
limitation de
Ve 'qui a êîé
exécuté à
l'ancienne
.éelufe de la
Moere à Dunkerque.
Pl. l iv -
F ig - 4 -
1Moyen Jimple
de diminuer
le poids des
vannes 3 proposé
par un
Ingénieur, au
fujet.de celles
du fort Nieu-
let.
4 9 4 A r c h i t e c t u r e H y d r a u l iq u e , L i v r e I I ,
en ait fixé deux autres fimples, 8c4attaché le premier, bout £t'
d’un cable paffant fous la première des deux précédentes V; que
delà le.brin d e paflè fur celle d’enhaut Q, qu’ildefcende enfuite
de ƒ en h fous la fécondé d’enbas, pour remonter de h en g fur le
treuil E , où on le fuppofe arrêté : il eft. confiant que venant a
tourner, les quatre brins précédens feront tendus également, par
le partage qu’ils feront du poids dont ils foutiendront chacun Je
quart, 8c c’eft à quoi fe réduit fon action fur le treuil ; parce que
le fommierH auquel répondent les brins ç b h , e d , foutiendra
feul les trois autres, félon ce principe générai de la méchanique :
S i une p u iffa n ce éleve un p o id s à la id e de p lu jieu rsp o u lies elle fe r a
à ce p o id s comme l 'u n ité e ji au nombre double de c e lu i des p o u lies
d 'en bas ; ou ce qui revient au même r au nombre de brins-de corde
q k i leu r répondent. Il fuit donc que fi les vannes de i-’éclufé du
fort Nieulet avoient des doubles poulies-, 8C que lescable-s fuf-
fent difpofés comme dans l’exemple précédent,. la puiffance'
feroit alors réduite à la moitié de ce qu’elle eft préfentement ,,
c’eft-à-dire à 15 6 liv. comme fi les roues avoient 8 pieds de’
rayon; par conféquent au lieu de huit hommes »il n’en faudroie
plus que quatre pour les élever,
551, Un Ingénieur qui étoit en- réfidence dans ce fort ayant'
médité fur le moyen de diminuer l’extrême difficulté qu’on épron-
voit à manoeuvrer les vannes dont nous parlons r en a trouvé un
fort fimple, qui eft d’attacher le long de leur bafe fur chaque
face une caille faire de planches de fapin, bien fermée de toute’
part, calfatée, brayée 8c goudronnée de maniéré que l’eau n’y
puiffe point entrer. Son objet eft de former intérieurement un
vuide de 8 pieds cubes, ce qui arrivera en lui donnant, 6 pieds
de longueur 8e à fes petites faces 1 6 pouces en quarré ; al ors l’eau
venant à pouffer ces deux cailles de bas en haut par une force de
1110 livres,, le poids, de la vanne le trouvera diminué d’autant.
Je voudrois pour rendre ces caiffes bien étanches 8c en même
tems plus folides-, les divifer par cellules d’un pied de largeur ;
afin que s’il furvenoit quelques fentes par où l’eau vînt à s'introduire
, elle fût bornée à ne remplir que la cellule où elle fe feroit
introduite, fans que les autres y participaffènr.
Il paroît qu’une caiffè ajuftée de la forte pourroit auffi avoir
fon utilité, dans le cas où l’on voudroit qu’une petite vanne appliquée
au pertuis d’une digue s’ouvrît d’elle-même par l’aétiou
de l’eau douce qui doit s’écouler à marée baffe, 8c fe refermât
auffi-tôt qu’il n’en refteroit plus pour la foutenir en l’air ; ce qu’on
• C h a p . V I . D es É c l u s e s f e r m é e s p a r d e s V a n n e s . 39 f
fùppofe arriver avant que la mer remonte jufqu’au permis. Pl. LIV»
333* Voulant fàtisfaire ceux qui aiment les details, voici les Bimcnjïor.dcs
dimenfions des principales pièces de charpente de l’éclufe du fort principales
Nieulet; comme elles m’ont paru affez-bien réglées, elles trou- " ,
véront peut-être leur application. On a donné au feuil A, 1 1 fur trent dans la
id pouces de groffeur ; aux poteaux àcouliffes B, 1 2 fur 11 ; aux
chapeaux C, 10 fur 1 1 ; aux taquets D, 11 fur 14; au treuil E, Nieulet.
1 z pouces de diamètre ; aux vannes F , 4 pouces d’épaiffeur; aux
barres G, 4 fur 6 ; aux fommiers H, pofés aux endroits des*
trouées L, par où l’on caffe les glaces qui pourroient empêcher
le jeu des vannes, 8 fur 10; aux autres fommiers I, M, qui fou-
tiênnent le plancher au-deffus des voies de l’eclufe, 6 fur 8.
Quant à la roue, l’on a fait les bras N, gouffets 8c rayons de 4
fur 4 pouces ; le tout entretenu par deux cercles de fer, de 6 pieds
de diamètre, tenant lieu de jantes ; les poulies Q 8c V ont 9
pouces de diamètre, 8c les cables R, 6 pouces de tour.
554. Quant à la conftruétion desgrandés roues à hériffon rap- Dimmfwn_
portées fur les planches XIX 8c X XII, il fuffit d’en confiderer
l’affèmblage 8c les ferrures qui les fortifient. Lorfqu’elles ont de- Us grandes
puis 18 jufqu’à 14 pieds de diamètre, il convient de donner aux à ^if-
grands bras, 6 fur 7 pouces de groffeur ; aux gouffets, 5 fur 6 ,
de même qu’aux rayons ; 8c aux jantes, 6 fur 6 , faites a doubles
membrures, taillées au quart de leur épaiffeur, de même que les
rayons quellesembraffent, pour qu’une partie n’affoibliffe pas
trop l’autre. Que fi ces roues n’ont que 10 ou 12 pieds de diamètre,
comme celle qui eft renfermée dans le logement de la
porte d’eau repréfentée fur la planche XXII, on diminuera la
groffeur des bois à proportion. Il eft à remarquer que pour ne
point trop agrandir le logement précédent, on n’y a renfermé
que de petites roues, parce que pour y fuppléer , on a réduit au
quart le poids de la grille, moyennant les poulies moufffées auxquelles
elle eft accrochée. .
555. Lorfque l’on eft dans la néceffité d’employer une vanne
auffi grande que celle qui étoit à l’éclufe de la Moere, on né tympan, avec
peut guère fe difpenfer de fe fervir des roues à tympan par pré-' 9 g i||||
férence aux précédentes, vû l’avantage qu’on en tire; mais il pentc_
faut, comme je l’ai dit ailleurs, qu’elles foient a 1 abri d erre battues
du cansn de l’ennemi, fi elles participent à la défenfe d’une
place de guerre. On jugera mieux de ces fortes de roues , en con- pL- Ly. .
fidérant la figure 3 de la planche LV, qui repréfente fort diftinc-
tement la charpente d’une des deux faces dont les jantes fervent
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