
Moyen pro-
yjé par le
êine pour
empêcher que
les pierrea de
parement ne
fe dêfuniffent.
P l. V I ,
Fig. 8.
.à ^
i i 8 A rchitecture Hyd rau l iq u e , L it r e I ,
5°. Enfin que quelques joints dé lit deviennent fi grands 8c
« fi ouverts, qu’on eft quelquefois obligé de les garnir de bri-
« ques , encore le fait-on fort tard, 8t lorfque les pierres font
« prefque toutes dérangées 8C détachées de la maçonnerie vers
« la queue. Il ne faut pas s’étonner s’il en coûte au Roi des fom-
» mes immenfes pour des réédifications entières, dont la maçon-
«nerie neuve ne fait jamais une excellente liaifon avec la vieille
« qu’on labié en arrachement fur le derrière 8c fur les côtés.
M o y e n s p ro p o fé s p o u r r em éd ie r a ces in c o n v en ien s .
» 343. i °. De faire un renfoncement dans la pierre de retraite,.
’3 comme il fe voit en K l , d’un pouce ou d’un pouce 6c demi
« de profondeur, en forte que la retraite I P foit de 6 ou 8 pou-
» ces de faillie à l’ordinaire.
« 2 '. De faire toutes les pierres de parement avec le renfon-
« cernent H G d’un pouce ou d’un pouce Si demi fur le lit fupé-
« rieur, en forte que l’épaulement F E foit de 4 à 5 pouces d’é-
« paifleur au moins ; Si au lit de delfous de chaque pierre fera
« fait un embrevement EFG de même mefure pour recouvrir le
>3 talon ou épaulement G E .
« 3°. D ’avoir une grande attention,, ce qui ••eft fort négligé
>3 aujourd’hui prefque par-tout, à obliger les tailleurs dé pierre
« défaire les deux lits de leurs pierres exactement parallèles, fans
» aucun démaigriiïèment fur le derrière,, afin qu’ils s’approchent
33 le plus près qu’il eft poffible.
« 40. De pofer ces pierres avec du ciment fin, Si de ne point
33 s’embarraflër fcrupuleufement de l'exactitude du talud , afin,
33 de ne les point relever de deflus leur ciment ni les caller pat
« derrière,, fauf à donner un coup de marteau-aux balevres-qul
» fe feront par-devant lorfqu’on voudra reprendre le vrai talud*.
33 ce qui fera bientôt fait.
>3 Par cette conftruétion les cimens des lits K l , H G , ne s’é-
33 chapperont jamais à caufe de la.garantie des talons IP , G E ,
33 8c l’on entretiendra aifément les 4 ou 5 pouces de lit F E de
33 rej oi ntoy.ement.
33 Quand bien m ê m e ces rejointoyemenS F E leroient negli-
33 gés, la pierre fupérieure ne s’affaiftera jamais fur fon inférieure,
« Sc il n’eft pas poffible non plus qu’elle coule en avant a.
o caufe des talons I P , GE.
33 Cette conftruction ,. qui ne dépenfera qu’un huitième ou un
C hap. XI. D e la construction des B a jo y e r s . 1 19
»3 douzième de pierre de plus, exemptera d’employer des cram-
»3 pons de fer, dont la rouille fait fendre les pierres ; leur u(âge
« n’empêcl^int pas les joints du lit de fe vuider.
„ 3 4 4 . Et enfin fi l’on veut faire un bon ouvrage , on regrat-
« tera fur le champ tous les joints de parement d’un pouce de
profondeur, fi l’on peut, pour y mettre du. ciment gras fait
33 avec parties égales de ciment fin 8c de chaux vive réduite en
« poudre en la faifant tremper promptement dans l’eau; ces
33 matières feront arrofées dhuile.de lin bouillie, 5t battues
33 jufqu’à la confiftance du ciment ordinaire pendant une heure
33 au moins; la dépenfe montera a peu de chofe. _ ..
^ „O n fe récriera que cette prétendue invention n’eft pas bien
»3 fin-prenante, ce qui eft vrai ; mais pourquoi ne la met-on pas
« en ufao-e? puilqu’il eft clair comme le jour qu’un ouvrage conf-
,3 truit félon cette méthode donne le tems au ciment de durcir,
33 8e ne doit jamais furplombcr s il eft bien fonde, comme tant
» d’autres qui tombent en ruine, 8e que toutes les pierres de par
33 rement ne font pour ainfi dire qu’un corps par leur liaifon du
33 haut en bas >?. ( '
Compojîtion
d'un ciment
pour rejoin-
toyer les pa-
remens expo-
f i s à la mer.
345. Le parement des bajoyers ayant été élevé jufqu’a la hauteur
des; colliers de fonte qui doivent foutenir les portes, on
prend toutes les mefures convenables pour enclaver dans la maçonnerie
InflruSlionfur
la maniéré-
. d ’enclaver les
tirans de fer
qui retiennent
les colliers
pour les venteaux
le plus folidement qu’il eft podible, les tirans 8c les clefs
de fer qui les retiennent. Pour en bien juger, il faut jetter les yeux
fur la planche X X X , où les figures 7 8c 8 repréfentent le profil
8c le plan d’un de cçs colliers compofé de deux pièces aflemblees
à charnière, pour démoncer les portes quand elles ont befoin d’être
renouvellées. La plus forte de Ces pièces, £e qui refte immobile
, a trois branches formant une patte d’oye , dont les deux
.extrêmes étant mifes en place, fe trouvent fituees horifontale-
ment, au lieu que celle du milieu eft inclinée de to:;degrés au-
deffous des précédentes , afin que ces branches étant liées, avec
leurs tirans, celui du milieu ait la même inclinaifon, pour pouvoir
être chargé d’un plus grand poids de maçonnerie.
. Les tirans, ( planche X X V I , figure 2 ) , qui ont 3 pouces en
quarré, font chacun compofés, de trois pièces dont la longueur
enfemble dépend de l’épailTeur du maffif qu’on peut leur faire
embraffer; ces pièces doivent être liées entr’elles de façon a
pouvoir fe féparer 8c s’unir facilement. Ces tirans font percés
de plufieurs trous, les uns pour v enfiler des clefs pofées verticalement
dans la maçonnerie, les autres pour y en mettre ho-
des
portes.
P l a n c .
X X V I ,
Fig. z .