
P l .X IX ,
Fig. 4.
Efiimation
du monde &
du tems q u il
faudra -pour
enfoncer une
certaine quantité
de pal-
planches.
16S A r c h it e c t u r e H y d r a u l iq u e , L iv r e I ,
quand l’ouvrage eft parvenu à un certain terme. Comme cette
fécondé doit être liée avec la première, en confervant le même
alignement, on voit qu’il faut fi bien prendre fes mefures en
frappant les piiots D , que la furface fupérieure de la traverfine
 B fe trouve lîtuée au-defïbus de celle de la ventriere s t dans la
hauteur qui doit faire la différence de leur niveau, 'de maniéré
que l’on puiflè trouver place pour l’épaiffeur des planches u x
& y r , jointe au relief de la traverfine I H , qui tient lieu de fécondé
ventriere, 8c pour l ’épaiffeur du premier plancher Y . On
lie enfuite cette fécondé ventriere ou traverfine IH avec la première
s t , par des chevilles proportionnées à la grofleur des bois;
c’eft pourquoi l’on prend d’avance la précaution de percer ces
deux pièces de façon qu’elles puiflènt être rraverfées, de même
que les palplanches X , par des boulons retenus avec des rondelles
8e clavettes pofées en dedans de l’ouvrage de 6 pieds en 6
pieds. Alors les palplanches fe trouvent enclavées de façon à ne
pouvoir jamais fe déranger , quelque effort qu’elles puiffent
éprouver de la part de l’eau qui voudroit s’introduire fous le
maffifdu radier, dont les extrémités demandent, encore plus
que le reffe, d’être garanties de tout accident.
z 80. Quand on veut travailler avec célérité à battre les pilots
ou palplanches, on forme pour chaque fonnette deux brigades,
dont le nombre d’hommes,, eftimés chacun de 50 livres de force,
dépend de la pefanteur du mouton. Ces brigades, qui doivent
fe relever alternativement de 4 heures en 4 heures , peuvent
enfoncer environ 30 palplanches dans une journée d’été , ce qui
revient à deux par heure II en eft à peu près de même pour les
pilots dans un terrein fablonneux ; alors le travail fe trouve pouffé
auffi loin qu’il peut aller fans relâche depuis 4 heures du matin
jufqu’à 8 du foir.
S E C T IO N
S E C T I O N I I .
D e la c o n jlru d io n des g r illa g e s p o u r le s ra d ie r s .
28 j .TT E s grillages que l’on forme par l’affemblage des traver-
J _1 fines 8c longrines ayant pour objet de rendre les radiers
des éclufes d’une réfiftanceà toute épreuve, quelque effort qu’ils
ayent à foutenir de la part de l’eau qui agiroit de bas en haut
pour les faire bomber, il eft naturel de penferque plus les radiers
auront de capacité , 8l plus ils feront foibles ; comme il arrive
aux planchers qui ont beaucoup de portée, 8c dont il fautgroflir
les poutres à proportion. On ne peut donc fe difpenfer de faire
les traverfines 8c longrines d’une grofleur qui réponde à la largeur
des éclufes, car fi elles font bien tracées, elles auront leurs
radiers de figure femblable, par conféquent dans la raifon doublée
de leur longueur 8c largeur. D ’où il fuit que dans le cas où
plufieurs éclufes auroient leur largeur en progreflion arithmétique,
il faudroit que les traverfines 8c longrines euffent leurs
dimenfions à peu près dans la même progreflion ; ce qui eft allez
clair pour n’avoir pas befoin d’uné plus longue explication, fur-
tout pour des chofes où l’on peut fe relâcher d’une trop grande
précifion , 8t où l’on, ne rifque rien de pécher par un furcroît de
folidité. On prendra garde cependant que les bois de J’efpece
qu’il faudra mettre en oeuvre, étant devenus fort rares dans la
plus grande partie de l’Europe, demandent d’être employés avec
beaucoup d’économie, en fuivant ce qui eft dit dans les articles
175 & 176. J ’entends qu’au lieu de faire leur équarriflage ég a l,
comme on le pratique ordinairement, il faut que ces deux dimenfions
foient dans le rapport de 5 à 7 ; d’autant mieux qu’étant
pofés félon la fituàtion la plus avantageufe, ce fera dans
la plus grande dimenfion que fe trouveront les «entailles qu’il faut
faire pour les aflèmbler. O r , fi à mefure que la longueur des
éclufes augmentera en progreflion arithmétique, cette dimen-
fîon des traverfines 8c longrines vient auffi à croître dans le même
rapport, il fera aifé d’avoir l’autre, puifque fon quarré doit être
la moitié de celui de la première, article 17 (/.
C ’eft ainfi que j’en ai ufé pour déterminer l’équarrifTage des
pièces fuivantes , appartenant à toutes les éclufes depuis 7 juf-
qu’à 48 pieds de largeur ; en fuppofant que les termes in'ermé-
P an . I L Tome I . Y
L a grojfeur
des bois employés
à la
fondation des
éclufes doit
etre proportionnée
à la
largeur du
radier ; & il
vaut mieux ,
par un principe
d'économie
y faire leur
équarrijfage ,
dans le rapport
de j à 7,
que de rendre
ces deux dimenfions
égales
3 félon l ’ii-
Jage ancien«