
n S A r c h i t e c t u r e H y d r a u l i q u e , L i v r e I,
Maximes fur également lieu pour ce qui lui eft adjacent. O n fe gouvernera, à>
U maniéré de l'égard de la fondation, félon la qualité du tetrein que l’on ren-
TÈÜÏZ 9 c’eft-à-dire s’il eft fondation des contrera; ceit-a-aire que su elt mauvais ail ffaauuddrraa ppiillootteerr,, S8CC
quaid de ma- même faire un grillage compofë de longrines 8c de traverfmes, fl.
connerie étaon
1
blis fu r un
mauvais ter- CC Cjlll
Autre maniert.
le juge néceflaire, ce qu’on fera en état d’exécuter après tout
p i a été dit à l’occafion desbajoyers, fans qu’il foit néceflaire
que je répété une partie des détails ou je fuis entré. J ’ajouterai feulement
qu’en fuppofant ce grillage indifpenfable, on appliquera-,
defliis un plancher fait de madriers de 4 ou 5 pouces d’épaifleur,,
fur lequel on établira la première aflife. des fondemens..
On donnera aux pilots 9 à 10 pouces d’équarriflage, ou de diamètre
, fl on les emploie rohds-; ils feront d’une longueur convenable
à la qualité du terrein, pofés au plus près à deux pieds de-
milieu enmilieu, Sc au plus loinà trois pieds, félon qu’on fendra
la néceffité d’en multiplier le nombre. Chaque rangée fera pofée-
felon l’alignement du mur, principalement celle qui fera fur le
devant, qu’on doit faire plus élevée que les autres, pour recevoir
une ventriere arrêtée à tenons 8c morto-ifes,' le lorfg de laquelle
on enfoncera une file de palplanches attachées avec clousf
Sc fiches de fer de 7 à 8 pouces de longueur, Leur donnant un-
peu de talud, de même qu’aux pilots adjacens..
Si l’on avoir des raifons de craindre que par la fuite le pied delà!
fondation pût être dégradé par le cours des eaux d’une chute,,
il faudrait enfoncer deux files de palplanches, plutôt qu’une,,
appliquées plein fur joint ; ce qui doit s’obferver pour un bom
terrein, comme pour un mauvais,; puifque les fuites en feraient'
également fâcheufes, fi on ne les prévenoit..
Au cas qu’on éprouvât une trop grande réfiftance à enfoncer
les pilots Scies palplanches, il faudra- en armer le bout d’un la-
bot de fer du poids d’environ huit livres.
On obfervera d’aflurer de même la fondation des contre forts,,
par des pilots recouverts de longrines 8c de traverfines ; les com-
partimens desgrillages feront garnis de maçonnerie, comme nous.
Pavons dit en parlant de la fondation des éclufes. Pour mieux,
juger de celle qui peut appartenir aux quais, dans le cas que nous-
fuppofons, je confeille d’examiner la première 8c la fcconde figure
de là Planche V I I I , répondant au chapitre IX du troifieme
Livre de la fc ie n c e des In g é n ie u r s , qu’il convient de voir, parce-
qu’on y trouvera traité à fond la maniéré de bâtir les revetemens-
dès remparts 8c terraflès, par conféquent ceux des quais.
3,5 j . A l’égard des quais établis lur un. bon fo n d o n jugera.
C h a p . X I I. D es a i l e s d e s É c l u s e s . 1 1 7
-des attentions qu’on doit y apporter, en confiderant la feptieme d*établir la
figure de la PI. X X V I I , qui repréfente le profil de l’élévation
d’un bout de quai, fervant à rendre fenfible ce qui nous refte 3- on rencontre
dire. On y . verra que l’on doit pofer fur le bord de la fondation un bon terrein.
une fabliere H , d’environ 12 à 15 pouces de largeur, fur 6 à 7 P l a n c h .
d’épaifleur, pour recevoir la première aflife qui foutiendra le pa- X X V I I 9
rement, 6c quelle peut fervir auffi à clouer les palplanches en- Fig. 7.
viron à 3 pieds au-deflous de leur fommet, ou on les attachera
encore à une fécondé fabliere G , qui doit faillir de moitié de fa
largeur, pour former la retraite au pied du parement. J entens
que fi elle a 14 pouces de largeur, il y en aura 7 d enclaves dans
la maçonnerie, 6c les 7 autres en faillie $ arrafes avec le fommet
des palplanches I K , afin de couvrir 1 une 6c 1 autre d un madrier
N M , de 4 pouces d’épaifleur fur 12 de largeur, fervant de bafe
aux poteaux de garde L M , P Q , le premier représenté de profil,
6c les autres en face. Comme les fabliercs font faites de plufieuis
pièces, on tâchera de les employer les plus longues qu il fera pof-
fible, jointes 6c liées les unes aux autres avec redens.
Suppofant toujours le terrein de bonne qualité, il fuflîra de
donner 2 pieds 6c demi à 3 pieds d’épaifleur à la fondation, qu’on
fera de bon libage, arrafe jufqu au niveau de la fécondé fabliere
G ; obfervant de n’employer fur le devant que de grofles pierres
dures mifes en boutifles de deux pieds 6c demi de longueur avec
mortier de ciment, fur Pépaifleur d’environ trois pieds. Le refte
de la fondation fera fait en mortier ordinaire, mais de bonne
qualité j ce que l’on continuera de même pour le parement, en
remontant jufqu’au fommet.
356. Après que la fondation aura été arrafée, on élevera lé Obfervations
corps du revêtement par aflife réglée, le parement compofé de
pierres dures j éboufinées j ufqu au v if 6c proprement taillées, po revetemens de
fées de fuice alternativement une pannereflè 8c une boutiffe, avec |||Ë 3 h »
les mêmes fujétions rapportées dans le chapitre précédent. rour ‘ 5
Les pierres de parement pour les premières afîîfes , doivent fe
lier avec des crampons de fer de huit à dix pouces de longueur,
fcellés en plomb ; & les autres, qui formeront le mâfïif du quai,
feront de libage 8c moilon dur, éboufinés 8c efmilles feulement-,
équarris en leurs joints Sc lits, pofés en bain de mortier, qui
foufflera 8c fortira par les joints. ' _
Il ferait bon, pour plus de folidité, de faire 'de 4 en 4 pieds
des chaînes de brique de 4 ou 5 affifes, fi elle eft commune dans
le pays, 8c d’en garnir le derrière du parement, comme la Figure
7 le montre. ^ l\