale au moins à celle des faux radiers* ‘n forme de
afin de la garantir des accidens dont elle fe reffèntiroit fi l’eau quai.
avoir la liberté de délaver les terres des bords du canal adjacens
aux mufloirs, pour de là s’introduire derrière les bajoyers,, donc
à la longue; elle pourroit caufer la ruine „ fur-tout fi l’éclufe étoit
expofée à l’agitation des flots.
D’autre part, fi du côté du pays l’eau fe trouvoit retenue pour
curer un porc, il feroit également dangereux que venant à pénétrer
dans les terres du remblai, elle fe fît un paflàge imperceptible
d’abord, mais qui ne manqueroitpas de croître avec une
extrême rapidité, fi elle étoit une fois parvenue à s’échapper..
D ’où s’enfuit la néceffité indifpenfabledepréferver les éclufes de'
ce qui peut les endommager de cette part ; ce qui fe fait en conf-
truifant des bouts de quais, que l’on allongeplus ou moins,felo®
que la néceffité & les commodités qu’on en peut tirer l’exigent,,
par rapport à la fituadon du lieu où l’éclufe eft placée. Comme