
tenir les venteaux
des
grandes ' ccluf
es‘
Détait fu r ce
qui appartient
aux roulettes
précédentes.
P l a n c ,
X X X .
Pofîtion des
quarts de cer-
■ cle fervant de
■ palier ou de
repos aux mêmes
roulettes.
F i e . io .
254 A rchit ecture Hyd rauliqu e, L iv r e I ,
le poids des venteaux qui avoient beaucoup de portée; mais
il feroit à fouhaiter qu’on pût s’en paffèr , parce que quand ils
font attirés par le fommet pour les manoeuvrer, l’appui des roulettes
les fait vauchir. Par conféquent ceux qui a giflent avec reflexion
n’emploient les roulettes que précautionncllement, &
laiflent environ 3 lignes d’intervalle entr’elles & leur palier, afin
quelles ne les touchent que quand les venteaux par vétufté s’af-
faiflène & cherchent eux-mêmes un appui. Que fi l’on fait ufage
des écharpes de la maniéré que je l’ai expliqué dans l’article 395,
je fuis moralement perfuadé que les roulettes deviendront totalement
inutiles ; alors la dépenfe des quarts de cercle qui leur
fervent de palier fera plus qu’équivalente à celles du moyen que
je propofe.: au refte je.n’en détaillerai pas moins .ce qui a rapport
aux roulettes. ,
399. Immédiatementfous le mentant des guichets, c’eft-'a-dire
fous celui qui les fépare, quand il y en a deux, ainfl qu’on le voit
fur les venteaux de la planche X X IX , on attache en d deux étriers
qui embraflent l’entretoife d’en bas, afin de foutenir l’eflieu de la
roulette, comme la figure 12 delà planche X X X le montre. Elles
fe font de la meilleure fonte ; leur diamètre fe réglé fur l’efpace '
qu’on a ménagé entre le radier & le deffous de l ’entretoife d’en
bas que nous fuppofons de 6 pouces. Si l’on en fouftrait 3 lignes
pour leur intervalle au-deiïùs du palier &C autant au-deflous de
l ’entretoife, le diamètre fera alors de 5 pouces & demi.
Autrefois qu’on faifoit les roulettes cylindriques, on leur don-
noit une épaifleur égale à la moitié du diamètre.; mais aujour-
d’hui on les aime mieux fphériques, parce qu’elles tournent plus
alfément Se font moins en prife aux obftacles qu’elles peuvent
rencontrer en chemin ; c’eft ainfi qu’on les a employées à la
grande éclufe de Cherbourg, où leur poids eft de 15 à 1 6 liv.
400. Les quarts de cercle fervant de palier aux roulettes,
doivent être plutôt de fonte que de fer, parce que la rouille fait
dépérir ces derniers. On leur donne 4 pouces de largeur fur 1
d’épaiffeur, ayant de rayon l’intervalle qui fe trouve entre le
centre des tourillons & celui de la roulette ; de maniéré que ce
rayon vienne aboutir au milieu de la largeur du palier. Ils fe font
de plufieurs morceaux qui fe joignent parfaitement de niveau ,
leurs extrémités ayant des entailles faites à retour d’équerre, afin
de fe recouvrir réciproquement fur la moitié de leur épaifleur.
Pour les arrêter folidement, elles ont par intervalle des oreilles
que l’on attache avec des crampons quand le radier eft de char-
C hap X I II . D es fortes pour l ïs É cluses. |É f
oente comme le montre la figure 1 o de la planche X X X ; mais P ia n .
s’il eft’de pierre, on y fcelle en plomb des écrous a une profon- X X X .
deur convenable, recevant les vis qui traverfent alors les oreilles.
, o 1 La piece la plus confidérable qu on peut aufli compren-
dmdans le nombre des agrès eft le j § fervant a leverles ventails M *
des guichets ; ce cric fe fait femblable, quant a fa mec q 3 ver Us-vamut
à celui dont les mufliers font ufage pour manoeuvrer les voitures ;
ceux qui furent employés aux venteaux de 1 eclufe de Mardick ^ J k s vm _
étoient plus lians, parce que les pignons avoient 6 dents , au
lieu quelles autres n’en ont que 3 ou 4 ; c eft de quoi 1 on J ugera h.f' 4
en confidérant la troifieme figure de la planche X X X , qui comprend
les développemens de ce cric dont voici 1 explication
avec le calcul de fon effet. . , , . ,
’ Ce cric eft compofé d’une manivelle de S pouces de coude ,
ayant à fon effieuun pignon dç 9 lignes de rayon, depuis le centre
jufqu’au point d’attouchement des dents de la roue avec laque e
ff s’engraine, & qui a trois pouces de rayon. Leffieu de^cctte
roue comprend un autre pignon de 14 lignes de rayon, depuis,
le centre jufqu’au point d’attouchement des dents de la cramail-
H laquelle a 2 pouces- 9 H 1 fur u« Pouce
paiffeur. Celle de la roue eft de 9 lignes. Quant a la longueur
des pignons,, elle eft arbitraire, pourvu que leur engramement
fe faCTe fur toute l’épaifTeur des dents qu’ils touchent Toutes ces
pièces font renfermées dans une boite de fer,, de 8 pouces en
«auarré. fur 3 de profondeur.- v . rn- -
^ 402. Pour favofr de combien la puiflànce appliquée a la ma- ^ _
nivelle fera avantagée par le fecours de ce cricvil raut, e on quepouvoir
qui eft enfeigné dans les articles 7 4 , 75 g la première partie
de cet ouvrage, multiplier 96 lignes, coude de la m a n i v e l l e mamuvre
par 26 rayon de la roue : le produit donnera 3 4 5 6 pour le pre- Jes nnes
mier terme de la proportion qu’il faut établir. On multipliera de y ^ d m a . -
même 9 lignes, rayon du premier pigpon, par 1 4 , rayon du
fécond, le produit donnera .26 pour le fécond terme de la
même proportion. Voulant donc favoir quel eft le poids effectif
que la puiffance aura à élever , il faut fe rappelle.- ! 3 84) I I
’ ventails appliqués au venteau de l’éclufe de Mardick avoient 3
pieds de largeur fur 2 1 pouces de hauteur , ce qui donne 5 pieds-
3 pouces de fuperficie, qu’il faut multiplier par 1 5 pieds, hauteur
de la colonne d’eau prife depuis le centre des memes ven-
ta ils, jufqu’au niveau de la plus haute met;; on trouvera que le.
produit donne environ 79 pieds cubes, qui étant multiplies par.