
-suivant les canaux des systèmes nerveux de la colonne vertébrale on
peut prouver que les corps quadri-jumeaux ne sont pas adhérens au
cerveau, mais qu’ils tiennent par en bas aux parties inférieures.
Nous ne savons pas non plus exactement quelle est la destination
de la paire postérieure ou inférieure des tubercules quadri-jumeaux.
Ils sont d'une forme plus conique, plus élevée, plus arrondie, PL V I ,
VII, XI, o. La substance blanche y est plus extérieure , et la bande de
conjonction les réunit visiblement, PI. VI et VU entre o , o. Ici il n’est
pas douteux que l’origine ne commence beaucoup plus bas. Chez les
animaux dont la structure du cerveau est moins compliquée, par exemple
chez la taupe, on aperçoit immédiatement à côté des pyramides un
faisceau assez fort, qui va au-dessous de la bande transversale du nerf
acoustique , et qui monte vers cette paire inférieure en passant par la
protubérance annulaire. Ce faisceau y est renforcé par de nouveaux
filamens qu’il reçoit de la substance grise, et sort par le bord antérieur
extérieur de ce ganglion, sous la forme d’une bande assez large, forte et
fibreuse. Cette bande se dirige en dehors et en avant, se joint avec un
petit amas de substance grise, ( corpus geniculatum internum J PI. IV,
T , et s’y renforce encore. Elle passe ensuite sous le nerf optique qui
dans ce point forme une bande large, PI. V, q-t. Il ne nous a pas encore
été possible de la suivre plus loin.
Ces faisceaux nerveux suivant la même direction que ceux du nerf
optique, on pourroit supposer qu’ils se prolongent dans la couche
nerveuse à laquelle le nerf olfactif se joint au point de son écartement.
Mais l’anatomie comparée semble, au moins dans l’état actuel de nos
connoissances, contredire cette opinion. Les dauphins et les marsouins,
chez qui l’on n’a pas encore pu découvrir de nerf olfactif, ont cependant
cette paire des tubercules quadri-jumeaux. Mais on pourroit encore
demander si ces animaux sont réellement privés de l’odorat, ou
si leur nerf olfactif sort du crâne par une voie différente ?
Dans le rapport •- de MM. les Commissaires de l’Institut, sur notre
iMkLi
P. Si.
Mémoire, on admet que la paire postérieure des tubercules quadrijumeaux
et le corpus geniculatum internum sont beaucoup plus grands
chez les animaux carnivores que chez les herbivores, et que cette particularité
vient à l’appui de l’opinion relative aux rapports de ces
tubercules avec le nerf olfactif.
Mais le degré de développement du nerf olfactif n’a rien de commun
avec le genre de la nourriture. Il n’est guères plus possible de prouver
qu’il existe un rapport entre l’instinct de se nourrir de telle ou telle
chose, et les tubercules quadri-jumeaux postérieurs. Ils sont, il est
vrai, assez forts chez le lion, le tigre, le lynx et en général dans toute
la famille des chats ; mais ces animaux ayant en même temps la vue
très-perçante, et un nerf optique très-fort, leurs tubercules antérieurs
sont aussi très-grands. Les chiens au contraire dont le nerf optique
est médiocre, ont les tubercules antérieurs petits, ce qui fait paroître
la paire postérieure bien plus forte. Chez le mouton, PI. VII, n, o, le
cochon, le boeuf, le cheval, les deux paires sont très-fortes. Les oiseaux
dont plusieurs vivent de proie, ont la paire postérieure d’une
dimension si petite relativement à la paire antérieure, qu’il est très-
difficile d’en découvrir des traces précises.
Observations generales sur les systèmes nerveux traites
dans cette section.
Il est certain d’après ce que nous venons d’exposer que tous les systèmes
nerveux traités dans cette section prennent naissance de la substance
grise, et nullement de ce qu’on appelle la substance médullaire
du cerveau. Il est en outre démontré que les divers systèmes nerveux
n’atteignent pas d’abord leur perfection. Ils sont tous renforcés et perfectionnés
durant leurs cours. C’est à quoi la nature a pourvu par des
appareils particuliers.
Tantôt ils sont accompagnés plus ou moins distinctement dans tout
leur trajet par la substance grise , comme le nerf olfactif jusqu’à son
bulbe, et vont de cette manière toujours en grossissant, à mesure qu’ils
A