
I l paroît
quon a eu
tort de ru
point affeoir
les grillages
de la fondation
fu r un
majfif de ma
fônnerie 3 ou
au moins fu r
un conroy de
glaifi.
P l . L.
Explication
du premier
profil de la
flanche L •
Ÿ fi A rchitecture H yd rauliqu e, L i v r e I I ,
grille de traverfines dont chacune répond exactement fur celles
de deffous ; mais elle ne s’étend au-delà de la largeur du plancher
qu’autant qu’il le faut pour que leurs extrémités foient enclavées
dans la maçonnerie des piles & des quais. Leur objet eft
de contenir le plancher d’une maniéré inébranlable, en fiuppo-
fânt quelles font liées avec les premières par des-chevilles ébar-
bées; que d’ailleurs l’on a donné à toute cetfte conftru&ion la
bonne façon qui convient aux ouvrages faits avec foin. C ’eft à
quoi je ne m’arrête point, en ayant allez explique la façon dans
le premier livre. Je ne dis rien non plus des bufes , leuils 6c paliers
que l’on voit marqués fur la même planche, où il n’eft pas
indifferent de remarquer la maniéré dont ils font aicboutes,
pour les affurer contre la pouffee de 1 eau que les portes dévoient
foutenir. .
5 15. Apparemment que le terrein fur lequel on a afïis cette
éclufe s’eft trouvé affez bon pour n’avoir pas eu befoin d’établir
un maflîf de maçonnerie fous le grillage qui en compofe le radier
; quoiqu’on feroit dilpofé à penler le contraire , vû l’im-
menfe quantité de pilots qu’on y a plantes, ce qui offre une
centradiaion manifefte. I l eft au moins à préfumer que les intervalles
des pilots ont été remplis d’un lit de terre glaife bien
battue, pour former un conroi d’environ deux pieds d’épaiffieur
au-deffous du grillage ; autrement il eût été dangereux que les
filets d’eau qui auroient pu par la fuite s introduire fous le radier,
entre les files de palplanches les plus éloignées l’flnede l’autre ,
nêuffent fait de fâcheufes dégradations ; c’eft pourquoi j’ai fùp-
pofé ce conroi aux profils de la planche L , quoiqu il n en foit
pas fait mention dans les deffeinsqui m’ont été communiqués de
cette éclufe, ce qui m’a paru trop hardi pour n en point finre la
remarque. Au refte je paffe au détail particulier de la même
planche, principalement à ce qui regarde la maniéré ‘ de mouvoir
les portes battantes 8c tournantes , comprenant plufieurs
chofes dont on peut faire un très-bon ufage.
- 5 16. Quoique la première figure qui repréfente l’élévation
d’une des grandes piles, foit affez intelligible pour n’avoir pas
befoin d’explication, je ne laifferai pas de remarquer qu’on y voit:
i°. Les venteaux R , H, Q, T , I, S des portes , tels qu ils paroif-
fent logés dans leurs enclaves, quand il paffè des batimcns par
l’éclufe, au tems où l’eau de la riviere 8c celle de la mer font •
de niveau ; 1°. Les vindas K , accompagnés de^ leurs lçvicrs,
barres ôc cordages fervant à ouvrir 8c fermer les memes venteaux;
C h a f . IV. D e s c r i p . d e l ’E c l u s e d e M u y d e n . 373
a». Le pertuis C répondant à l’aqueduc pratiqué dans la meme
pile, pour mettre l’eau du fas au niveau de celle de la mer; 40.
Un petit vindas placé en A au-deffus de la plate-forme de la pile,
à l’endroit de chaque pertuis pour élever la vanne qui le ferme ;
5° Un des fix efcaliers B répondant aux piles ôc bajoyers pour
pa’ffer de la plate-forme inférieure des piles à la fuperieure. -
A l’égard de la charpente de la fondation, j’ajouterai a ce que
j’en ai dit précédemment, qu’aux radiers des portes battantes oc
tournantes qui regardent la mer il auroit fallu un fécond plancher
attaché fur les traverfines fupérieures, apres en avoir garni
de maçonnerie les intervalles, pour ne point donner pnfe au courant
de l’eau. Cependant il ne paroît point qu’on y ait eu egard,
non plus qu’à plufieurs autres chofes également effentielles a la
confervation d’une pareille éclufe ; auffi ne pretends-je point
donner pour modèle ce qui a été fuivi dans fa conftruction, les
radiers rapportés fur la planche X L V I étant beaucoup mieux
entendus, SC plus conformes aux maximes enfeignees dans e
premier Livre. Ce qui montre que fi l’on n’a pas eu en France le
mérite' d’avoir inventé les éclufes, on ne peut difputer qu elles
ne s’y foient perfectionnées plus qu’en aucun endroit de 1 tu -
1 î '7 Quant a la Seconde figure, elle repréfente la tête de l’éclufe
apperçue du côté de la mer. Pour varier les objets, on a
fuppofé dans ce deffein ; 1°. Que les portes de flot de la grande
voie étoient fermées; zs. Qu’aux deux voies de la gauche il n y
avoir qu’un venteau de fermé 8c l’autre logé dans fon enclave ;
3°. Qu’aux deux voies de la droite, les portes de flot etoient ouvertes,
pour laiffer à découvert les tournantes apperçues fermées
dans l’enfoncement, étant plus reculées de 50 pieds que les précédentes;
puifque les arcades D qui fervent de pont , fe trouvent
intermédiaires, comme le plan de la planche X LV IH le montre
: la feule différence eft que d’une part elles font ouvertes SC
de l’autre fermées; 40. Qu’on voit à l’endroit b {’entrée des eaux
dans l’aqueduc dont il eft parlé ( art. 31 x. ), grille de.barreaux de
fer pour empêcher la mer d’y porter des ordures; Que les
avant-becs des piles font revêtus de poteaux êc liens de gai de 5.
pour les conferver contre l’atteinte tjpsbâtimens ; 6°. Que Ion
retrouve ici les vindas K fervant à manoeuvrer les portes de flot:
8c qu’enfin on fuppofe placés en A les autres petits vindas répondant
aux vannes des pertuis b. ,r , j
Pour dire auffi un m o t de lafig. 3>elle reprefente le profil des
P l . L .
Explication
du fécond &
du troifieme
profil de la
planche L .