
F l a n c .
LV III.
F ig - r , «
&C 3-
Defcrïption
d'une éclufe à
portes tournantes
pratiquée
dans un
batardeau
pour curer un
chenal.
P l . l i x .
Defcrïption
de plufieurs
fortes de clapets
qui s’ ouvrent
& fe ferment
alternativement
par
Vdélion de ■
l ’eau douce &
celle de la
mer i pour le
Aejfechement
d ’un pays.
4 0 8 A R CH IT E C T U R E H Y D R A U L IQ U E , L lV R E I I ,
ïiu niveau de 1 an etc SK de la chape. Alors chaque face extérieure
A BCD ( fi g- 1 ) de cette plate-forme, le fait fur la prolongation
HA I fig. 3 ) du parement du batardeau. Si l ’on confidere dans
les figures précédentes la relation qu’ont entr’elles les parties
marquées par les mêmes lettres, elles ne laifferont rien à defirer
pour la parfaite intelligence de cette éclufe, dont le faux radier-
montre fuffifamment de quelle maniéré il doit être confirme
pour celles de cette efpece.
î 73-.F °r%ue les folles d’une place maritime peuvent fervir
de réfervoir pour concourir à curer un chénal, on peut pratiquer
dans chacun des batardeaux qui les terminent vers l’entrée du
port (70) une éclufe à portes tournantes, de 8 à 9 pieds de largeur,
qui ne peut produire qu’un très-bon effet fi elle cû bien
fituée, vu la grande quantité d’eau quelle lâchera à la fois. M.
Clément en avoitprojetté de la forte pour Dunkerque 8c Calais,
ayant fait a cette occafion les deflèins rapportés fur la planche
L I X , que je me difpenfe de détailler après tout ce que j’ai dit
du jeu d’une pareille porte dans les articles 1 7 3 , 1 7 4 , 17 5 . J ’ajouterai
feulement que voulant faire foutenir à cette porte, tantôt
l’eau de la retenue & tantôt celle de la haute mer, on ferme
entièrement la vanne répondant à la face chargée, & on laifls
1 autre ouverte en tout ou en partie, afin que le côté de la plus
grande pouflèe de l’eau foit oppoféà la feuillure qui doit lui fervir
d’appui. Je veux dire par exemple que fi la face H qui fe préfente
ici foutenoit l’eau du foffé à marée baffe, il faudrait que
la vanne I oppofée à la feuillure K fût fermée, & la fécondé L
ouverte; & au contraire, quand ce fera l’autre face qui fera
chargée par la mer. On n’a point employé ici de valet, l’arbre
tournant G étant fitué dans le milieu de la largeur de l’éclufe,
dont on a fupprimé les portes de flot, parce qu’elle eft fuppofée
placée de côté, à l’abri des houles de la mer. Cependant fi l’on
etoit dans le cas d’en craindre la violence , on pourra pofer ces
portes comme elles le font fur la planche X X IV , & faire les
bajoyers en conféquence.
574- Ayant voulu mettre à profit l’efpace qui s’eft trouvé vaquer
fur la planche L V I I I , après y avoir placé les trois premières
figures, on l’a occupé par plufieurs fortes de clapets def-
tinés à fermer les bufes de charpente qui fe font dans les digues,
pour faciliter l’écoulement des eaux d’un pays aquatique voifin
de la mer. Le premier de ces clapets, ( figure 4 ) qu’on fup-
pofe de 7 à 8 pieds en quarré, eft foutenu par une bafcule A
qui
C h a p . V U . D e s B a t à r C Ï a t îx d e M a ç o n n e r i e . 4 0 9
qui en foulage lé poids, mais qui lui laiffe pourtant affez de pe-
fanteur pour fe refermer de lui-même, dès que les eaux douces
ceffent d’y paffer, & que la mer en remontant vient s’appuyer
contre. La même chofe peut encore s’exécuter fans l’atelage
d’une bafcule, en partageant ce clapet en deux parties égales
CD & E F ( fig. 5. ) dont chacune eft brifée dans le milieu pour
former deux feuilles CD & E F , liées par des charnières. Lorf-
que les eaux douces ne montent qu’à une hauteur médiocre ,
elles lèvent les feuilles d’en bas D F , Se quand elles ont beaucoup
plus de force dans le tems des grandes" crues, celles d’en
haut C Se E font contraintes de s’ouvrir de même. Quant au petit
clapet marqué par la fig. 6 , on ne l’a rapporté ici que pour-
donner une idée de ceux qui font le plus d’ufage.
Tandis que nous en femmes fur la maniéré d’évacuer les eaux
d’un pays aquatique , voici différentes fortes de portes d’éclufes
comprifes fur la planche L X , exécutées en 1 71 1 pour deffecher
des marais fitués en baffe Normandie, aux environs de Caran-
tan. Le féjour des eaux douces qui n’avoient point d’écoulement,
joint à celles de la mer qui couvroient de tems à autre le
pays dont nous parlons, l’avoit rendu de nulle valeur, Sù l’air
étoit fi mal fain que fouvent il y regnoit des maladies épidémiques.
Voulant y remédier, on éleva des digues pour empêcher
la mer de paflèr au-delà, Sc dans ces digues on fit de diftance
«n diftance les éclufes dont il s’agit, répondant aux principales
rigoles où aboutiffoient les tranchées 6C coupures qui dévoient
caufer le defïechement. L’ouvrage fut exécuté avec tant de fuc-
cès par M. Morel, qui étoit alors Ingénieur Directeur des Ponts
& Chauffées de la Province, que quelques années après ces marais
d’impraticables qu’ils étoient font devenus d’excellens pâturages,
575. La première Se la fécondé figures repréfentent l’entrée
d’une bufe , vue du côté du rivage, fermée par une porte tournante
dont la mer en montant poufîè le grand côté beaucoup
plus que le petit Se l’oblige à fe fermer, jufqu’au tems où elle
permet à l’eau douce de l’ouvrir Se de s’écouler. Alors cette
porte fe trouve dans la fituation où le deffein la repréfente, appuyée
par le bas contre des taquets attachés fur le radier, ce qui
"cftaifé à entendre. Je ne dis rien ici de la conftruétion des bufes
qui demandent beaucoup d’attention pour être bien faites, parce
qu’on les trouvera traitées à fond dans le fécond volume.
La figure 5 exprime un paflage en manière d’éclufe ménagé
P a n . I L 1 ome I . F f f
P l a n c .
L V I I I .
P l a n c »
L X ,
Fig- I» *>
3 » 4 > & J .
Defcripfion
de plufieurs
éclufes pour
remplir le même
objet que
les clapets
précéder, s,
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0 m
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