
P l . XIV.
Fig. I , 1
fîc 3 s
Explication
des autres
parties de Vè-
ciufe de Ber-
g-ues, prife au-
dejfus du radier.
144 A rchitecture Hydraulique , L ivre I ,
raifon fans doute, que M. le Maréchal de Vauban, qui a fait
conftruire l’éclufedont nous venons de parler, nes’eft point contenté
de redoubler les palplanches des deux files T , comme il
avoit fait pour les premières X , 6c qu’il en fit encore planter d’autres
doubles files fous les pointes des bufcs. Tant de motifs de
préferver les fondemens Sc les radiers des éclufes des accidens
dont l’eau les menace de toutes parts, font allez fentir l’extrême
cenféquence d’employer les palplanches avec beaucoup de foin.
3.53, Quoique notre objet préfent fe réduife uniquement à la
Gonftrucfion des fondemens convenables aux éclufes fituées fur
un mauvais terrein, nous ne lailferons pas d’expliquer chemin
faifant les autres parties repréfentées par les plans Si profils,
pour les rendre fenfibles à ceux qui n’en ont qu’une légère con-
noiflance, en attendant que chacune d’elles foit détaillée à fou
tour.
Le premier profil montre i’épaifieur des bajoyers accompagnés
de leurs contreforts ; la maniéré dont eft pofée la pierre de taille :
compofée de pannereffès & de boutifles, qui forment le parement
extérieur ; la tablette qui en recouvre le fommet, faite de.
dates liées les unes aux autres avec des crampons fcellés en plomb;
les portes comme on les voit quand elles font fermées, de même
que leurs guichets, dont les vannes x , attachées à des cramail-
leres de fe r, s’élèvent & fc baillent à l’aide des cricksjy-, attachés
fur les entretoifes fupérieures v .
A l’égard du pont tournant, fervant à traverfer l’éelufe, on
le voit ici en face ; de même que la rneche r , du pivot fur lequel
il joue, quand.on le manoeuvre pour lai lier aux bâtimens la liberté
du paflàge.
Je dirai ici par occafion , qu’aprèsque les bajoyers font achevés
, on leur adoffe, de même qu’au pourtour de leurs contreforts,
un conroi de glaife de 5 à 6 pieds d’épaifleur, marqué Z , au
plan Se profil, fondé auffi bas que la première affife du maffif:
ce conroi s’élève à mefure que l’on fait le remblais des terres,
jufqu’au deffus des plus hautes eaux, afin de garantir les bajoyers
des dommages que celles de dehors pourroient leur caufer.
Quant au fécond profil C D , qui comprend l’élévation d’un
des bajoyers, on y retrouve encore les portes précédentes, telles
qu’elles font vues étant logées dans les enclaves faites pour les
recevoir ; on y diftingue l’aflemblage des principales pièces qui
les compofent, qu’on ne voit pas dans les précédentes , parce
.qu'elles font couvertes des bordages qui en compofent la furface.
C hap. V IL D e la fondation des É cluses. 143
face. Je pâlie fous filence les ferrures qui fervent à lier & à fortifier
cette charpente, nous en traiterons dans la fuite avec la
plus grande précilion. J ’ajouterai feulement, pour ne rien omettre
, que l’on voit aux endroits marqués S , les coulilfes deftinées
a recevoir les poutrelles fervant à former des batardeaux en cas
de befoin. 11 ne s’en trouve ici qu’une de chaque côté, parce que
ceux qui ont conftruit cette éclufe, ont cru qu’il fuffîfoic d’appuyer
les terres contre une cloifon , en ne ménageant point
l ’épaiffèur du batardeau , au lieu qu’aujourd’hui l’on aime mieux
donner un peu plus de longueur à l’éclufe, & faire deux cou-
liflés plutôt qu’une, afin de former un coffre qui , étant rempli
de glaife, rende l’exécution du batardeau plus fimple Sc plus
prompte. r • f . \ ... *. , ■ '
254. Comme toutes les parties de la fondation que nous venons
d’expliquer, font exprimées trop en petit dans les deffètns
précédais pour être bien entendues, nous les avons encore rapportées
beaucoup plus en grand fur la Planche X V , où l’on trouvera
la charpente développée d’une maniéré auffi fenfible qu’on
peut Je délirer, dans le cas d’en conftruire de femblables. 11 eft
vrai que. cette charpente appartient à une éclufe plus large que
celle deBergues, qui nous a fixés jufqu’ic i, ayant été tirée de
celle du grand paflage de Mardick , qui avoit 44 pieds , au lieu
de 1 6 que nous avons attribués à la précédente ; mais l’éxplica-
ïion que nous en allons donner, n’en répandra pas moins de
lumière fur ce qui précédé.
On trouvera, 1 dans le profil coupé fur la largeur de l’éclufe,
Une des fix rangées de pilots.D, foutenant une des premières
traverfines A B , fervant de ventriere à une file de palplanches
E F , interrompue comme ci-devant, pour faire appercevoir la
maçonnerie C. 20 Les longrines G , vues debout dans ce profil,
& de longueur dans le plan , aulîi- bien que dans l’autre profil
qui croife celui-ci, 30. Le premier plancher Y , pofé fur les premières
traverfines, renfermé dans l’intervalle des longrines G.
40. Ces pièces, ainfi que le même plancher, enclavées par le fécond
rang de^ traverfines H I ,;exprimé en long dans le fécond
profil, de meme què la maçonnerie qui remplit les vuides que
ces pièces laiiïènc entre elles par les grilles quelles forment.
Fe fécond plancher K L , avec fon recouvrement. 6°. Un des
heurtoirs q r du bufe, fervant d’appui aux portes. 7°. Le feuil e f , Sc
le pallier a i , où eft cncaftrée la crapaudine < p du pivot d’une
des portes, foutenu par la maîtrefle traverfineS, dont la largeur
I I . Partie. Tome I . T
P l . XIV,
Fig. 2 Sc
3-
T>éveloppe-
mens plus de—
' taillés encore
que les précé-
dens y pour
, mieux faire
fentir l'affem-
hlage de la
charpente de
fondation
d'Une éclufe
fu r un mauvais
terrein.
P l .X V ,
Fig. 1 , 2
Sc 3.