
'Le renie de a
1'inconvénient
précédent, ejl
de recépèr Us
pilots au niveau
du fond
fu r lequel on
veut ajfeoir
lamuçor.nerie.
Explication
de la charpente
du radier
d'une éclufe
de moyenne
grandeur 3 en
fe conformant
aux remarques
vrècèdentes.
P l a n .
j 5 S A r c h i t e c t u r e H y d r a u l i q u e -, L i v r e I ,
en bas, au lieu que dans le cas dont il cft queftion , elle agiflbit
de bas en haut ; d’ailleurs les traverfînes n’étoient point allez
fortes, comme on le verra plus loin-. ( 281 , 28'r.)
267. Après une découverte auffi importante, ces Meilleurs
s’appliquèrent à chercher les moyens d’éviter à l’avenir un auffi
grand mal ; ils n’en trouvèrent point de plus fur que d’enfoncer
'les pilots jufqu’à refus de mouton , 8c de les -récéper enfuite au
niveau du fond pour y affèoir le maffif, excepté ceux qui doivent
foutenir les ventrières des palplanches , pour ne plus donner lieu
à l ’eau de percer au travers, dès qu’il feroit fait avec foin ; c’eft
ce qui a été exécuté depuis avec beaucoup de fuccès à l’éclufe
d’Asfeld à Calais, à celle du nouveau .canal de Gravelines, 8ç
à plulieurs autres.
Il cft bien furprenant qu’un moyen auffi fîmp'le-ne fe foit pas
préfenté plutôt à l’efprit ; combien n’auroit-on point ménagé de
ferrures inutiles pour lier les pilots aux traverfînes, .St évité de
fujétions dans leur affemblage ? Cela vient fans-doute de l’attachement
que l’on a-d’imiter ce qui a été fait par ceux qui nous
ont précédés, jufqu’à ce qu’un événement marqué nous ait ouvert
les yeux. Les anciens Ingénieurs ont cru bien faire d’enclaver
les pilots dans la maçonnerie ; ceux qui font venus après
les ont fuivis, fans fe mettre en peine fi l’on ne pouvoir pas faire
mieux, parce qu’on croit pouvoir exeufer fa conduite, en 1 au-
torifant par celle de ceux dont les maximes font révérées ; mais
ces réflexions me meneroient trop loin, je reviens a l’explication
de la planche dont il s’agit,
268. Si l’on confîdere la relation qu’ont enfemble le plan SC
le profil, par rapport aux pièces de charpente exprimées par les
memes lettres, on verra qu’après avoir planté les pilots T , arra-
fés fur le fond du déblais des terres, de même que les autres rangées
telles que E , maintenues plus élevées pour foutenir les mai-
treflès traverfînes ou ventrieres D , contre lefqueljes font appliquées
les palplanches S , 8c avoir élevé la maçonnerie X jufqu a
une hauteur convenable; on a pofé les premières traverfînes G 9
enfuite les long-rines L , Si fait le plancher H de maniéré qu’il
vienne affleurer la maîtreffe traverfine D , afin de couvrir les
palplanches S , pour de là aller fe terminer fous le foui 1 C , ou
le palier des tourillons V , formé ici par une feule piece appropriée
pour cela.
On voie auffi fur ce plancher les fécondés traverfînes R encaf-
trées de même que les premières avec les longrines L , 8c que les
Chàp. V II. De la fondation des Ecluses. ry<j
compartimens du grillage ont été remplis de maçonnerie ; après P l a n
quoi l’on a établi le fécond plancher K 8c fon redoublement I. X X I I I
Il importe fort d’obferver qu’après avoir a Semblé les heurtoirs
M avec le feuil C 8c le poinçon pour former le bufe, on a appuyé
contre les heurtoirs une lambourde coudée, compofée de deux
pièces affemblées à l’endroit a b c ; l’une a b c e appuyée contre le
leuil C , l’autre a d f ç b contre le heurtoir M qu’on ne peut voir
dans le profil, 8c qui va fe terminer à la queue du poinçon auquel
elle eft affemblée par tenons 8c mortoifes.-
On a taillé dans cette lambourdeunefeuillure P pour y clouer"
les bouts g h du fécond plancher K pofé fur les traverfînes, afin
que fon recouvrement I pût s’attacher fur la furfaee O de la-
même lambourde; de maniéré que l’extrémité de ce redoublement
vienne aboutir dans une autre feuillure pratiquée fur la bafe
N des heurtoirs, laquelle bafe eft: ici de niveau avec le palier,-
quoiqu’elle faflè partie de la piece donc le heurtoir même eft
compofé, afin de couvrir la jonction de cette bafe avec la; lambourde
, 8c d’empêcher l’eau de s’introduire entre deux.-C’cftpar
cette raifon que l’on a pratiqué une rénure dans le palier ou feuil
C , auffi- bien que dans l’épaifîèur des heurtoirs N 8c dans la lambourde
Q pour y renfermer une tringle n , fervant de lien à ces-
pièces, comme l’on a fait en m pour unir le feuilC à la maîtreffè’
traverfine D , vu les motifs dont nous avons fait fqncir les con-
féquences : c’eft pourquoi après avoir calfaté les rénures, on les
goudronne auffi bien que les tringles, afin que l’eau ne puifïè pas
pénétrer dans-les joints.
269.. S’il arrive, comme On le prétend, que les pilots enclavés (iifemtww
dans la fondation d’une éclufe font caufe que les eaux de fond conftemontent
fous le radier, les palplanches doivent auffi produire f k A rc A i • , - uvntey ou 1 on’ meme eiret; en ce cas il eft lurprenant que depuis qu on s’en pr°p°fi de ne-
eft apperçu, on fe foit expofé au même inconvénient, “ leur
faifant encore traverfer le maffif fous les feuils 8c à 1 endroit des d d , ni par
embranchemens ; car pour les extrémités du radier je n’en dis- les P'lolsJ 0“ ~
rien, l’ancienne conftrudtion étant indifpenfable, fans être nui- d n tlld eT
fible. On dira peut être qu’on eft contraint d’en ufer ainfi pour par Us pâl~
élever la tête des palplanches à la hauteur du premier plancher; Sffllllt
je réponds que fi leur objet efïcntiel eft d’empêcher que les eaux
de la retenue ne s;étendent fous le maffif, on pourroit fc contenter
d’affèoir leurs ventrieres fur le fond ; alors fe trouvant bien
enclavées dans le maffif fans le traverfer, les eaux ne pourrons:
plus pénétrer jufques-là, dès qu’il régnera au-deffus des palplaa