
'JBefcription
des vindas
fervant a manoeuvrer
les
portes tournantes.
P l a n c .
X L V III,
&c L.
Fig- 3 ,4 y.
Explication
de la -maniéré
.dont on ouvre
.& 'ferme les
portes tournantes
de
.cette éclyfe.
374 A rchitecture H yd rau l iq u e , L iv r e 'II,
piles, l’intérieur de leur aqueduc A, les couliflcs D des- vannes ,
les pertuis d Si c ( planche X L V I I I9 les lix efcaliers B , les portes
tournantes St les arcades, apperçues de deffus le pont dormant
qui eft à l’entrée de l’éclufe, dans le cas où il y auroit deux de
fes portes ouvertes, Se les deux autres fermées ; manoeuvre qui
fe fait moyennant un double vindas Cpofé fur les piles A i , à
l’aide des chaînes & poulies e f g dont voici l’ufage.
s i 8. Sur la tête A de chaque pile h i font pofés deux vindas
m n , o p , ayant doubles treuils allez éloignés l ’un de l’autre pour
qu’ils excédent l’épaiffeur de la maçonnerie , afin qu’elle nefafle
point obftacle au mouvement des cordes ou chaînes qui les accompagnent.
Le plan d’un de ces vindas eft repréfenté en grand
par la fig. 4. dont la cinquième défigne un des flafques avec les
mortoifes b des entretoifes c qui les lient étroitement emfemble,
moyennant deux boulons d e . Chacun des treuils a eft embraffé
de deux frettes de fer f g dentelées comme le marque la fig. 8,
pour s’accrocher avec le bec d’un crochet h ayant un oeillet i ,
enfilé par le boulon d e aux endroits s , afin de fixer les treuils
dans la pofition où l’on veut qu’ils relient par rapport a celle des
portés tournantes, dont le jeu dépend de ce qui luit.
. Ces vindas fuppofés bien arrêtés fur les piles, avec des pattes
de fer feelées en plomb, comme on les voit exprimées fur la
planche X L V I I I , & en profila l’endroit C de la figure 3 de la
planche L ; on Laura qu’environ au milieu de la hauteur de chaque
pile A i, c’eft-à-dire à dix pieds au-deffus du radier , font
fcellées dans le mur les écharpes de deux poulies de retour ƒ, dont
on n’en peut appercevoir qu’une ic i; qu’à la même hauteur il y a
encore deux autres poulies q attachées aux poteaux battans, à
l’aide defquelles ils peuvent être attirés alternativement par la
puiffance appliquée aux leviers des treuils jmoyennant une chaîne
ou corde e f g , paffant fur les mêmes poulies. On obfervera
que l’un de ces brins eft arrêté à l’écharpe de la première ƒ , 8c
l ’autre au treuil correfpondant e, lequel venant à tourner, attire
de bas en haut le brin f e , par confisquent te Coté de la porte auquel
eft attachée la poulie g -, ce qu’on ne peut bien entendre que
par le fecours de la planche X L V I I I , confidérée à l’endroit où
les portes tournantes fontvepréfentées ouvertes.
5 19, Prenant pour exemple la porte V dans la pofition où elle
eft, il faut s’imaginer que les quatre poulies g h f k , font dans le
même plan horifontal, à.dix pieds au deflùs du radier. Cela pôle
, fi l’on décroche du vindas m n le treuil qui eft au-delTus-de
C hap. IV- D e scr ip. de l’É cluse de Muyd'en. 373
la poulie k , il attirera à foi l’autre A, par confisquent le côté P lanch.
de la porte où elle eft attachée, qui viendra s’appuyer contre fa X L V II I.
feuillure après avoir décrit le quart de cercle Ar, tandis que
l ’autre g décrira le fien g q ; parce que le brin de cordef g s’allongera
à mefure que le treuil au-deffus de la poulie k , en roulant le
fien, forcera l’autre de fe développer , jufqu a ce que la porte
foit entièrement fermée. Pour l’ouvrir, il faudra que des deux
treuils précédens , l’un falfe réciproquement la manoeuvre qu’a
fait l’autre, ce qui eft trop aifé à entendre pour m’y arrêter davantage.
Je dirai feulement que chacune de ces portes eft accompagnée
de deux loquets appliqués fur les faces oppofées des poteaux
battans,. ayant leurs mentonnets fcellés dans les feuillures
correfpondantes, & que l’éçlufier levé ces loquets de deffus les
piles, comme il eft expliqué art. 474.
5 20.! Les-fig. 6 , 7 St 9 comprennent le plan & les profils d’un ufageie#
des vindas fervant à mouvoir les venteaux , chacun, ayant le vindas fer-
.fien, que je me difpenfe de décrire à oaufë de leur fimplicité. Il vffe ,m e° “Z ‘
fuffira de dire que pour la manoeuvre il y a un cable qui fait venteaux de
trois ou quatre tours fur le treuil O , çonfideré dans la’.fig. 2 ; l“ mme tclu~
que l’un des brins de ce cable eft attaché au fommet.N du po-
teau bufqué L , St l’autre à l’extrémité P d’une longue barre de ” L-
bois PN , accrochée aü même poteau. Quand on veut ouvrir
ce venteau, l’on fait tourner le treuil O du fens convenable
pour l’attirer dans fon enclave , en roulant le brin de corde qui
lui répond ; prenant garde que cela ne peut arriver fans que l’autre
brin ne s’allonge en fe développant, autant que le premier
fe 'raccourcit ; à quoi le contraint le recul de la barre N P qui
le tient toujours tendu. Pour fermer le même venteau, il ne faut
que tourner le treuil d’un fens contraire , alors le brin précédent
attire ta barre à foi à mefure qu’il fc raccourcit ; & comme-
1 cette barre ne peut fe mouvoir en avant fans pouffer en même'
fems-le venteau avec lequel elle eft liée , il eft contraint de reprendre
fa première fituation.
Il faut convenir que cette manière d’ouvrir & de fermer les
venteaux eft auffi fimple qu’ingénieufe ;. mais je ne la crois pas
appliquable aux portes des éclufes du premier ordre, par l’embarras
de fe fervir de barres allez fortes,eu égard à leur longueur,,
pour ne pas fléchir fous l'effort qu’elles auroient à foutenir, Il eftt
encore une autre maniéré d’employer les mêmes barres- rapportée
fur la planche L X , que j’expliquerai quand fon. tou»'
fe préfentera. J ’ajouterai en finillànt que pour lever la. vanns'