
P l a n c .
X X V I I ,
Fig- 7 -
E n élevant
tes revêtement
des quais on
a foin d’y en
clâver les tirant
de fe r des
annilles fer-
■ vant a retenir
les poteaux &
les arganaux»
Observation
fu r la pofition
des poteaux
de garde & fu r
le couronnement
des quais
de maçonnerie».
228 A rchitecture Hydraulique, Livre I ,
357. A mefure qu’on élevera la maçonnerie, il faudra y enclaver
les tirans de FerBC, B D , EF des annillesfervant à retenir
les poteaux de gardé Si les arganaux, comme A. Les clefs des
tirans fupérieurs peuvent répondre fur le derrière du mur, comme
en C , lorfqu’il n’a à cette hauteur que 8 ou 9 pieds d’épaiffeur;
quant à ceux d’en bas, comme F , on peut le difpenfer de les porter
13 loin, quand l’épaifTeur s’y trouve trop grande. Il n’en eft pas de
même des tirans pour les arganaux, que l’on peut porter, comme
B D , jufqu’à la queue des contre-forts, afin d’en multiplier les-
clef-. Se d’embrafler un plus grand malîif, ne pouvant prendre
trop de précaution contre les violentes fecouflès que les arganaux
éprouvent quand on y amarre de gros vaîfleaux.
Il faut au moins deux annilles pour affùrer chaque poteau de
garde; la première pofée à fix pieds au-dellus de la retraite; la;
leconde à la même diftance du fommet, afin que le tiran fait
fuffîfamment recouvert de maçonnerie. Quand les poteaux paf-
fent 3 5 pieds de hauteur, on ajoute encore une troifieme annille
entre les deux précédentes.
358. Les poteaux de garde doivent le pofer à fix pieds d’intervalle
au plus de milieu en milieu , par conléquent les1 annilles,.
& on les entretient tous enfémble par une lrerne O L , retenue à
tenons & mortoifes, fortifiée encore par des écharpes de fer R S ,
comme on le voit dans la quatrième figure. Le deflus de cette
lierne fé taille en bahut, pour faciliter l’écoulement des eaux,.
8c la garantir de la pourriture..
Quand on fera parvenu au lommet du revêment, il faut le
terminer par des dales de pierre dure, les plus grandes cfü’on
pourra trouver, ayant huit pouces d’épailleur, poféesen bain de'
mortier de ciment, encadrées les unes dans les autres par un
crochet circulaire de 4 pouces de diamètre, Se taillées au milieu
du joint, ou bien on les cramponnera. On doit obferver de
donner à ces dales allez de faillie pour former un cordon avec un;
peu de pente, afin de faciliter l’écoulement dés eaux de pluie„
Sc à leur appui l’on fait un pavé fiir toute la largeur du quai.
J ’ai oublié de dire que lorfque les quais fervoient d’ailes aux
éclufes, Sc qu’elles étoient bornées à la hauteur des faux radiers,,
il falloir faire leurs extrémités en retour d’équerre , afin de les-
enracirrèr de.cinq ou fix pieds dans-le fommet des digues, Sc y
adofïèr tout le long nnconroi de terre glaife en continuation de-
celui des bajoyers, pour les prélèrver des dégradations. Au refté,,
ce que je. viens d’enfeigner au fujet des ailes des éclufes, pouvant:
Ch à ï . X I I. Des ailes des Écluses. 219
s’appliquer à la conftruélion des quais de maçonnerie Se des baf-
fins faits fur le bord de la mer ou des rivières, j’ajouterai ici ce
qui peut encore leur être propre, afin d’épuifer ce fujet Si de n’y
plus revenir.
339. Quand les quais fe font fans parapet, on ne fe contente
point des arganaux attachés à leur revêtement , il s’en répand
encore d’autres au rez-de chauffée, qui ne demandent pas moins
d’attention pour les arrêter folidement, quand ils fonc deftinés
à amarrer de gros vaiffeaux.
Avant que de pofer lé pavé, l’on fonde fur le quai, à la profondeur
d’environ 7 pieds, aux endroits marqués, des dez de
maçonnerie qui 11e peuvent guere avoir moins de 6 pieds de hauteur
fur une toife quarrée de bafe, au milieu de chacun defquels
on enclave verticalement une tige de fer ayant 7 pieds de hauteur
, pour fervir de tiran à l’arganau , traverfée par deux clefs
horifontales de longueur Se groffeur fuffifantes, enfermées dans
- le maflif, la premiers fous la bafe du dez, la fécondé à 3 pieds
au-deflùs, faifant la croix avec la précédente. Ce.tte tige doit
avoir environ 3 pouces d’équarr ffage , Sc être difpofée par le
bouc de maniéré à pouvoir y encaftrer le bouton dans lequel joue
l ’arganau , qui fe trouvera’ alors d’environ un pied aü-deffus de
la plare forme du maflif, que l’on couvre de pavé de grais pofé
en mortier de ciment ; mais auparavant- l’on embraflè cette
partie de la tige imméd’atement au-deflous du bouton, par un
collet formé de deux pierres dures cramponnées enfemble, Sc
arrafées avec le rêfte du pavé.
3'6àlsSi le quai bordoic une rivière, Sc qu’il ne fût qtrefiion
que d’amarrer de fimples bateaux, on pourroit fe contenter de
faire deux branches au bouton de l’arganau, feellées en plomb
dans une groffe pierre, que l’on affeoira enfuite fur un maflif de
maçonnerie plus petit que le précédent. On fe réglera fuivant la
néceflité Sc la groffeur des arganaux, que l’on proportionne à la
force descabl'es-, par confisquent à celle des bâtimens qu’il faudra
amarrer, fur quoi l’on ne peut guere donner de réglés générales ;
mais comme j’ai principalement en vue le fervice de la marine,
je dirai que les arganaux qqi furent placés aux quais du baflîn de
Dunkerque, éroient de bronze, Se avoient 13 pouces de diamètre
; le bourlet ou corps de l’anneau 30 lignes de diamètre-;
fon bouton, auffi de bronze , difpofé de façon que l’arganau;
-étant en place, jouât de côté pour faciliter les. amarrages , SE-
' Bon pas de bas en haut..
Maniéré
d'attacher les
arganaux pla•
cés au rer-de-
chauffée d'un
quai ou d'un
port.
A u tie ntà^
nïere plus fine*
pie que la précédente
d'atelier
les argar
naux.