
î 34 . A r c h it e c t u r e H y d r a u l iq u e , L i v r e I ,
du radier, d y conftruire une voûte renverfée, de pierres de taille
ou de briques, les Entrepreneurs y feront obligés, comme aufii
de le conformer au trait qui leur fera donné pour la levée des
panneaux par l’ Ingénieur en chef; les pierres feront feulement
degrollîes du poinçon St cizeau, les joints faits avec beaucoup
de foin, St les pierres d’une épaiflèur raifonnable, St telle qu’il
leur fera marqué.
L.
Toutes les pierres de taille que l’on mettra en oeuvre feront
prifes des carrières de Landretun St d’AmbleteuZe en Boulonnois,
de roche vive St du meilleur banc.
L a q u a lit é des b riq u e s .
L I.
Toutes les briques qui s’emploieront aux ouvrages du préfént
devis feront faites de la meilleure terre des environs de Dunkerque
; ellesauront, étant cuites ,-huit pouces quatre lignes de
' ong> quatre pouces de large St deux d’épais , afin qu’étant mifes
en oeuvre, la liaifon en foit plus facilement obférvée.
L I L
La terre fera tirée en faifon pour qu’elle lé puifie mieux con-
xoyer; Sc lorfque les briqueteurs fe mettront en-état de les faire,
on les obligera à avoir trois batteurs pour deux tables, lefquels-
batteurs feront obligés de bien démêler la terre Sc de la b ion
pétrir de la houe, des pieds St autres inltrumens ; enforte qu’il
ne relie aucuns bouillons Sc morceaux de terre qui n’ayent été
conroyes avant quelesbroueteurs la tranfportent aux mouleurs.
l i i i .
Les moules Sc rayettes feront bien Sc duement ferrés, ainli-
qu il le pratique' dans les briqueteries bien réglées, afin que la
brique le trouve de même grolîeur à la fin de la campagne que
dans le commencement de l ’ouverture des atteliers.
. L I Y ,
Les briques lortant du moule où elles auront été bien preflees
de la main, feront mifes fur des étenres bien applanies Sc fablées
avec loin, afin qu’étant levées de ces étentes, elles fe trouvent
droites de tous les côtés, S i dégauchies à l ’équerre.
A mefure que les briques fe lèveront des étentes pour être
mifes en haye, les baves eîl feront proprement ôtées avec le
couteau de bois.
L V I.
Aucunes briques ne feront portées au four qu’après qu’elles auront
été trouvées bien feches, lefquelles briques feront enfournées
par gens dont l’expérience leur aura appris la quantité de charbon
qu’il conviendra mettre en oeuvre pour leur véritable cuiflon,
enforte qu’elles foient toutes bien cuites, loyales, marchandes, 6c
de la meilleure qualité.
^ L V I I.
Toutes les briques feront chargées de la main-, Sc déchargées
fur les'atteliers de même, enforte que de trois briques il y en
ait au moins deux d’entieres de riiifeS en oeuvre. *
L e compofé des d iffé r en s mortiers , & où i l s d e v ro n t s ’emplo ye r.
L Y I I I.
Les mortiers qui feront employés dans' la maçonnerie du radier,
article X X X V I Sc fuivans, feront compofés de deux tiers
de chaux vive de Boulogne bien cuite, Sc d un tiers de rcmille
de Hollande de la meilleure qualité (307).
L I X.
Les paremens des bajoyers Sc des deux petites éclufes, article
X L 1I , feront aulli maçonnés avec mortier de chaux de Boulogne
Sc terraffe de Hollande, dofé comme deflùs, fur l’épaif-
feur de trois pieds fix pouces (339, 34 °)'
L X.
Le reliant de la maçonnerie, non compris aux derniers articles
, fera maçonné avec mortier compofé de moitié de chaux
vive de la meilleure pierre de Boulogne bien cuite, Sc de moitié
de.fable,du meilleur Sc du plus épuré du pays; le mortier des
contreforts fera bâtard, c’ell-à-diremoitiédeS.Orner,Scmoitié
* On peut encore , pour plus cTmflruElion 3 voir ce qui efi dit fu r la brique dans te fecoifcb
chapitre du troifieme livre de la Science des Ingénieurs,