
Ufage des
bajjins des
ports de mer.
5 f A R,qHl.TEC TUÏ.E HYDRAULIQUE , L l.V A E I ,
peuvent encore fervir à fournir de l’eau dans leslieux beaucoup
plus éloignés, comme font les environs des forts qui fe trouvent
à une diftance conlidérahle. Après avoir été .chargées dans les
plus grandes marées, on fait remonter beau deux à trois lieues,
où elle a encore allez de force pour rendre ces mêmes fiorte-
reflès inaccelfibles, &C couper des communications eflèndelles a
l’ennemi, comme cqla s’eft pratiqué dans les guerres de Hollande.
11 o. Le moyen d’introduire l’eau dans les fofles Sc avant-
fcutis iclafes foffes d’une place de guerre, par de petites éclufes conftruites
potirU JJfen- au milieu des batardeaux qui en font la féparation d’avec les ri-
& * o Jr retenir vieres cP-ù les traverfent, eft encore très-avantageux; puifqu’a-
l'caa dans Us près avoir inquiété long-tems l’ennemi, lorfqu’il en fait la def-
cente par mille chicannes qu’il a enfin furmontées, on a recours
aux éclufes, qui fournilïènt alors une nouvelle défenfe.
Ce n’eft pas feulement aux inondations fi favorables aux villes
affiégées, qu’on a employé les éclufes; on s’en fert auffi utilement
dans les ports de mer, à l’entrée des réfervoirs ou badins, defti-
iiés à tenir les vailfeaux de guerre toujours à flot, pour les garantir
de la pourriture, quand ils relient couchés fur la vafe ,
dans le tems de la balle mer. Lorfque ces mêmes badins font
d’une belle grandeur, l’on y retire un grand nombre de vaif-
feaux, qui font plus en fureté que par-tout ailleurs, y étant a
l’abri des plus dangereufes marées.
Indépendamment de ces grands badins, .on en fait encore
de plus petits, qu’on appelle fo rm e s , à l’entrée defque'lles on
pratique aulfi une éclufe. Ces formes, qu’on a foin ,de tenir à fec
par quelques machines pour y pouvoir travailler, fervent a radouber
les vaifTeaux que la vieillefle , les coups de mer, ou les
combats , ont endommagés. Après les avoir remis en bon état ,.
on les fait fortir, en introduifant l’eau dans les formes par les
petites éclufes, qui font percées dans les bajoyers, ou en levant
les vannes des guichets pratiqués dans les grandes portes.
i i i . On fe fert auüi très-utilement des éclufes, pour curer 8c
approfondir les ports 8c chenaux. Après les avoir chargés à marée
haute, on les ouvre quand elle efl: baflè ; alors la chute de
l’eau qui fe fait avec précipitation, emporte la vafe St le fable qui
‘Excellent
itjjgc des
éclufes pour
î-s fans1'de fe trouvent dans fon paffage. Mais comme elle n’agit avec impé-
vur & joindre tuofîté que fur le lit où elle coule à certains endroits du badin
les nvmes ou c{jenal & qUe Jcs côtés ne s’en reflèntent que foible-
■ B ment