
Amiv*rt& Nawres, & vinrent bloquer le Port de Dunkerque) pour en
un’itfit cn'Pec" cr * entrée & la l'ortie. L ’intrépide Damucre Dunkcrquois
: , C1U1 commando.it cinq Vaiffeaiix, parut à J a vue de Dunkerque ,
aVC-CU-n. ,tr^s'§rant* »ombre d’autres ou'il avoit pris aux ennemis,
fvttmcvt- ^ (l "*en Pal‘ fo» habileté, que malgré leurs efforts il entra dans
£'-■ « ÿ « *e Port avec là capture , en fortit quelque tems après, pour inter-
r ù-i Br- romPre tout nouveau leur commerce , & ret int à la fin de fa
L rænUuit campagne couvert de gloire, ayant enlevé plulieurs Vaiffeaux de
f r e,r.le j & un grand nombre d’autres marchands, fans que les
F-aÀ Hollandois foient jamais parvenus à lui interdire l’entrée du Port.
Ceux qui le bloquoient voyant l’inutilité de s’opiniâtrer à un def-
fein qui leur réuflïlloit (î mal, chargèrent un Flibotde goudron
& autres matières combuftibles ; étant entré dans le Port fous un
Pat illon ami, il fut placé à l’endroit où il y avoit le plus de Vaif-
leaux ; le feu ayant été mis la nuit à ce Flibot, confomma dans uii
moment fix Vaiffeaux qui étoient autour de lui, & endommagea
fort un nombre d’autres. °
hsDiatsr- IO* Depuis ce tems-la jufqu’en 1 5 9 1 , les Dunkerquois ne cef-
J “ ** ferent de faire des prifes fur les Hollandois, ce qui les enrichit
g r l f t PoiIU ds fonifier à leurs propres dépens le Port & la Ville, qui
f rU fa r à - devenoient tous les jours plus confidérables par les travaux qu’on
T Qnt au"defi°rs Qu’au dedans , ce qui porta tant d’omin
fà h is is brage aux Hollandois , qu’il n’y a point de ftratagême qu’ils
n ayent mis en oeuvre pour furprendre cette Place : mais n’ayant
L is - J f i Pu y P^ft etùr 3 & voyant que les Dunkerquois s’uniffoientà ceux
vsigem du de Calais, pour en ruiner totalement le commerce , il ut arrêté
us dansle Confeil, que l’on chargerait de pierres & autres matériaux,
Ê b S ï ï k , pr°pres a combler un Port, de groffes Flûtes, pour les faire cou-
l- ss .su- 1er a fond, al entrée de ceux de Dunkerque & de Calais. Mais
cette réfolution ne put avoir lieu par les foins que ces deux Places
prirent de s en garantir. Ainfi malgré tout ce que leurs ennemis
purent entreprendre, les Dunkerquois ne laiffoient pas de
continuer de faire fortune à leurs dépens, ce qui mit la popula-
ce de Hollande en un fi grand défefpoir, que s’en étant pris aux
Magiftrats d’Amfterdam, ils ne purent fe difoenfer, pour ap-
paifer la l'édition, de leur livrer en 1599 les prifonniers Dunkerquois
qu ils a voient, dont vingt-neuf des principaux furent pendus
par les mains de ces éfîrénés, fans d’autre raifon que de fa-
VUUcn- àsfaire leur rage.
Jïi&xtuies 1 '• Fn 1 année 1 627 , ilfortitde Dunkerque 30 Vaiffeaux de
DusJter- guerre pour faire voile vers la Mer du Nord ; à peine furent-ils en
Rade, qu’ils firent une prife de vingt Navires Hollandois, un en- ®
tr’autres chargé de toutes fortes de marchandifes, & d’une forn-
me de 375000. liv.
Les Hollandois au défefpoir des pertes continuelles que leur
caufoient les Dunkerquois, firent une defeente aux environs de ** m*
Mardick ; mais la Cavalerie qui fortit de la Place, les obligea de
fe fauver à la nage pour regagner leurs Vaiffeaux, dont la plus j>:
part furent fort maltraités par le canon du Fort qui couvroitaiors ttesàs,
la foffe de ce nom. L ’on compte que dans le cours de l’année
11630 , les Corfaires de Dunkerque enlevèrent anx Provinces
pnies plus de quatre-vingt Vaiffeaux.
12. Cette vigueur avoit tellement enrichi les habitans, qu’il s’en 0-u
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trouvoit en état d’armer feuls à leurs frais, jufqua quinze Vaif-
féaux de guerre. Un nommé Vaudevalle en arma douze , qu’il V n A
conduifit en Efpagne, les offrit à Philippe I II . pour en obtenir
l ’ordre de Saint Jacques. ^ iauv-
1 3 . En 1634 , l’on conftruifit la nouvelle Eclufe de Bergnes a la
place de l’ancienne qui étoit ruinée, il y eût alors une conven-
tion entre les Bourgeois de Bergues & ceux de Dunkerque, pour u s ci
faire à frais, communs le Canal qui communique d’une de^ ces
Places à l’autre ; l’année fuivante , l’on fit celui qui conduit de
Dunkerque à Fumes.
14. E 1116 3 4 , Dunkerque étoit devenu le Port le plus fameux ^
ique les Efpagnols poffédaffent en Flandres, par les arméniens g jami
confidérables qu’on y faifoit continuellement, ce qui y aîiirqit md &
beaucoup de nouveaux habitans. Pour les loger Ion fut oblige
d’aggrandir la Ville par une nouvelle enceinte. Pendant que l on y
travailloit aux fortifications, les Armateurs conrinuoienr toujours q u ii
leurs hoftilitésen Mer, ce qui engagea cent cinquante des pria-
cipaux Marchands d’Amfterdam, de préfenter une Requête aux ^
Etats, par laquelle ils expofoîent, que fi l’on ne réprimoit I audace
de ces Corfaires , ceux qui fe verraient quelquebien s en con-
tenteraient, fans s’avanturer à une perte certaine. L e s Etats or-
donnèrent que l’Amiral Tromp, ferait envoyé pour croiler ne- rivant
le Port, afin d’empêcher que les Corfaires n'en pulfentior-
tir ; mais toutes ces précautions furent inutiles , les Dunkerquois
agirent avec le même foccès que les années precedentes.
15 . Gallon Duc d’Orléans , après avoir pris Mardick . vers
la fin de la campagne de l’année 1646 , étant retourne a la Cour, k.
laiIfa à Louis Prince de Coudé, le commandement de Farmée Le
fie Flandres. Ce Prince qui ne trouvoit point U gloiie latislaits -