
Fig. 6.
Defcriptîon
d*iine autre
éciufe' dans- le
goût de la précédente
}ayant
de plus une
porte d'eau eu
herfe, convenable
aux
places de
guerre.
P l . X X ,
X X I Sc
X X I I .
t J 4 A r c h it e c t u r e H y d r a u l iq u e , L i t r e I , '
elles font fermées, accompagnées des vannes avec leur guichet";',
le pont de l’éclufe vu en face \ l’épailfeur des bajoyers avec leurs;
contreforts; enfin la charpente qui appartient à la fondation ,,
prife le long d’un cours de traverfines-.
Le troifieme profil E F ( figure 6 ) exprime la vanne L vue'
en.face; les poulies, qui y font attachées, au-delfus defquclles»
.paflène les cables pour foulager la puiflance ; le treuil & les roues;
pour manoeuvrer cette vanne dans les circonftances fuivantes,
Quand la mer baille, on ouvre les portes de l’éclufe, ik lorsqu'elle
eft entièrement retirée, on leve la vanne plus ou moins
félon la quantité d’eau qu’on veut lâcher; alors ell.e fuit avec
toute la vîtellè que peut lui imprimer le poids de celle qui lui
donne la chaife, emporte à la mer le fable &c la vafe dont elle f c
charge en chemin. Si à la marée fuivante les eaux du canal ne
font point allez abondantes pour recommencer la même manoeuvre,
on y lai lie entrer celle de la mer , jufqu’à une .hauteur
convenable, après-quoi on bailli la vanne pour ne lâcher qu’a;
propos les eaux de la retenue.,
264. Au défaut d’un canal, on peut encore fe fervir très-uti--
lement d’une pareille éciufe, en la fituant convenablement dans;
le folle d’une place maritime, comme on a fait à Calais ; celle'
qui elt placée à l’angle laillant du baftion de la citadelle, regardant
le port, reflemble allez à celle que je vais décrire, St eft
peu différente de la précédente , m’ayant de même que deux:
portes bufquées St une vanne : elle a feulement de plus une porte
d’eau, qui n’eft autre choie qu’une herfe, pareille à celles que'
l’on voit aux portes des places de guerre, pour interdire pendant
la nuit l’entrée du folle à l’ennemi St garantir la place des
furprifes.
Pour familiarilér de plus-en plus les commençans avec les
développemens d’éclufe, St .leur en faire prendre l’efprit, je vais,
de nouveau expliquer tout ce qui appartient à la fondation de
celle dont je parle, repréfentée fur les planches X X , X X I St
X X I I , dont la netteté ne peut que beaucoup contribuer à débrouiller
la matière ; le fujet que je traite ne pouvant être bien;.
entendu que par unegrande quantité de delfeins , pour rendre
fenfible nombre de chofes dont on ne peut guere fans ce fecours',
avoir des idées juftes; c’eft pourquoi je ne les ai point épargnés..
Plus le leéteur avancera dans l’étude de cet ouvrage , & plus il;
me fauta gré d’en avoir ufé de la forte , étant perfuadé qu’en;
examinant toujours de plus près les objets qui lui auront d. abord;
C h a p . V IL D e l a f o n d a t io n d e s É c lu s e s . t 5 5
jparu indifférens , plus il trouvera de nouveaux motifs d’inftruc-
-tion.
Comme les murs LM , N O , qui appartiennent à la fortifi-
•cation du front où l’on fuppofe cette éciufe placée, n’ont rien
»de commun avec ce qui regarde fa fondation, je ne m’y arrêterai
pas ; je dirai feulement que du côté de la place, par confé-
quent de la retenue des eaux du grand folle, on a ènfoncé une
file de palplanches P Q R , foutenues d’une ventriere pour en
garantir le pied contre le courant qu’elles forment quand on
vient à les lâcher ; & que pour les raifons que nous avons données
à la fin de la première feétion, ( 25 1 ) on a aufli enfoncé
trois autres files, traverfant toute la largeur de la fondation de
l ’éclufe. La première E F , fous le bufe des portes; la fécondé
C D , fous le feuil de la herfe, fervant de porte d’eau ; St la
troifieme S T, à la fortie de l’éclufe. .On en auroit encore mis
une à l’endroit G H , fous le feuil de la vanne, s’il ne s’y étoit
trouvé une vieille fondation, meilleure que tout ce qu’on auroit
pu faire.
Après ces précautions prifes contre l’eau de la retenue & celle
de la mer, on a enfoncé autant de pilots qu’on l’a cru nécef-
faire, vu la mauvaile qualité du fond de fable mouvant qui
régné communément aux environs de Dunkerque, de Calais,
&. de Gravelines.
On a pofé enfuite un premier rang de traverfines , efpacées de
trois pieds de milieu en milieu , formant la première grille, fur
laquelle on a établi la fécondé compofée de longrines, donc
trois fous chaque bajoyer, une feulement dans le milieu du radier
, à caüfe du peu de largeur de l’éclufe, qui n’eft que de 14
pieds, & une autre petite fous la quèue de chaque contrefort.
Toutes ces longrines font encadrées St liées avec les traverfines,
comme on l’a dit précédemment; mais avant que d’en venir là ,
il importe fort de remarquer qu’on a pofé quatre maîtrelles tra-
verfines 1 K : la première fous le palier du bufe ; la deuxieme fous
fon feuil ;la troifieme fous celui de la herfe ; & la quatrième fous
celui de la vanne : chacune d’elles enclavée entre deux autres
traverfines fimples , ce que l’on diftingue parfaitement dans le
premier & le deuxieme profil de la vingt-deuxieme planche.
265 . Après avoir formé la fécondé'grille, & élevé la maçonnerie
à là hauteur convenable, on a établi le premier plancher
cloué fur les traverfines dans la largeur du radier, &c feulement
de 18 à 20 pouces au-delà, Enfuite on a formé la troifieme
V i j
P l . X X ,
Fig- 1.
Suite du détail
appartenant,
à la fondation
de cette
éciufe,