
P lanc.
X L V II I.
Remarques
fu r ies pones
tournantes de
cette écluft.
370 A rchitecture H ydraulique-, L iv r e H ,
à partager la charge du poids de la mer entre les portes S , T
& celles du milieu Q , O ; puifque les permis C Ce trou vent placés
CùnfîruËïoTï
de la fonda--
tion de la
même- éclufe.
dans leur intervalle : ce qui eft aifé à entendre après ce qui
a été enfetgné art. 137.
' 5 13. A droite &C à gauche du grand paffagefont les canaux re-
pondans aux quatre voies affectées aux portes tournantes ifolées,
dont on fuppofe ici les deux X , V ouvertes, 8c les deux autres Y,.
Z fermées. On obfervera que les plus larges V,Yde zo pieds, font
doubles des petites X , Z ; les unes 6c les autres font féparées par
les piles h i , qui donnent lieu aux ponts formés par les arches
repréfentées dans les fig. 1 êc 3 delà planche L , dont il eft aife
de fentir la néceflité pour les communications qu’exigent les manoeuvres
du jeu de cette éclufe, que l’on peut d’ailleurs traver-
fer d’un quai à l’autre en paffant fur le pont de charpente répondant
à la riviere. Ce pont, qui eft en partie porté fur les piles M,.
eft coupé dans le milieu par deux tabliers qui fe lèvent de parc
8c d’autre pour le paffage des bâtimens tout matés.
Les portes tournantes dont nous venons: de parler n’ayâne
point de guichet comme à celles dc Gravelincs, le meuvent avec
des v in d a s à. l’aide de cables & poulies de retour, comme nous
l’expliquerons plus-bas. Chaque pile A i eft traverfee d un petit
aqueduc g l , ayant une vanne au permis g- pour faire paffèr dans
la chambre Z P , l’eau que reçoit l’autre Y L par le permis / , répondant
à l’aqueduc a b ,. qui lert auflî à faciliter le jeu des’ eaux
qui curent le chénal 8c a foulager les portes de flot qui garantif-
fcnt les tournantes contre l’adtion de la mer dans un rems orageux.
. I I .
Ce que je viens de dire de l’éclufè de Muydcn, ne doit etre
regardé que comme un expofé préliminaire de les principales*
propriétés-, afin de mettre le leéteur plus à portée de me fuivre
dans le détail où je vais entrer de ce qui a été oblèrvé pour fa
conftruiftion, 8c de la mécanique fervant à mouvoir fés portes/
514. Pour juger de la fondation de cette éclufe, il faut ers
confidérer le plan fur la planche X L IX , & les profils compris
fur la PL L , qui aideront à faire fentir l’affemblage des bois dont
elle eft compofée, en rapportant ces profils à la pofition délignée
par les lettres qui les accompagnent. . . , "
On fera attention que le plan de cettre fondation eft divife en
deux parties égales par la ligne G K qui paflè au milieu de la
grande voie; ainfi ce que je vais dire de chaque moitié GH IK
& LGKM. doit s’entendre du tout. Cela pofé, on fauta que
C h ar. IV . D e scr ip. de l’E cluse de M uyden. 37 1
les petits cercles que l’on voit ponduzs reprefentent les pilots P lanc.
qui ont été plantés fur toute l’étendue de l.’éclufe, obfervant X L IX .
que dans chaque file on lésa plus ferrés fous les piles, les bajoyers
6c les quais que fous les radiers , félon l’art. Z40. Qu à 1 endroit
desfeuils Y des portes battantes 8c tournantes, on a enfoncé une
file de palplanches dont le fommet eft encaftré dans 1 epaiffèur
du feuil même, où l ’on a pratiqué une rénure pour le recevoir ,
comme on le voit exprimé par la meme lettré Y dans la première
fig. de la planche L , où l’on diftingue aufîiles deux aunes
files de palplanches Z qui terminent les extrémités du radier;
avec cette différence que leur tête eft renfermée entre deux ven-
trieres félon la méthode ordinaire, que j eftime moins bonne
que la précédente pour les files intermédiaires. Je fuis furpris
qu’on ne la préféré point à celle qui eft d’ufage, puifqu on ne
peut difeonvenir qu’elle ne rende tres-etanche cette partie du
radier, dès qu’on aura la précaution de préparer la rénure comme
dans l’art. 45.0. D ’ailleurs elle difpenfed’employer autant de
pièces de bois que de coutume.
Les pilocs ayant été recépés à une hauteur convenable, on y.
a fait des tenons pour recevoir un cours de longrines tel que N
O , fur la fécondé rangée qui régné fous le reveteroent de chaque
quai, 8c deux autres comme P Q , fous la partie des memes
quais fervant de bajoyers aux voies adjacentes. On a aufii pofe
un pareil cours R T fur la file de pilots répondant au milieu de
l’épaiffeur des piles M £c h i ; deux autres encore V X fous toute
la longueur de chacune des grandes piles AB ; enfin un dernier
G K dans le milieu de la largeur du grand paflàge, lié aux pilots
ainfi que les précédents, avec tenons, mortoifes êc chevilles de
fer. .
Ces premières longrines étant ainfi difpofees, chaque langée
de pilots prife dans la largeur de la fondation,.a été pareillement
coëffée d’un cours de trav.erfines encaftrées réciproquement &
chevillées avec les longrines précédentes. Apres quoi ces traver-
fines-ont été croifées par un fécond rang de longrines pofees au-
deffus des premières, encaftrées de meme, pour que toutes les
traverfines ferrées de la forte formafïènt une grille inébranlable
fur laquelle a été établi un plancher de 4 pouces d’épaiffeur fervant
de radier; c’eft pourquoi il ne régné que dans la largeur de
chaque voie & non fous les piles ni fous les quak Le tout eft
affez bien diftingué dans l’autre moitié LG KM du plan de cette
éclufe où l’on voit que fur ce plancher -on a pofe une fécondé
A a a ij