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102 PUEMIKUE PARTIE -- CHAPITRE VI
sojil plulôl. indiquées que. délaillées, mais qu'ou peut
aisémeul ajouter eu cousullaut d'aulres ouvrages. Les
monographies de genres ou d'espèces, Jorsqu'elies sont
complètes et détaillées, peuvent encore être considérées
comme rentrant, à peu près, dans la catégorie dont iu)us
parlons.
ARTICLE II
EXEMPLES DE DESCRIPTIONS DÉVELOPPÉES.-
^ 1. — OUVUAGI^S GÉNÉRAUX.
Depuis l'époque d'Adanson et des Jussieu, à laquelle
remontent les familles, Je premier ouvrage général qui
renferme les espèces et leurs formes diverses, aussi hien
que les genres, familles et classes, est celui commencé
en 1818 par Augustin Pyramus de Candolle, sous le
titre : Regni •vegetahilis systema %nivevsale, ouvrage
dont il a paru seulement deux volumes. Beaucoup de
caractères auxquels on a pensé depuis ne s'y trouvent
pas, ainsi qu'un grand nombre de genres et espèces
découverts dans le laps des soixante dernières années.
Néanmoins Touvrage peut encore servir de modèle à
certains égards. C'est, selon moi, le meilleur des travaux
descriptifs de l'auteur, celui pour lequel il s'est donné
e plus de peine (I), et qui a le plus influé sur cette
(1).Comme, par exemple, de se transponer dans diiférentes villes pour
consulter les herbiers, ce que Linné, de Lamarck, Willdenow et Persoon
n'avaient pas fait pour leurs ouvrages généraux.
DESCRIPTIONS DE GROUPES DÉVELOPPÉES 103
partie de la science lorqu'il a paru. Il mérite d'être
étudié pour la coordination Inen raisonnée et bien
exposée des groupes d'une extrémité à l'autre de Féchelle,
avec des degrés intermédiaires nombreux et le
])lus souvent naturels. C'était la première fois que les
véi'itables principes d'association étaient appli(|ués aux
espèces dans leur genre, et, sous le nom de cohortes,
aux familles dans leur classe. Le détail présentait
)lusieurs inuovations qui sont restées dans la pratique,
parce qu'elles donnent plus de précision aux faits décrits
et plus de certitude à la synonymie.
Le Prodromus, ([ui devait être le précurseur d'une
continuation du ¡Systema, n'est pas composé, du moins
dans ses premiers volumes, de descriptions développées.
p]lles le sont devenues ensuite, sous ma direction, car
dans plusieurs articles des derniers A^olumes, la seule
différence d'avec le Systema est que les synoiiymes
antérieurs h Linné sont rarement indiqués.
L'ouvrage de Ivuntli, iïititulé Enumeratio plantarim,
qui com|)rend en huit volumes in-8Ma série des Monocolyledones,
est un ouvrage inégal, dans lequel certaines
descriptions sont com|)lètes et d'aulres Irès abrégées.
A riirverse du Systema, oii peut dire c'est
moins bon rli^s ouvrages de l'auteur. Il l'cssent de la,
bâte où il étaii (b^ |)ublier dans uu certain (b^ai.
lemps lui a man([ué pour consulter des collectious
diiférentes. SouvenI, les caractèrt^s d'espètuîs ne sont
pas assez clairs, parct> (fue deux ou trois écbantiflons
sont décrits successivement, au lieu de l'être (N^llectivement
à titre d^association. Cette pratique défectueuse
n^ivait pas |ui être évitée quand il s'agissait d(is
échantillons peu nombreuN: du JVOUÔ genera de Humboldt
et Bonpiand, décrits par K^iutb , mais il faut
il
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