
P l . XVIï
l a été employé
des doubles
files de
palp'.Mchu,
pour mieux
garantir la
fondation de
cette écluje du
progrès' des
eaux de fond.
Pr.ANCHV
X V I I I .
Fofition de la
première grille
de traverfines
& celle des• -
mattreffes pièces.
Faute
eomniife en les
pofant..
148 A r c h it e c t u r e H y d r a u l iq u e , L iv r e I ,
il en a été pofé deux pour foutenir chaque bufe, une fous le-
feuil, 8c une autre fous la pointe. Quant aux autres pilots, on
en a enfoncé fous les bajoyers feulement, d'iftribués à peu près
comme on les voit marqués,
157 . Le long de chacune des lîx ventrières il a été enfoncé
une double file de palplanches A B ; c’en:-à-dire qu’après en avoir
cloué une première on en.a enfoncé un fécondé, appliqués-
plein fur joint fur la précédente, clouée de même, pour rendre
impénétrable le paflàge de l’eau aux endroits les plus critiques de
la fondation 1 excès de précaution qu’on ne peut qu’approuver,
quoique fort difpendieux ; mais ce furcroît de dépenfe ne doit
point détourner de faire un auffi bon emploi des fonds du Prince,
quand il s’agit d’un ouvrage dont la conféquence ne permet pas
qu’on y prenne garde de fi près. Sans doute que M. de Vauban
n’en a ufé de la forte que pour de puiflans motifs, lui qui faifoit
travailler avec tant d’économie; d’où l’on peut inférer combien
il redoutoit les accidens que les eaux de fond peuvent caufer ,
ayanr quadruplé les obftacles.qu’on oppofe à leurs progrès: ce
qui doit fervir de leçon à ceux qui auroient du penchant à faire
travailler un peu cavalièrement, faute de prévoir un danger qui
ne fe manifefte quelquefois que long-rems après que l’ouvrage
eft fini , Iorfqu’il n’eft plus tems d’y apporter du remede
A l’égard des deux autres ventrieres C D , placées à la naif-
fance des embranchemens,. on s’eft contenté de n’y attacher
qu’une fimple file de palplanches, parce qu’ellés y font moins,
importantes qu’aux autres endroits , comme je l’ai dit précédemment.
Au relie on fentira mieux encore la pofition dés ven-
tieres 8c des palplanches doubles SC fimples , en confîdérant le
profil qui eft au bas de la Planche X V I I I , qui repréfente a fiez
nettement tous les bois dont la fondation de cette éclufe étoit
compofée ; c’efi pourquoi l’on fera bien de ne le point perdre dévue,
à mefure que j’avancerai dans l’explication du travail.
25S. La maçonnerie, qui étoit toute de brique en mortier dé
terrafïe de Hollande, ayant été élevée fur le fond à la hauteur
d’environ 1 S pouces, pour atteindre la bafe des ventrieres ou
maîtrefles traverfines, on en a placé de communes M N , dans
les coffres formés par l’intervalle des palplanches : ces travers
fines avoient 14 fur 14 pouces d’équarriflàge6c les maîtrefles.
pièces A B , C D , 30 fur 20.
Il fut pofe 10 traverfines entre la première 8c la féconde filé
de palplanches ; 1 5 entre la fécondé & la troifieme ; 2 entre la
C h à p .V I I . D e l a f o n d a t io n d e s É c lu s e s . 14 9
troifieme 6c la quatrième ; 6 entre la quatrième 6c la cinquième, P l , X V I ,
6c non pas 7 , comme il eft marqué mal à propos fur le plan ;
2 entre la cinquième 8i la fixieme ; 1 1 entre la fixieme 6c là
feptieme; 8c 10 enfin entre cette derniere ôc la huitième.
Ces traverfines, ainfi que les ventrieres, fe trouvoient toutes
arrafées au même niveau, en quoi l’on fit une faute d’inattention
, parce que les 6 du milieu auroient dû être plus élevées que
les autres d’environ 15 pouces, pour donner lieu au relief de
l ’eftrade, ce qui auroit difpenfé d’ajouter à cet endroit une grille
/de plus, comme le profil le montre ( Planche X V I II ).
259. Cette première grille fut formée fur toute la lameur de D r »,
la fondation, fans avoir égard aux vu-ides que laiffoieniTles in- n o î T d J s t
tervalles des contre-forts, comme on l’a fait plus judicieufement cinl lr'iaion dc
fur la quatorzième Planche, pour ménager des bois d’un auffi
grandpnx, vu leur grofleur, ce qui a caufe ici un furcroît de d^ èUs tra~
dépenfe allez mal à propos. Cette éclufe comprend à la vérité verfmes f an*
des chofes très-bonnes 11 fuivre, mais auffi d’autres peu dignes
d’être imitées. Mon objet eft d’inftruire, 6c non point de faire '
admirer un travail, pour la feule raifon qu’il a été dirigé n-iv
M. de Vauban, e> r
Après avoir garni de maçonnerie les vuides que les traverfines
laiflbient entre elles, on a établi fur cette grille un plancher,
comme dn le voit figuré fur la P la n c h eX V I , où.l’on remarà
quera que ne devant avoir lieu que pour le radier, on l’a trop
étendu fous les branches, ôc fort inutilement fous les muflbirs»
Il n’en eft pas de même vis-à-vis la chambre , parce qu’il con-
venoit de le faire régner fous les petits aqueducs pratiqués dans
l’épaifleur des bajoyers, Comme nous le dirons par la fuite. Au»
refte ce plancher fut calfaté, brayé 6c goudronné comme on lofait
pour les bordages des vaiflèaux.
260. Sur ce plancher on a pofé 4 maîtreffes traverfines E F , p L . . T-rr,
direélement au-deffus des premières, mais beaucoup plus cour- X V I I
tes, n’ayant que 54 pieds de longueur, ce qui fuffifoit pour avoir p
leurs extrémités enclavées de trois pieds dans le maffif des ba- p r f L T p u l
foyers. Ces maîtreffes traverfines deftinées à porter les bufes, clmf urkqnit
comme le profil le fait voir (P L X V I I I , ) furent prolongées1 Jù ÿ Ê Û S à
fiifqiies fui le deriieie de la fondation , par d’autres communes 5. de traverfinesy
encore de 24 pouces d’equarrifTage y dont on. 3 fait une féconde1
grille toute femblable à la première, quelle couvroit exac
mène, les intervalles remplis de meme par de bonne maçonne- quatrième de
lie.. Apres cela il en a etc forme une troifieme j compofée de 451 et fines,