
P l ANC.
x x x v i 8c
X X X V II.
Mefure des
principales
parties de la
mente éclufe ,
avec la def-
cription de fa
fondation.
, - ô A r c h i t e c t u r e H y d r a u l i q u e , L i v r e I I ,
vanne, tandis que d’àütre part cecte vis s’appuie fur ie palier qu’on
lui a ménagé dans la femelle g quelle n'abandonne jamais ; d’oil
il fuit que quand on fait tourner la tête i de cétte v is , l’écrou
monte, 8c par conféquant la vanne S , que l’on baiiïè, en agiflfant
d’unfens contraire. Manoeuvre aifée à entendre, de même que
ce qui précédé, en confidérant les pians & profils, au moyen de
la relation qu’ont entre elles les pièces défïgnées par les mêmes
lettres alphabétiques. A
487. La largeur de la fondation de cette eclufe julqu a 1 extrémité
Avantage de
£ette éçlufe
pour curer &
approfoTÛr l,e
' canal.
des contreforts, eft de 1 S toifes fur 15 de longueur entre les
bords du radier. La pile a 1 0 pieds d’épaiflfeur, afin qu’en ayant
retranché 6 pour le permis, il refte afTez de folidité a fes piédroits ;
c e qui a.été également obfervé pour les permis des bajoyers,
dont l’épaiffeur eft de 18 pieds fur 1 é de hauteur, £
A l’égard de la fondation, les profils montrent qu’ apres que les
pilots furent plantés Si récepés au niveau du fond, excepté ceux
qui dévoient porter les maîtreffes pièces & les ventrières des
palplanches, on a élevé un maffif de maçonnerie de trois pieds
d’épaiflèur pour la partie inférieure du radier, ôc de quatre pour
la fupérieure fervant d’eftrade, fur laquelle a été pofé une grille
de traverfines, enfuite le premier plancher, enclavé par une fécondé
grille pareille à la précédente ; delà une ttoifieme de lon-
grines , 8c fur celle-ci une quatrième de traverfines, fur laquelle
ont été cloués le plancher du radier 8c fon recouvrement. Après
quoi l’on a érigé la pile Sc les bajoyers, de même que les quais de
maçonnerie qui en forment les ailes, dé 3 5 toifes de longueur du
côté de la mer, 8c de 16 à 18 vers la place, jüfqu’à la rencontre
des batardeaux répondant aux fofles des deux contregardes collatérales
: le tout conftruit, de même que les faux radiers, avec
une attention digne de la conféquençe de l’ouvrage 5c de la
capacité de ceux qui en ont eu la conduite.
488. Quand on confidere Timmenfe quantité d’eau que contiennent
enfemblc les fofles SC les avant-foffés dont Gravelines
eft entourée, avec celle que fournit la rivière d’A a , toute pouvant
venir fuceeffivement fc rendre au même terme A , on conviendra
que jamais éclufe de chaffè n’a eu un réfervoir plus abon-
dant pour l’entretien d’un chenal ; indépendamment de l’avantage
qu’elle peut procurer a la dëfenfe de la place, de vuider 8c
de remplir les mêmes foliés deux fois en 14 heures, par 1 eau de
lamerou de la rivière d’A a , en telle quantité que l’on veut, 8c de
la faire circuler avec un arc qui a été porté plus loin à cette place
C h a p IL D u n o u v e a u c a n a l d e G r a v e l in e s . 3 5 1
que par-tout ailleurs. On en va juger encore mieux par l’explication
de quelques-unes de fes autres éclufes, dont il lera aile
de tirer des applications félon les cas qui peuvent fe préfenter
489. Nous avons dit, article 44 5, qu’il y avoit une eclufe F
fur un canal G H L I , faifant partie de celui de Bourbourg, communiquant
avec la rivière d’Aa , pour fervir de déchargé quand
les eaux du pays étoient fort abondantes, ou lorfque, pour quelques
réparations, fon paflàge ordinaire étoit interrompu. J ’ajouterai
qu’il y a encore deux autres éclufes L 8c M à portée de la ,
dont la première fert à. rafraîchir 1 avant-fofle, ÔC la fécondé celui
de la place , lorfqu’ils ont été mis à fec dans le tems de la baflTe
mer par les éclufes de chaflfe 8c de fuite placées en C (que nous
ne tarderons point d’expliquer), ou par la nouvelle A. Je ne
m’arrêterai point à décrire les précédentes F 8c L , qui ne comprennent
rien de particulier ; mais je vais m’arrêter un moment
TJfâge de
quelques éclufes
fur celle oui eft en D , que l’on nomme p r o v if îo n n e lle , dont les
développerons font rapportés fur la Planche X X X V I I I d’une
maniéré fi fenfible, qu’il ne faut qu’un coup d’oeil pour en juger.
490. Cette éclufe eft fituée, comme on le voit fur le plan de la
place, dans le chemin couvert vis-à-vis l’angle flanqué du baf-
tion du R oi, proche la branche gauche de l’ouvrage à cornes. Sa
largeur eft de 1 4 pieds, fermée par trois vannes , dont chacune
a fon treuil particulier que l’on fait tourner à l’aide de leviers.
Ces vannes font féparées par des poteaux a coulifles, comme le
montrent le plan 8c les profils, que je ne m’arrête point à expliquer
, puifqu’il fuffit, pour les bien entendre, d’examiner le rapport
qu’ont enfemble les pièces de charpente défïgnées par les
mêmes lettres, qui font fentir la manière dont elles font affem-
blées entre elles, 8c enclavées dans le maffif de la fondation ,
pour en aflurer la folidité, fur un terrein qui s’eft trouvé afTez bon
pour n’avoir pas befoin d’être piloté , tel que celui que nous,
avons fuppofé article 3 1 1 : ce que les dedans préfentent d’une
maniéré plus inftrucrivc que ce que je pourvois dire , étant a pre-
fumer qu’après tout ce qui a été enfeigné dans le premier livre
fur la conftruétion des éclufes en général, le letteur n’a plus
befoin que de leur fîmple repréfentation , 8c que la bonté de fon
jugement fupplëera au refte.
491. Les Figures 4 , 5 8c 6 de la même Planche comprennent
le profil 8c Télevation d’une petite éclufe pratiquée dans un des
batardeaux qui étoit autrefois à Dunkerque , dont il ne devait
à portée de
l’ouvrage à
cornes, pour
rafraîchir le
fojfé de la
place.
Defcription
de lyéclufepro-
vifionnelle de
Gravelines
P l a n c -
XXXVI Ur
Les Figures
4 , ƒ & 6 que
l ’on voit lu s