
i68 A rchitecture H yd rau l iq u e , L iv r e I ,
P lanC. hauteur, 6c 18 lignes d’épaiffèur, revenant à deux pouces aa
X X X . fommet, où l’on a inféré un morceau d’acier BC pour le rendre
plus durable; fon poids eft de 336 livres. Sur quoi il eft bon
Fig- J ■ d’obferver que ce pivot doit être regardé comme appartenant
au pont des plus larges éclufes, comme de 40 à 48 pieds ; mais
on peut le diminuer en l’employant à d’autres beaucoup plus
étroites, afin de le proportionner à la force des bois du pont,
ce que l’on réglera en fuivant ce que j’ai enfeigné en parlant des
pivots êe des crapaudines,
La calotte.ou crapaudine E F G qui accompagne le même
pivot, a aufli 18 lignes d’épaiflèur, ce qui rend ion diamètre
extérieur de. 15 pouces ; à l’égard de fa profondeur, elle eft de
15 pouces , 8e fa hauteur extérieure de 18 , afin d’en avoir 3
d’épaiffeur au culot, comme la partie qui a le plus à fouffrir; c’eft
pourquoi on y a incrufté une plaque d’acier K , afin de le confier-
ver contre le fottemenc.
' Cette crapaudine s’encaftre dans la maîtreflè piece oui fait
une des principales parties.du pont, après enavoir enduit le logement
avec-du bray & du goudron. Pour 1 attacher folidement,.
elle eft accompagnée par en bas de 4 oreilles E G , repréfentées
dans la figure 6, qui exprime cette crapaudine vue intérieurement
; fon poids eft de 2.64 livres.
S E C T I O N I V .
Ou Von décrit les cabeflans anciens & modernes, à l ’ufage de la
manoeuvre des■ éclufes.
P lan s . "Fk T O us avons fait mention en plufietrrs endroits de cet ou-
X X X I . 1 X vrage des cabeftans dont on (ë fervoit pour manoeuvrer les
portes des éclufes, à l’aide des poulies de retour ; voici, cerne
femble, l’endroit de les décrire, afin de ne rien omettre de Ce
qui appartient à ce chapitre.-,
TSifcription 423. Les figures 4 , 5 8e 6, de la planche X X X I , compren-
^ ‘ferfoUnt nent les développemens d’un des cabeftans qui étoient d’ùfage à
i manoeuvrer l’éclufe du badin de Dunkerque. Comme il eft femblable à celui
Us venteaux qu’on emploie communément fur les ports moyennant un point
bajj.ndcDun- d ap p u iq u i eit un pieu ou un arganeau -, je ne ni arrererai point
ker.,1ie. a en détailler- les parties , parce qu’elles n’ont rien qui ne fe fade
fentir au premier coup d’oe il,, 6c dont on ne puiffe connoître le&
C hat. X I II . D es portes pour les É cluses. 269
dimenfions par le fecours de l’échelle qui leur appartient. D ’ailleurs
mon filence fur ce cabeftan eft fondé avec d’autant plus de
raifon, que j’en vais décrire un autre moins erhbarraffant 8e beaucoup
plus commode pour la manoeuvre des éclufes, exécuté en
premier lieu à celle de Mardick, & perfeétionné depuis à celle
de Cherbourg,.
4 2 4 . Les figures 1 , 2 8c 3 de la planche XXIX,comprennent
le plan, l'élévation SL le profil de ce cabeftan , qu’il faut confi-
dérer du fens des lettres qui les accompagnent, ayant voulu mettre
à profit l’efpace ménagé au bas de cette planche , afin de n’erï
poiqt multiplier le nombre au-dela de certaines bornes, ce qui
fût arrivé fi j’avois apporté moins d’économie dans l’arrangement
de la grande quantité, de defîèins dont cet ouvrage eft
rempli. ^ ’’ f .
Pour bien entendre la méchanique de cette machine, on re-
marquera dans la troifteme figure que le cône tronqué G H I , de
3 - pieds de hauteur, eft un noyau de bois faifantcorps avec une
pièce de charpente de 6 à 7 pieds, fur environ 30 pouces d’é-
quarriflage, enclavée dans le corps de la maçonnerie des ba-
joyers, aux endroits convenables à la pofition des cabeftans; ce
qu’on n’a pu, faute de place, exprimer dans -le même profil, où
l ’on s’eft contlnté de n’en montrer que la partie fupérieure AD ,
faillante au-deflùs du rez-de-chauffée, comme on le voit repré-
fenté par fon plan A iJCD ( figure première ) , qui comprend auffi
la bafe G I du noyau , que je répété ne faire qu’un feulmorceau
avec fa racine; l’une 8c l’autre étant tirée de la même pièce de
bois, de 9 ou 10 pieds de longueur, dont une partie eft façonnée
afin de former le noyau, quon fixe folidement, moyennant
ce qui refte pour l’enraciner. Voulant le mieux contenir,
on accompagne la racine de deux autres piècesE F , appliquées
contre les faces oppofées à l’aétion du cabeftan, oblervant qu elles
fe terminent au niveau de la bafe ABCD , ou elles font comprifes
dans le même plan.
Defcrïptïoft
d’un autre ca•
bejlan préféra*
bLe au précédent.
P lanch.
X X IX .
Le grand diamètre G I du noyau (figure 3) eft de 10
pouces-, réduit a y au {ommet H , ou il eft cocffe d une calotte
d’acier arrondie pour tenir lieu de pivot à la chape K L M N ,
compofée de deux pièces liées par des frettes ôc des cercles de
fer L M O P , comme le montre la troifieme figure. Ce pivot
joue dans une crapaudine renverfée Z faite de fonte, ayant fa
furface extérieure figurée à pans , afin qu’étant encaftrée dans le
fond de la chape,. cette piece foit contrainte d’en fuivte le mouvement.