
P l a n c .
X X V I I ,
Fig. I Sc.
JMariere
d'employer les
bois de charpente
pour la
CortfiruSion
des quais. .
i , 3»
J & 6 ,
DimenJioJi
des pièces de
charpente emr
ployées a la
conflruBion
d ’un quai.
132, ÀR.CÎIITECTUR.E HYDRAULIQUE, LlVRE I ,
elles font attachées avec des chevilles de fer, ainfi qu’aux trois
pilots de renfort I , K , S ( Fig. j ) , qui contiennent le dormant
à l’endroit de chaque travée, compolée par conféqucnt de trois
pilots de parement, de quatre de lupporc, de trois de renfort,
fie de deux clefs.
363. Prévenu de cette petite introdu&ion, on obfervera d’incliner
les pilots de parement A , de la douzième partie de leur
hauteur ; ainfi ceux de 3 6 pieds en auront trois de talud. On en
ufera de même pour ceux de (upport H , F , 13, E , qui doivent
être inclinés parallèlement au premier A.
La première ventriere L fe pôle à 3 pieds au-deflous du fom-
mer du quai, la fécondé M à 4 , 5 ou à au-defl'us du pied du parement
; lorfque le quai a beaucoup plus de 25 pieds de hauteur,
l’on en place encore une entre les deux précédentes, retenue
aulïï par une troifieme clef.
A l’égard du dormant D , fa pofition doit dépendre de la hauteur
du quai; pour l’y aflujettir convenablement, il faut que
cette hauteur foit à l’intervalle M D de la ventriere d’en bas au
dormant, à peu près comme 3 eft à 4 ; e’eft-à-dire qui fi la hauteur
G V du quai étoit de 24 pieds , il faûdroit que l’intervalle
M D en eût 32 , ce qui fervira à déterminer la longueur
des clefs C , Q , que l’on alonge quelquefois en pofant un autre
dormant au delà du précédent, lorfque le quai a plus de hauteur
que nous ne l’avons fuppofé ic i, afin d’éviter que les clefs qui retiennent
la ventriere fupérieure, ne faflènt un angle trop aigu
avec le parement, ce qui feroit contraire à la folidité de l’ouvrage
, comme nous en donnerons un exemple en décrivant
l ’éclufe du canal de Mardick, dont les ailes, faites en charpente
avoient leurs clefs alongéeS d’un fécond dormant.
366. Quoique le pilot de renfort K foit bien placé entre les
deux clefs C , Q , pour être lié avec elles par une cheville commune,
il y a des Ingénieurs qui aiment mieux que ce pilot fit fes
pareils fervent à porter le dormant, en les liant enfemble a tenons
8t mortoifes, comme dans la Fig. 2 , au lieu de l’aflèoir Amplement
fur la terre, comme ici. Je fuis de leur fentiment, pourvu
qu’on fupplée à ce pilot, en accrochant les clefs au dormant
avec les harpons de fer X , comme la même Figure le montre.
Suppofant qu’il foit queftion d’un quai de 25 à 30 pieds de
hauteur, on donnera aux pilots de parement 1 2 pouces d’équar-
riflage, 8c feulement 10 aux autres. Les ventrieres auront chacune
8 fur 10 pouces, la lifle 1 2 fur 1 2 , les clefs 10 fur 12 , St
le dormant 12 fur ta. Lorfqu’on
Chap. XII. Des ailes des Écluses. 133
Lorfqu’on peut n’employer qu’un dormant, les clefs doivent
être d’une feule piece, 8c toutes les autres au moins de 20 pieds.
Les plus longues feront les meilleures, obfervant que les joints
des ventrieres ne fe rencontrent point les uns au-deflus des autres.
Tout le derrière des pilots de parement fe borde de planches
de chêne, de 2 pouces d’épaifleur, ferrées enfemble; les premières
pofées aulïï bas qu’il fera poffible , fit leurs joints recouverts
avec des tringles , ayant entre-deux un lit de moufle,
clouées près à près, St ferrées de maniéré à rendre lebordage le
plus étanche que l’on pourra.
367. Pour empêcher que les eaux ne délavent les terres de
remblai, l’on pofe à la profondeur de 3 ou4pieds(creuféauplus
bas) fur la largeur de 8 pieds, des bottes de verges couchées le long
du derrière des planches ; les bottes du dernier lit fervent de baie
à un conroi de glaife de 6 pieds d’épaiflèur, 8c font adoflees au
bord âge jufqu’au fommet ; le refte du remblai le fait de terre
commune bien étendue lit par lit, fur toute la longueur du quai ;
il eft arrafé par le haut d’un dernier lit de fable de 6 pouces d’épaiflèur
pour recevoir le pavé, fi l’on juge à propos d’yen mettre.
Si l’on appréhendoit que le courant'de l ’eau caufât du dommage
au pied du quai, il faudroit commencer par établir une
ventriere B , pofée lur une rangée de pilots D , comme à l’ordinaire,
pour y clouer une file de palplanches C , un peu inclinée,
comme le montre le profil ; ce qui vaudroit mieux encore que
les bottes de verges dont nous venons de faire mention.
368. Au refte, pour ne rien négliger des détails qui appartiennent
aux quais de charpente, voici la force des pièces de ferrure
qui entrent dans leur conftruéfion.
Les chevilles qui attachent les ventrieres 8c auffi les clefs aux
pilots de parement, pefent chacune fept livres, avec leurs viroles
8c clavettes.
Les goujons qui lient les mêmes pilots avec le chaperon, Sc
les clefs avec leurs pilots de fupport, pefent chacun trois livres.
Les harpons X ( figuré 2 ) , qui accrochent les clefs aux ventrieres
fie au dormant, pefent avec leurs chevilles 8c crampons
autour de foixante - quinze livres.
Les chevilles de fer ébarbées qui retiennent les clefs au dormant,
pefent cinq à fix livres.
Les chevilles,qui traverfent les pilots de renfort 8c les clefs
pour les lier enfemble, pefent chacune onze à douze livres, y
compris la virole 8c la clavette.
Pan . I I . Tome I . G g
Précaution
à prendre pouf
empêcher la
dégradation
du pied des
quais de char*
pente.
P l a n c .
X XV I I ,
Fig. 6.
Détails fur,
les fe nw es
employées à
un quai de
charpente.