
Propriétés du
projet dont il
s ’agit-
P lanc.
x l y .
Explication
de l^effet des
cinq éclufes
qu - renferme,
le même proje
t.
364 A rchitecture Hydraulique, L ivre I I,
»de palplanches mifes dans les deuxiemes ventrieres, font"
» très-inutiles & de dépenfe fuperflue ».
D escrip tion d ’un p ro je t d é c lu fe , p o u r bonifier le p o rt de
C a la is.
Après la démolition du port de Dunkerque , tout d'emandoit
que l’on fongeât à bonifier celui de Calais; pour cela M. de
Moyenneville, Directeur des fortifications des places de cette
cote , fit plufieurs projets d’éclufe ; un entr’autres qui peut palier
pour le plus magnifique qu’on ait jamais vu , dont M. le Maréchal
de Vauban , avoit donné autrefois la première idée. C’eft
pourquoi je l’ai rapporté fous le nom de ce grand homme,. fur
les planches X L V I & X L V I1 ; mais fon exécution a été fufpen-
due jufqu a préfent, à caufe de l’extrême dépenfe qu’elle exigeait;
cependant ce projet n’en eft pas moins digne d’être rapporté
, comme un exemple de ce qu’on peut faire de mieux dans
un cas pareil à celui qui l’a occafionné , qu’on ne peut bien entendrefans
une legere connoiffance des environs de Calais, dont
je donne le plan fur la planche X LV .
J06. Je n’entreprends point d’expliquer le jeu des eaux qui le
rendent à la mer par le port de cette place, non pas qu’on ne pût
tirer beaucoup d inftructions de la maniéré dont font dirigées
celles qui paflènt par les éclufes du fort Nieulet, fituées à une
demi-lieue de Calais ; mais c’eût été iortir des bornes où j’ai cru
devoir me renfermer, n’ayant pour fin que la defcri'ption du
projet dont il s’agit, ce qui fait que je n’ai point rapporté ce
fort, qui n’auroic pu être compris fur la même feuille fans une
planche d’une grandeur extraordinaire. Je me contenterai de dire
que toutes les.eaux du pays ne peuvent slépancher à la-mer qu’en
paflant entre la citadelle & la digue a b , où l’on avoir deflèin
de conftruire les éclufes A , B, ayant pour objet de lâcher à ma-
ree baflè toutes les eaux qu’elles auroient retenu pour curer le
port & le chenal y à quoi auroient auffi beaucoup contribué-
celles qu’on eût laiflepalier au-delà, à marée montante, dans-
un vafte terrein propre à ferv-ir de rélcrvoir entre le fort Nieu-
let 8c. la citadelle.. D ’ailleurs ces éclufes ne pouvoient être mieux
placées que fous le feu de cette fortereflè, comme on en va juger..
507. Pour peu que l’on examine en détail la planche X LV L ,
on verra qp’elle. comprend, les. développemens de la fondation
Chat. III. D escription do canal de Mardick. 3 y
de cinq éclufes différentes, placées de front, dont la plusgran- P lanc.
de , qui eft celle du milieu, eft fuppofée avoir double paires de X L V 8c
venteaux du côté du port &c autanedu côté du pays ( art. 498 ). X L V I-
Cette éclufe, de 56 pieds de largeur, dévoit répondre dans la
fuite à un b a (fin deftiné à recevoir un grand nombre de vaiflèaux,
tel que le port de Calais peut en être fufceptible, le baffin d’aujourd’hui
n’ayant point a fiez de capacité. A droite &C à gauche
de la même éclufe , on en fuppofe deux autres de 1 6 pieds de
largeur, ayant dans le milieu une porte tournante ifolée, garantie
par deux autres bufquées comme celles de la planche XXIV.
Elles font fituées de maniéré que leslignes L K , M K , (planche
XLV) paffant parle milieu de la longueur de ces éclufes, viennent
fe rencontrer au même point K de la direéfion IK où fe
trouve la grande-, pour que la réunion de l’eau qui s’échapperoit
par ces débouchés fût capable de former un courant dont la
force pût encore agir violemment au-delà de la tête des jettées
prolongées, afin de pouffer le chenal auffi avant dans la mer
qu’il feroit poffible. Cela n’eût pas manqué d’arriver par la fuite
en plaçant les-radiers-au-niveau-de la baflè mer ; parce que les
éclufes fe fuflènt trouvé chargées de 1 6 à 17 pieds d’eau, qui
eft la hauteur ordinaire des marées dans ce port. D ’autre part,
on devo’ t encore ajouter de chaque côté une petite éclufe de 6
pieds , dont la direction LN , M O deseaux auroit étendu le cu-
rement fur toute la largeur du port, &C auroit fervi de décharge,
fans être obligé d’ouvrir les précédentes; à quoi auroit auffi contribué
une troifieme , ménagée dans le batardeau fervantà lier
cette chaîne d’éclufes à la digue a b conftruite en maçonnerie,
depuis 17 18 . Ce dernier permis auroir été d’amant plus nécef-
faire qu’il auroit fervi à donner la chaflè aux fables que les vents
& les marées portent dans les gros tems le long du port, qui feroit
bientôt comblé fi aèluellement le jeu des éclufes d’Âsfeld
(P ) St de la citadelle (Q) ne les emportait à mefure qu’il s’ea
dépofe.
508. Si l’on confidere la maniéré dont lesbajoyers de la grande lacunes Je
éclufe font liés avec ceux des moyennes, on verra qu’il en réfulte canons qu’un
deux grandes plate-forme» dont chacune devoit être couverte f f j f j u d J L
extérieurement d’un parapet garni d’artillerie, formant deux iu milieu S*
redoutables batteries dont l’une devoit avoir 9 pieds de fupériot- J " col.nt-.n~
rité fur l’autre; comme on le voit exprimé par les profils-que
comprend la X LV II planche, qui ne laiffera rien à défirer pour
la parfaite intelligence de la précédente,, fi L’on eft attentif